Répression du mouvement social dans l’éducation : SUD éducation propose une cartographie

Dans l’éducation, la répression s’intensifie. Depuis plusieurs mois, le gouvernement a franchi successivement plusieurs crans dans la répression du mouvement social. Alors que depuis plusieurs semaines, les mobilisations contre les réformes Blanquer et la réforme de la Fonction publique s’amplifient, la répression se généralise de manière inquiétante.Le ministère instrumentalise le débat sur l’article 1 de … Lire la suiteRépression du mouvement social dans l’éducation : SUD éducation propose une cartographie
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Répression du mouvement social dans l’éducation : SUD éducation propose une cartographie

Dans l’éducation, la répression s’intensifie.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement a franchi successivement plusieurs crans dans la répression du mouvement social. Alors que depuis plusieurs semaines, les mobilisations contre les réformes Blanquer et la réforme de la Fonction publique s’amplifient, la répression se généralise de manière inquiétante.Le ministère instrumentalise le débat sur l’article 1 de son projet de loi pour essayer de persuader les personnels qu’ils ne disposent pas de la liberté d’expression. Il multiplie ainsi les convocations, pressions, mesures d’intimidation contre les personnels qui s’expriment contre sa politique.Mais il ne s’arrête pas là. La répression anti-syndicale s’intensifie, les militant-e-s sont désormais directement visé-e-s. Enfin, le gouvernement utilise sa police pour s’attaquer physiquement aux enseignant-e-s en lutte, qu’ils et elles participent au mouvement des gilets jaunes ou bien à des manifestations de personnels de l’éducation.

SUD éducation publie une cartographie de la répression qui s’abat sur les personnels de l’éducation, qui sera mise à jour régulièrement.

https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/repression-dans-leducationnationale_326049#10/47.4657/4.4172

24 mai : grève mondiale pour le climat – SUD éducation dépose un préavis de grève

Communiqué de SUD éducation La lutte contre le dérèglement climatique ne peut plus attendre !La communauté scientifique s’accorde pour dire qu’en 2030, le réchauffement climatique ne doit pas dépasser 1,5 degré, sans quoi la crise sera irréversible. En tant que syndicat de transformation sociale et écologique, SUD éducation revendique une transition écologique fondée sur un juste … Lire la suite24 mai : grève mondiale pour le climat – SUD éducation dépose un préavis de grève
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24 mai : grève mondiale pour le climat – SUD éducation dépose un préavis de grève

Communiqué de SUD éducation

La lutte contre le dérèglement climatique ne peut plus attendre !
La communauté scientifique s’accorde pour dire qu’en 2030, le réchauffement climatique ne doit pas dépasser 1,5 degré, sans quoi la crise sera irréversible.

En tant que syndicat de transformation sociale et écologique, SUD éducation revendique une transition écologique fondée sur un juste partage des richesses et des ressources afin de garantir une vie digne pour tou-te-s.

Après le succès de la grève scolaire du 15 mars, le 24 mai aura lieu une grève mondiale pour la planète, à l’initiative de nombreux collectifs.SUD éducation y prendra toute sa part, et déposera un préavis de grève spécifique pour permettre à tous les personnels de la maternelle à l’université de se mettre en grève et de construire la mobilisation.

Rennes : RDV pour la manif  à 13h au Thabor

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Contre la loi Blanquer, en grève le 21 mai !

Mardi 21 mai, le projet Loi Blanquer, actuellement en discussion au Sénat, sera voté. Ces nouvelles discussions font bouger les lignes et de nombreuses dispositions très droitières sont maintenant intégrées au projet de loi : interdiction du port du voile pour les accompagnatrices scolaires, statut de supérieur·e hiérarchique pour les directeurs·rices, compensation des financements de toutes … Lire la suiteContre la loi Blanquer, en grève le 21 mai !
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Contre la loi Blanquer, en grève le 21 mai !

Mardi 21 mai, le projet Loi Blanquer, actuellement en discussion au Sénat, sera voté. Ces nouvelles discussions font bouger les lignes et de nombreuses dispositions très droitières sont maintenant intégrées au projet de loi : interdiction du port du voile pour les accompagnatrices scolaires, statut de supérieur·e hiérarchique pour les directeurs·rices, compensation des financements de toutes les maternelles privées, formation continue pendant les vacances scolaires, annualisation du temps de travail…

Les personnels de l’éducation, les familles et de nombreux·ses élu·es refusent ces transformations radicales de notre École. Nous refusons aussi toutes les tentatives de mise au pas de la profession et toute remise en question de la liberté d’expression des personnels comme le prévoit l’article 1 de la loi sur « Blanquer ».

Le 21 mai, SUD Éducation et la CGT Éduc’action appellent tous les personnels à se mettre en grève pour obtenir l’abrogation des contre-réformes et l’abandon du projet de loi « École de la confiance ».

Lire le communiqué de la Fédération SUD éducation et de la CGT Educ’action

Journal de Sud educ 35 – mai 2019

Sommaire de notre journal du mois de mai :

– Editorial p.1 : la grève des examens, pourquoi pas
– Répression à l’IEP de Rennes p.2
– Service civique requalifié en CDD/ postes au
concours du premier degré : la saignée. p.3
– La lutte est belle est en Ille-et-Vilaine p.4.5.
– Solidaires fédère le 1 er mai ; à Sud éduc la lutte
nous va bien ! p.6
– Casse du service public d’orientation;
mobilisation scolaire pour le climat p.7
– Suite de l’éditorial. Permanences. Adhésion p.8

Mouvement Intra-départemental 2019

Mouvement intra départemental

Vous recevrez bientôt votre barème pour le mouvement.

SUD éducation 35 et la CGT éduc’action 35, qui siègent ensemble à la CAPD 35 vous invitent à compléter et à leur transmettre la fiche de suivi de votre demande de mouvement.

Joignez-y le récapitulatif de vos vœux.

Amplifier le rapport de force pour gagner !

Tract de la fédération SUD éducation

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Des Assemblées générales réunissant jusqu’à plusieurs centaines de personnels ont voté des mouvements de grève reconductible. Les parents d’élèves sont mobilisés avec des actions et initiatives organisées dans différentes régions. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de mécontentement, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Le climat social, avec les gilets jaunes, est explosif et met le gouvernement en difficulté. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour gagner sur nos revendications. La grève du 9 mai a été une réussite, et des AG appellent à la reconduire. Dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés par les personnels, la manifestation nationale du 18 mai doit être une réussite, et constituer un point d’appui d’ampleur pour toutes les mobilisations qui auront lieu d’ici là, et ensuite.

Contre la loi Blanquer

Le projet de loi Blanquer est significatif du projet d’école du ministère : à la fois libéral et réactionnaire. Libéral parce qu’il organise le démantèlement du service public d’éducation, par les cadeaux faits au privé (article 3) ou par la précarisation organisée des missions d’enseignement (article 14). Réactionnaire par la volonté de museler la liberté de parole des enseignant-e-s (article 1), par la mise au pas de la formation des futur-e-s professeur-e-s (article 10) ou par l’obligation d’afficher le drapeau tricolore dans les salles de classe. Les modifications apportées par le débat parlementaire au Sénat sont clairement insuffisantes, et introduisent même des amendements inquiétants : financement accru du secteur privé, statut de directeur-rice d’école supérieur-e hiérarchique, avis des chef-fe-s d’établissement sur les mutations… La mise à l’écart par le Sénat de l’amendement introduisant les Établissements publics des savoirs fondamentaux montre que la mobilisation est à même de faire reculer le pouvoir. Mais ne nous y trompons pas : pour SUD éducation, c’est le retrait pur et simple du projet de loi qui est à l’ordre du jour !

Manifestons massivement à Paris le 18 mai ! En grève, en reconduction suivant les dates décidées par les AG !

Contre la précarité

La loi Blanquer s’inscrit dans la continuité des réformes de casse du statut de la fonction publique, notamment par le recrutement de personnels précaires contractuels au lieu de fonctionnaires. C’est le cas notamment pour les AESH, qui seront amené-e-s à subir les temps partiels imposés, les CDD à répétition, et l’obligation pour compléter leur rémunération d’avoir la collectivité territoriale pour second employeur. Des journées de mobilisation sont d’ores et déjà prévues : le 15 mai rassemblement devant les rectorats et les DSDEN, le 23 mai une journée de grève et de manifestation. Combattons les réformes de casse du statut, luttons pour la titularisation de toutes et tous les précaires !

Contre les réformes des lycées et du bac

Avant même la loi Blanquer, le ministère organisait le tri social généralisé. Parcoursup, c’est la sélection à l’université. La réforme du baccalauréat, c’est l’instauration de bacs maison qui n’auront pas la même valeur en fonction du lycée ou du territoire dans lequel il aura été obtenu. La réforme de la voie professionnelle, c’est la casse du lycée professionnel. La réforme du lycée général et technologique, c’est l’instauration d’un lycée à la carte, qui met en concurrence les lycées, les filières et les élèves. Combattons les contre-réformes Blanquer !

Nos revendications

- le retrait du projet de loi Blanquer
- le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique
- l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup
- l’abandon du projet de réforme des retraites
- une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale
- une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
- la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
- une école égalitaire et émancipatrice

L’abrogation de la loi Blanquer est au cœur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués. Dans ce cadre, la grève des examens peut être un point d’appui majeur pour construire le rapport de force.

Contre la loi Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, contre les réformes Blanquer, SUD éducation appelle à :
- manifester en masse à Paris le 18 mai ;
- se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;
- participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
- mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements ;
- mettre en débat dès à présent la grève des examens

AESH : c’est un métier, il doit être reconnu ! Mobilisations 15 et 23 mai

AESH c’est un métier, il doit être reconnu !

Dans le cadre de la loi “pour une école de la confiance et de la concertation pour une école inclusive”, le ministère a annoncé une série de mesures concernant « l’école inclusive ». SUD éducation dénonce cette duperie du Ministre qui consiste à scolariser les élèves à besoins spécifiques dans des classes ordinaires sans former les enseignant-e-s, sans fournir les moyens humains nécessaires au suivi de leur scolarité dans les classes et sans produire d’avancées concernant le statut et les conditions de travail des Accompagnant-e-s des Élèves en Situation de Handicap (AESH).

Décryptage des annonces Blanquer

La fin des contrats aidés ? c’est insuffisant pour sortir le métier de la précarité !

SUD éducation se félicite de la fin du recours à des personnels en contrat aidé pour accompagner les élèves en situation de handicap. Néanmoins, l’Éducation nationale doit impérativement réembaucher les personnels qui travaillaient jusqu’alors avec ces contrats afin qu’ils et elles puissent continuer d’exercer leur métier. SUD éducation revendique le réemploi de tous les personnels qui travaillaient en contrat CUI.

La fin des CUI ne sonne pas la fin des contrats précaires pour les personnels AESH pour qui le gouvernement refuse de créer un véritable statut de titulaire dans la Fonction Publique. Les CUI et les contrats d’un an renouvelables pendant 6 ans avant l’obtention d’un CDI devraient être remplacés par des contrats de 3 ans renouvelables une fois avant l’obtention d’un CDI. Cette disposition n’est pas nouvelle car elle était déjà préconisée par les textes de loi mais les rectorats refusaient de l’appliquer. Même les personnels AESH qui exercent en CDI ne sont pas titulaires, ils et elles subissent les temps incomplets imposés, les bas salaires et les affectations arbitraires !

Les PIAL ? Rentabilité et renforcement de la hiérarchie dans la gestion des AESH !

Le Ministre a annoncé l’instauration à la rentrée 2019 des Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé (PIAL) pour organiser la présence des personnels AESH auprès des élèves en situation de handicap. Ces PIAL réuniront plusieurs établissements scolaires (collèges et lycées) et écoles d’une même zone. Les AESH seront alors contraint-e-s de :
- accompagner plusieurs élèves simultanément et/ou successivement autant de fois que la direction du PIAL le décidera en cours d’année. L’’administration ne se préoccupe pas du lien éducatif et pédagogique entre l’élève et l’AESH, ce qui empêche le suivi sur du long terme.C’est du saupoudrage d’accompagnement que nous promet le ministère !
- changer de lieu de travail jusqu’à plusieurs fois dans la même journée : les AESH pourront accompagner un enfant en élémentaire de 8h à 10h puis un autre dans le collège d’à côté de 10h à 12h puis encore un autre au lycée l’après-midi.

L’objectif du Ministre est simple : « rentabiliser » et « mutualiser » au maximum les personnels AESH en les rendant plus mobiles et en mutualisant les moyens. Il sera encore facile pour les chef-fe-s de généraliser le regroupement des élèves en situation de handicap dans la même classe et de nommer un-e ou plusieurs AESH pour s’occuper de tous ces élèves alors même que certain-e-s d’entre eux et elles ont besoin d’un suivi individualisé. Ceci témoigne d’un mépris du rôle éducatif des personnels AESH. Les AESH ne sont pas interchangeables et corvéables à merci !

Le double employeur ? Une dégradation des conditions de travail et la non-reconnaissance des compétences des personnels AESH !

Les personnels AESH subissent les bas salaires, puisqu’ils et elles sont payé-e-s au SMIC, ainsi que les temps incomplets imposés : ils et elles gagnent 600 à 850 euros pour 20 à 28h de travail par semaine.
Pour pallier cette rémunération précaire, le ministère veut proposer aux AESH de compléter leur service en étant recruté-e-s par les collectivités territoriales pour assurer la surveillance des élèves pendant le temps périscolaire (cantine – garderie…). C’est un refus de reconnaître le rôle éducatif et pédagogique des AESH en les renvoyant à des tâches qui ne sont pas les leurs.

SUD éducation dénonce cette proposition qui consiste à maintenir des personnels dans la précarité afin de leur imposer une dégradation de leurs conditions de travail.
SUD éducation revendique l’emploi à temps plein des personnels AESH dont les missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap constituent un emploi à temps plein : aux heures avec les élèves s’ajoute tout un travail invisible de préparation, de formation et de coordination qui devrait être reconnu !

Verso :
Gagnons un vrai statut pour les AESH !
Titularisation sans conditions de tous les personnels AESH !

Des AESH syndiqué-e-s et non syndiqué-e-s se sont réuni-e-s dans un stage de formation syndicale de SUD éducation et ont élaboré une plateforme revendicative pour améliorer leurs conditions de travail et d’existence. SUD éducation soutient leurs revendications !

→ Statut
• Titularisation sans conditions de diplôme ou de nationalité
→ Salaire
• Salaire à l’entrée dans le métier : 1700€ nets
• Accès aux mêmes primes, pondérations et indemnités que les personnels titulaires (REP, indemnités de résidences, pondération pour affectation multiple…)
→ Conditions d’accès au métier
• Formation initiale d’un an rémunérée, à l’Espé, statut de stagiaire
→ Temps de travail
• Temps plein à 28h/semaine ◦ 24h max avec élèves ◦ 4h pour le travail invisible
→ Formation continue
• Accès au plan de formation académique avec une offre spécifique de formation pour les AESH ◦ Inscriptions aux formations sur la base du volontariat ◦ Formations sur le temps de travail
→ Nom du métier
• Éducateur scolaire spécialisé
→ Conditions de travail
• Affectation sur 2 établissements au maximum
• Création de commissions paritaires pour les affectations des AESH
• Pas plus de 2 élèves en accompagnement individualisé
• Respect des notifications MDPH
• Pas plus de 1 accompagnant/élève en primaire, 2 acc./élève dans le 2nd degré
• Constitution d’une brigade de remplacement AESH
→ Évaluation
• Pas d’évaluation, avancement à l’ancienneté

SUD éducation appelle les AESH à se rassembler, à se coordonner en Assemblée Générale et à se mettre en grève pour défendre leurs droits et en gagner de nouveaux :

  • le 15 mai à l’appel des syndicats de l’intersyndicale AESH (SUD éducation – CGT éduc’action – SNES – SNUEP – SNUipp – FO – SNALC – SGEN – UNSA) en participant aux rassemblements et aux assemblées générales qui seront appelés dans les départements
  • le 23 mai en participant à la grève et aux rassemblements appelés par SUD éducation

La lutte collective est notre arme pour améliorer nos conditions de travail !

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A lire aussi :

Lire un contrat d’AESH

La destruction du service public d’éducation en 4 étapes

Un 4 pages d’analyses de la fédération SUD éducation

1. Partout, le statut attaqué

Les attaques contre le statut se multiplient dans notre secteur. Avec le projet de loi pour la transformation de l’État, le gouvernement entend vider les commissions paritaires de leur substance. Pour l’heure garantes du contrôle de la gestion collective des carrières sous l’œil des organisations syndicales, les commissions administratives paritaires (CAP) vont pour ainsi dire disparaître. Il n’y aura plus une commission par corps mais par catégorie d’emploi (A, B, C). Leurs attributions seront limitées en matière de promotion, de mutation, de discipline.

D’une gestion collective des carrières, on passe à une gestion managériale, individuelle et arbitraire. Le gouvernement rêve d’en finir avec la fonction publique. Pour cela, il détricote les statuts peu à peu (pensons à la seconde HSA que Blanquer peut imposer en collège et en lycée) et développe la contractualisation. La suppression de 2600 postes dans l’Éducation nationale est un bel exemple de la casse du service public dont au moins 400 postes dans les services administratifs et plus de 1200 postes d’enseignant-e-s dans le second degré.

Des pans entiers des missions de l’Éducation nationale sont confiés à des personnels contractuels : vie scolaire dans le 2d degré, suivi en classe des élèves porteur-euse-s de handicap par les AESH… Faute de recrutement par concours suffisant, les enseignant-e-s sont de plus en plus fréquemment des contractuel-le-s, y compris dans le 1er degré. Sur environ un million de personnels salariés de l’Éducation nationale, déjà plus de 200 000 ne sont pas fonctionnaires. Aux yeux de Blanquer, ces personnels peu formés, pressurés, jetables, qui subissent les temps partiels et des rémunérations plus faibles, sont l’avenir de la fonction publique : il vise 40% de contractuel-le-s dans les années à venir.

Focus sur… Menace sur le temps de travail dans la Fonction publique

Un rapport de l’inspection générale des finances concerne directement les CPE et les personnels non-enseignants :
- le rapport préconise que les 4 heures sur 35 hebdomadaires que les CPE organisent par eux et elles-mêmes soient intégrées au reste de l’emploi du temps ;
- les agent-e-s techniques, administratifs et de maintenance (BIATSS, ADJAENES notamment) ne sont pas libres de leurs dates de congés. Pour cette raison, ils et elles bénéficient de deux journées de congés supplémentaires dits « de fractionnement ». Le rapport préconise de les supprimer !

2. Premier degré : une « priorité » pour Blanquer ?

La baisse du nombre de postes aux concours est un révélateur de la politique du ministère : dégrader le service public d’éducation, faire des économies budgétaires, et favoriser le privé. On passe de 13 001 postes ouverts aux concours en 2017, à 11 840 en 2018 et à 10 785 en 2019. 
La loi Blanquer a pour objectif d’accentuer la libéralisation de l’école. La scolarisation rendue obligatoire en maternelle (quand 98% de la classe d’âge est scolarisée) a pour objectif de subventionner le privé, majoritairement confessionnel. Les cités éducatives mises en œuvre en 2019 et les établissements publics des savoirs fondamentaux introduits dans le projet de loi ne visent qu’à la réalisation d’économies d’échelles. Il en résultera des établissements à taille inhumaine, où conditions de travail et d’études seront fortement dégradées.

3. Second degré : tri social et austérité pour tou-te-s

Les postes ouverts aux concours de recrutement du 2nd degré public (CAPES, CAPEPS, CAPLP, agrégation) baissent globalement de 6%. Dans le même temps, les postes ouverts au concours du 2nd degré privé augmentent de 15%. L’obligation faite aux personnels enseignants de travailler une seconde heure supplémentaire constitue simplement pour la plupart des enseignant-e-s une baisse du salaire horaire moyen. Le ministère prévoit en outre la conversion de plus de 2000 postes en HSA. Cela signifie moins d’adultes dans les établissements et des conditions de travail dégradées.

Les réformes des lycées

Le conseil de Blanquer aux lycéens : « Faites ce qu’il vous plaît, faites les matières que vous avez envie d’approfondir. Ne faites pas un choix conformiste, ne faites pas pas un choix artificiel ». Pourtant les réformes Blanquer transforment les lycées en autant d’instruments du tri social. Dans les lycées généraux et technologiques, la réforme du bac et la suppression des filières a pour effet de renforcer la sélection scolaire selon des critères géographiques et spatiaux. La suppression des groupes classes fixes et le jeu des options auront des conséquences lourdes pour les conditions de travail des enseignant-e-s : emplois du temps extrêmement difficiles à produire et donc d’une amplitude horaire bien plus élevée, des effectifs en hausse par le jeu de la mutualisation des options.

Dans les lycées professionnels, les élèves choisiront dès la rentrée prochaine une « famille de métiers » au lieu d’une spécialité. La scolarité en spécialité des élèves est encore réduite d’un an : le bac pro originellement conçu comme une formation en quatre ans ne compte désormais plus qu’un peu plus de deux années de spécialité. Les horaires disciplinaires dans les matières générales en CAP comme en bac pro sont en forte baisse. Ces mesures, lorsqu’elles seront pleinement mises en œuvre, se traduiront mécaniquement par la suppression de jusqu’à 6000 postes dans les lycées professionnels.

L’orientation

Le gouvernement met en œuvre le démantèlement du service public d’orientation : destruction de l’Onisep, division par deux des recrutements dans les CIO, dont les personnels pourront désormais être transférés aux régions, tandis que les DRONISEP sont transférées aux régions. L’orientation sera désormais assujettie aux politiques de formations élaborées en collaboration avec le patronat local dans les bassins d’emplois, et ouvre la voie à toutes sortes d’officines privées qui se saisissent d’ores et déjà du marché de l’orientation scolaire avec Parcoursup.

4. Le supérieur : une machine à broyer les étudiant-e-s

Dans le supérieur, les réformes du système éducatif menées par Vidal et Blanquer produisent le tri social. Parcoursup en est un exemple emblématique : pour le faire fonctionner, les enseignant-e-s sont sommé-e-s de participer à des jurys de sélection sur la base de critères opaques. Dans le même temps, la mesure raciste et xénophobe de l’augmentation énorme (16 fois plus) des frais d’inscription pour les étudiant-es étranger-ère-s extracommunautaires rend impossible l’inscription d’étudiant-e-s qui ne disposeraient pas de revenus très élevés et préfigure une augmentation généralisée.

Dans les établissements et universités autonomes gérés de plus en plus comme des entreprises, la pression au travail s’accentue. Les président-e-s d’université ne seront désormais plus nécessairement des universitaires et le projet de loi de transformation de la fonction publique donnera la possibilité pour les personnels d’encadrement d’être recrutés hors fonction publique : la logique gestionnaire conduit à dégrader les conditions de travail des personnels.

Dans les universités autonomes de plus en plus gérées comme des entreprises, la pression au travail s’accentue. 
L’ordonnance du 12 décembre 2018 permet désormais, dans le cadre de rapprochement, de créer des établissements expérimentaux qui pourront déroger à de nombreuses règles fondamentales pour garantir la liberté et l’indépendance des universitaires et contribueront à inféoder encore plus l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) aux appétits gourmands du monde la finance. Les chef·fe·s de ces nouveaux établissements ne seront, d’ailleurs, plus nécessairement des universitaires.
Les projets d’universités-cibles qui fleurissent partout sur le territoire dessinent l’avenir d’un enseignement supérieur à deux vitesses qui accentuera encore plus les inégalités.

Nos revendications

  • le retrait du projet de loi Blanquer
  • le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique
  • l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup
  • l’abandon du projet de réforme des retraites
  • une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale
  • la titularisation de toutes et tous sans conditions de diplôme ou de nationalité
  • une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
  • la création de postes en nombres suffisants pour que chaque élève dispose de la même possibilité de suivre les enseignements de son choix.
  • la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
  • une école égalitaire et émancipatrice

L’abrogation de la loi Blanquer est au cœur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas.

Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués.

En grève, en AG, en manifestation, en lutte pour gagner !

Congrès national de la pédagogie Freinet 2019

La promotion des pédagogies coopératives est une dimension essentielle d’un projet d’une école émancipatrice. Ainsi, Sud Education encourage ses camarades à participer au congrès national sur la pédagogie Freinet 2019.

Le congrès aura lieu au lycée du Fresne à St-Gemmes sur Loire près d’Angers, du 20 au 23 août 2019.

Les inscriptions pour le congrès ont commencé, pour s’inscrire : https://www.icem-congres.org/

Plus d’infos sur le congrès sur : https://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/57338

Note : le tarif d’inscription est différent pour les membres de l’ICEM et les non-membres.
Les frais d’inscription augmenteront à partir du 15 mai 2019.

 

SUD éducation 35 et Solidaires 35 manifesteront dans le centre ville de Rennes pour le 1er mai !

Solidaires 35 à déclaré à la préfecture une manifestation à l’occasion de la traditionnelle fête des travailleurs du 1er mai, dans le centre de Rennes, au départ de la place de la mairie à 11h du matin, avec le même parcours que l’an passé, vers les quais, puisque depuis 2016 le centre dit « historique » nous est interdit pour cause de trouble à l’ordre marchand établi.

Il n’y aura donc pas cette année d’unité syndicale, nous le déplorons fortement car ce n’est que dans l’unité de tous et toutes les travailleur-euse-s, précaires, chomeur-euse-s, retraité-e-s, … que nous arriverons à défendre nos intérêts face à ce pouvoir néo-libéral et autoritaire. La liberté à nous faire entendre haut et fort mérite mieux qu’une fuite en ZUP sud.

Non nous n’irons pas cette fois ci manifester dans les quartiers populaires, la jonction avec les quartiers populaires ne se décrète pas, elle doit se construire pour le long terme. Mais nous manifesterons plutôt avec ceux qui y vivent et souhaitent crier, dans le centre bourgeois de la ville de Rennes, leur soif de justice sociale et écologique, quelle que soit la couleur de leur vêtements.

La préfecture nous répondra sûrement que cela est trop risqué, nous demandera de renoncer. Elle nous demandera de faire preuve de « responsabilité » alors qu’elle-même fait appel à la BAC en opération de maintien de l’ordre avec la violence illégitime que l’on sait. Cette inversion orwellienne des rôles ne dupe personne.

En cette époque dangereuse où la police tire à feu nourri, aveugle et aveuglant au LBD sur le peuple, où il est risqué de manifester voire même de simplement passer à coté d’une troupe de gilets jaunes. Notre seule garantie est de participer pacifiquement à une manifestation déclarée pour laquelle il est de la responsabilité légalement constituée pour l’état d’en garantir la sécurité.

Faut il encore rappeler l’histoire, de Chicago à Fourmies, où la police tira sur le peuple au nom de l’ordre dit « public ». Ce jour en est l’anniversaire à la mémoire des hommes et femmes mort-e-s pour le droit à une vie descente et leur dignité, c’est simplement ce que demandent aujourd’hui les gens qui descendent dans la rue en enfilant un gilet fluo.

La liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

Fin du monde, fin du mois, même combat !

Solidaires 35

5 Rue de Lorraine

35000 Rennes

METRO VILLEJEAN UNIVERSITE

Tel : 09.53.77.57.22 / 06 95 64 14 74


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Mouvement intra 2019

Mutations intra certifi-é-s / agrégé-e-s

Les mutations intra-académiques sont un mouvement qui contient son lot de subtilité. Il faut impérativement se faire suivre par un.e commissaire paritaire, qui siège pendant les commissions de répartition des affectations.

Mouvement premier degré : attention, beaucoup de changements pour les points attribués au mouvement. Cf site académique
A retenir :
– on peut maintenant faire 40 vœux,
– le 1er vœux pourra être bonifié l’année suivante s’il n’a pas été obtenu
– une bonification de 100 points est attribuée pour rapprochement de conjoints (par rapport à son lieu de travail). Il faut demander tous les postes de la commune ciblées en les plaçant en tête de liste des voeux (voeux géographiques si c’est Rennes).
– les personnes sans poste doivent effectuer entre 1 et 40 vœux larges.

Si vous avez des questions ou désirez un suivi de vos demandes en CAPD, adressez-vous à syndicat@sudeducation35.fr et envoyez-nous votre liste de vœux.
Nos déchargés peuvent également vous conseiller lors de la permanence ce vendredi de 9h30 à 16h30 au 5 rue de Lorraine ou par téléphone au 09 53 77 57 22 / 07 83 49 31 45.

Calendrier et contacts

Fermeture du serveur SIAM pour les mutations intra le jeudi 28 mars 14h.

Vous avez normalement reçu dans votre établissement un accusé de réception à partir du 28 mars. Il sera à vérifier et éventuellement corriger avant de le renvoyer au Rectorat accompagné des pièces justificatives nécessaires avant le 4 avril.

En cas d’indisponibilité, vous pouvez demander à ce que la confirmation soit envoyée chez vous.

 

Du 15 au 28 Mars (14h) Saisie des vœux et candidatures (SIAM, sur Iprof)
Jusqu’au 4 Avril Limite d’envoi des pièces justificatives et demandes de mutations signées Limite de retour des dossiers médicaux et RQTH
Du 12 Avril au 10 Mai Premier affichage des barèmes retenus
Jusqu’au 3 Mai (16h) Date limite de retour des pièces complémentaires
Jusqu’au 10 Mai (16h) Date limite de contestation
Du 9 au 17 Mai Groupes de travail sur les barèmes (dans lequel les commissaires paritaires sont présent⋅e⋅s et interviennent)
Du 6 au 13 Juin Résultats de votre projet de mutation

Contre les réformes Blanquer : en grève le 4 avril


L’heure est à la mobilisation ! Les personnels de l’Éducation nationale, et en particulier du premier degré, l’ont bien compris en se mettant en grève le 19 mars de manière très forte. Les prises de conscience se multiplient.

Contre la loi Blanquer

L’adoption par l’Assemblée nationale de la loi Blanquer est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En s’entêtant à porter ce texte pourtant rejeté au Conseil supérieur de l’éducation, notamment par SUD éducation, le ministre montre le mépris qu’il a pour les personnels.

Le débat parlementaire réactionnaire et nauséabond a eu pour conséquence l’obligation d’afficher le drapeau dans les salles de classes. Le projet prévoit la création des nouveaux “Établissements publics des savoirs fondamentaux”, ce qui entraîne de fait la suppression du statut de chargé-e de direction d’école et l’introduction d’un-e nouveau-elle supérieur-e hiérarchique aux enseignant-e-s des écoles, les principaux-ales. Elle entraînerait aussi des fusions d’écoles et fermetures de classes, notamment dans les zones rurales.

Les réformes menées par le gouvernement sont cohérentes. Elles mettent toujours plus en œuvre une école du tri social, de la sélection et des inégalités territoriales : Parcoursup, réforme du lycée professionnel, démantèlement de l’orientation, réforme du lycée général et technologique, réforme du bac. Dans le même temps, le gouvernement continue d’attaquer le statut de la fonction publique avec le projet de loi pour la transformation de l’État : augmentation du recours aux personnels contractuels produisant une catégorie de travailleur-euses pauvres, démantèlement des commissions paritaires de suivi des carrières et des CHSCT. Plus largement, les conditions de vie des personnels se dégradent et sont encore menacées : point d’indice gelé, rétablissement du jour de carence, retraites.

Une mobilisation massive

En se mettant massivement en grève le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, ont signifié au gouvernement leur refus des réformes en cours, et en particulier de la loi Blanquer, au cœur des mots d’ordre.

Les taux de grévistes ont été très importants dans le premier degré, et ils ont été significatifs dans le second degré. Dans de nombreux départements, des assemblées générales ont réuni plus de cent grévistes, parfois jusqu’à plusieurs centaines. Que ce soit par le nombre de grévistes, le nombre de personnes en manifestation ou en assemblée générale, cette mobilisation est le signe de la volonté de la construction d’un rapport de force majeur.

Le gouvernement tente par tous les moyens d’intimider les personnels mobilisés, notamment :

• les enseignant-e-s des écoles qui ont refusé de faire passer les évaluations ;

• les personnels qui pratiquent la surnotation en lycée ;

• plus largement, les personnels qui s’organisent avec les parents dans la lutte contre les réformes Blanquer.

Cette volonté de mise au pas, le ministre tente de l’introduire dans la réglementation par le biais de l’article 1 de la loi Blanquer. Nous ne nous laisserons pas intimider !

Construire et amplifier le rapport de force

Pour gagner, une seule journée de grève ne suffit pas. C’est ce qu’ont bien compris les grévistes réuni-e-s en assemblée générale, qui ont posé de nouvelles dates de grève dans le paysage. Partout, ces dates sont envisagées comme autant de points d’appui pour construire la grève reconductible. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix effectués. Les dates du 30 mars avec les parents et du 4 avril doivent nous permettre de mobiliser pour être massivement en grève et en manifestation, et construire la grève reconductible !

SUD éducation appelle à :

• la constitution d’assemblées locales regroupant les personnels et les parents d’élèves des écoles, établissements scolaires pour se coordonner, 1er et second degré, organiser des actions en commun afin de construire la grève générale dans l’éducation par bassin géographique.

• la constitution d’une coordination nationale et la grève reconductible ;

• participer aux manifestations prévues le 30 mars, dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés en AG ;

• se mettre en grève massivement la date du 4 avril ; à mettre en œuvre les actions décidées par les personnels, notamment les actions en direction des DSDEN et des rectorats.

• mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements, les AG locales.

• construire d’ores et déjà la grève des examens.

• avec les Gilets Jaunes, à continuer de lutter pour le partage des richesses, la transition écologique et la transformation sociale.

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Pique-nique 12h30 Jardin St-Georges (devant le palais Magdelaine de Lafayette)
AG des grévistes 13h30 (marches des Champs Libre à confirmer)’ />

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Appel SUD éducation 4 avril

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Appel intersyndical national 4 avril

Source: New feed

Manifestations samedi 30 mars


Les organisations CGT Educ’action, FNEC-FP FO, Sud Education et CNT-STE d’Ille Et Vilaine se félicitent de la forte mobilisation des personnels de l’Education Nationale le 19 mars, notamment dans le premier degré (62% de grévistes). C’est la marque de la détermination des collègues à lutter contre les attaques du gouvernement contre l’Education Nationale et ses personnels. Celles-ci ne sont que la transposition des politiques de régressions sociales menées dans le privé et dans la Fonction publique, notamment à travers le projet de loi “transformation de la fonction publique”, qui prévoit un recours accru au contrat, la casse du paritarisme, la rémunération au mérite, la fusion des comités hygiène, santé et sécurité au travail (CHSCT) avec les comités techniques.

Tout cela se fait à la hussarde, dans un calendrier extrêmement resserré au mépris des revendications des personnels portées par les organisations syndicales.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer multiplie les réformes élitistes : réforme du lycée général et technologique, réforme du baccalauréat, réforme du lycée professionnel et Parcoursup ont pour objectif d’assigner aux élèves une place au marché du travail dès le plus jeune âge.

Avec le projet de loi dit pour l’école de la confiance, adopté par l’Assemblée Nationale en première lecture, il lance de nouvelles offensives dont la restriction de la liberté d’expression des enseignants, la création des Etablissement Publics des Savoirs Fondamentaux, la déréglementation via les expérimentations à tout va, obligation pour les collectivités locales de financer les écoles maternelles privées

Les évaluations nationales CP-CE1, l’absence de dialogue social dans l’académie et l’imposition par la rectrice d’une nouvelle gouvernance, reposant sur des réseaux d’écoles du socle et un pilotage par l’évaluation et les résultats, nuisent aux conditions de travail des personnels et aux conditions d’accueil des élèves. De nouvelles règles du mouvement dans le premier degré qui dégraderont les conditions d’affectation des personnels.

L’heure est à la mobilisation de toutes et tous !
• Retrait du projet de loi Blanquer dit de « pour l’école de la confiance » : non aux Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux qui fusionnent écoles et collèges et qui suppriment les directeurs-trices ! Maintien des statuts particuliers, rétablissement des postes supprimés, créations des postes nécessaires ! .
• Abandon de la « nouvelle gouvernance académique », des réseaux d’écoles du socle et du pilotage par les évaluations et les résultats, maintien des prérogatives des DSDEN, des circonscriptions du premier degré.
• Abandon des nouvelles règles du mouvement dans le 1er degré , des évaluations nationales CP-CE1
• Abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du lycée général et technologique de la réforme du baccalauréat, de la réforme de la voie professionnelle.
• Retrait du projet de loi de transformation de la Fonction publique
• Arrêt des suppressions de postes
• Rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans, par l’augmentation immédiate du point d’indice
L’intersyndicale, conformément aux décisions de l’AG des personnels réunie le 19 mars à Rennes, appelle avec le soutien des Stylos rouges et du CRBP35 :
• à organiser AG, RIS de secteur (école, collège et lycée) qui s’inscrivent dans un processus de construction du rapport de forces pour faire aboutir nos revendications. Elle les personnels à y participer massivement,
• à la reconduction de la grève à compter du 28 mars 2019
• à participer le 30 mars à la manifestation Esplanade Charles de Gaulle à Rennes à 10H30,
• à un rassemblement devant le Rectorat mercredi 3 avril à Rennes à 13h30,
• à participer aux futures AG des personnels et aux futures mobilisations

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Appel 30 mars

SUD éducation 35 appelle de plus à se joindre à la manifestation des Gilets Jaunes à 14h à Ch de Gaulle

Source: New feed

Communiqué inter-fédéral pour la grève du 19 mars

Les organisations CGT Educ’action, FNEC‐FP FO, FSU, Sud Education et CNT‐STE d’Ille Et Vilaine s’inscrivent dans les appels unitaires du 19 mars prochain, interprofessionnel et Fonction publique.
Les attaques contre l’Education Nationale et ses personnels ne sont que la transposition des politiques de régressions sociales menées dans le privé et dans la Fonction publique, notamment à travers le projet de loi “transformation de la fonction publique”, qui prévoit un recours accru au contrat, la casse du paritarisme, la rémunération au mérite, la fusion des comités hygiène, santé et sécurité au travail (CHSCT) avec les comités techniques.

Tout cela se fait à la hussarde, dans un calendrier extrêmement resserré au mépris des revendications des personnels portées par les organisations syndicales.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Education Nationale, Jean‐Michel Blanquer multiplie les réformes élitistes: réforme du lycée général et technologique, réforme du baccalauréat, réforme du lycée professionnel et Parcoursup ont pour objectif d’assigner aux élèves une place au marché du travail dès le plus jeune âge.

Avec le projet de loi dit « pour l’école de la confiance » , adopté par l’Assemblée Nationale en première lecture, il lance de nouvelles offensives dont la restriction de la liberté d’expression des enseignants, la création des Etablissement Publics des Savoirs Fondamentaux, la déréglementation via les expérimentations à tout va…

L’absence de dialogue social dans l’académie et l’imposition par la rectrice d’une nouvelle gouvernance, reposant sur des réseaux d’écoles du socle et un pilotage par l’évaluation et les résultats, nuisent aux conditions de travail des personnels et aux conditions d’accueil des élèves.

L’heure est à la mobilisation de toutes et tous !

  • ‐  Retrait du projet de loi Blanquer dit « pour l’école de la confiance ».
  • ‐  Abandon de la « nouvelle gouvernance académique », des réseaux d’écoles du socle et du pilotage par les évaluations et les résultats, maintien des prérogatives des DSDEN, des circonscriptions du premier degré. Abandon du pilotage par les évaluations et les contrats d’objectifs.
  • ‐  Abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du lycée général et technologique de la réforme du baccalauréat, de la réforme de la voie professionnelle.
  • ‐  Abandon des nouvelles règles du mouvement dans le 1er degré, des évaluations nationales CP‐CE1
  • ‐  Retrait du projet de loi de transformation de la Fonction publique
  • ‐  Arrêt des suppressions de postes
  • ‐  Rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans, par l’augmentation immédiate du point d’indiceLes organisations CGT‐educ’Action, FNEC‐FP FO, FSU, Sud‐Education et CNT‐STE d’Ille Et Vilaine appellent à faire du 19 mars une journée de grève, et de manifestations qui s’inscrit dans un processus de construction du rapport de forces pour faire aboutir nos revendications.

Manifestation à Rennes 10h, Esplanade Ch. de Gaulle Manifestation à Saint-Malo 10h, Esplanade Saint-Vincent
AG Education Nationale à 14h30, Maison des associations, Rennes

Télécharger le communiqué ici : Communiqué interfédéral grève 19 mars

Réformes Blanquer : mieux les connaître pour mieux les combattre !

Ces derniers mois ont ainsi été marqués par les attaques contre l’école publique, qui s’inscrivent à la fois dans la logique libérale de démantèlement du service public d’éducation, et dans une visée réactionnaire de retour à l’école d’antan.
Ce vade-mecum, publié avec les informations disponibles à l’automne 2018, est une tentative de rendre intelligible l’hyperactivité du ministère de l’Éducation nationale, en précisant le contenu des différentes réformes et en leur opposant les valeurs et les mesures défendues par SUD. Réformes Blanquer : mieux les connaître pour mieux les combattre !

Dans un texte d’orientation adopté lors de son VIIIe congrès, en mars 2018, la fédération SUD éducation analysait ainsi les premiers mois du ministère Blanquer : « nous avons aujourd’hui un Ministère de l’Éducation nationale qui est à la fois libéral sans fard et réactionnaire sans complexe ». Plus loin, nous poursuivions ainsi : « Le président Macron et son gouvernement mènent clairement une politique de régressions sociales au profit de la classe dominante. La fédération SUD éducation doit être en première ligne des mobilisations ».

Près de huit mois plus tard, force est de constater que nous avions raison. Ces derniers mois ont ainsi été marqués par les attaques contre l’école publique, qui s’inscrivent à la fois dans la logique libérale de démantèlement du service public d’éducation, et dans une visée réactionnaire de retour à l’école d’antan. Voici les quatre aspects principaux :
Tri social. Toutes les réformes du système éducatif convergent vers un seul objectif : faire de l’école un rouage majeur du tri social.
Offensive réactionnaire. La période est marquée par une série de contre-feux réactionnaires allumés pour satisfaire une partie de l’opinion.
Attaque sur les statuts. Le troisième axe d’attaques du gouvernement est une offensive d’ampleur contre les statuts et les droits des fonctionnaires.
L’école-entreprise. Le vieux slogan de SUD éducation, “l’école n’est pas une entreprise” est malheureusement toujours plus d’actualité : management, contractualisation, privatisation (pensons aux officines de coaching scolaire).

Ce vade-mecum, publié avec les informations disponibles à l’automne 2018, est une tentative de rendre intelligible l’hyperactivité du ministère de l’EN, en précisant le contenu des différentes réformes et en leur opposant les valeurs et les mesures défendues par SUD.

Télécharger le document : vademecum-blanquer_2018

Journal Sud éducation 35 de mars 2019

Sommaire :
– Edito : Jouer collectif pour bloquer Blanquer
– AESH ; Face aux attaques, amplifions la mobilisation p. 1
– Rendez-vous de lutte p.2
– Lutte contre les évaluations en CP p.3
– Déclaration CGT-Sud éducation à la CAPD p.3 -Ecoles du socle : outils de destruction du service public p.4
– Avec les Gilets jaunes p.5
– Grève des femmes p.6
– Mobilisation scolaire pour le climat ! p.7 – Suite de l’édito p.8
– Bulletin adhésion/permanences p.8