Panneau syndical #77 – début octobre 2019

Le 05/12 : Construisons la grève interprofessionnelle ! Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut … Lire la suitePanneau syndical #77 – début octobre 2019
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SUD éducation 35 et Solidaires 35 manifesteront dans le centre ville de Rennes pour le 1er mai !

Solidaires 35 à déclaré à la préfecture une manifestation à l’occasion de la traditionnelle fête des travailleurs du 1er mai, dans le centre de Rennes, au départ de la place de la mairie à 11h du matin, avec le même parcours que l’an passé, vers les quais, puisque depuis 2016 le centre dit « historique » nous est interdit pour cause de trouble à l’ordre marchand établi.

Il n’y aura donc pas cette année d’unité syndicale, nous le déplorons fortement car ce n’est que dans l’unité de tous et toutes les travailleur-euse-s, précaires, chomeur-euse-s, retraité-e-s, … que nous arriverons à défendre nos intérêts face à ce pouvoir néo-libéral et autoritaire. La liberté à nous faire entendre haut et fort mérite mieux qu’une fuite en ZUP sud.

Non nous n’irons pas cette fois ci manifester dans les quartiers populaires, la jonction avec les quartiers populaires ne se décrète pas, elle doit se construire pour le long terme. Mais nous manifesterons plutôt avec ceux qui y vivent et souhaitent crier, dans le centre bourgeois de la ville de Rennes, leur soif de justice sociale et écologique, quelle que soit la couleur de leur vêtements.

La préfecture nous répondra sûrement que cela est trop risqué, nous demandera de renoncer. Elle nous demandera de faire preuve de « responsabilité » alors qu’elle-même fait appel à la BAC en opération de maintien de l’ordre avec la violence illégitime que l’on sait. Cette inversion orwellienne des rôles ne dupe personne.

En cette époque dangereuse où la police tire à feu nourri, aveugle et aveuglant au LBD sur le peuple, où il est risqué de manifester voire même de simplement passer à coté d’une troupe de gilets jaunes. Notre seule garantie est de participer pacifiquement à une manifestation déclarée pour laquelle il est de la responsabilité légalement constituée pour l’état d’en garantir la sécurité.

Faut il encore rappeler l’histoire, de Chicago à Fourmies, où la police tira sur le peuple au nom de l’ordre dit « public ». Ce jour en est l’anniversaire à la mémoire des hommes et femmes mort-e-s pour le droit à une vie descente et leur dignité, c’est simplement ce que demandent aujourd’hui les gens qui descendent dans la rue en enfilant un gilet fluo.

La liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

Fin du monde, fin du mois, même combat !

Solidaires 35

5 Rue de Lorraine

35000 Rennes

METRO VILLEJEAN UNIVERSITE

Tel : 09.53.77.57.22 / 06 95 64 14 74

Contre les réformes Blanquer : en grève le 4 avril


L’heure est à la mobilisation ! Les personnels de l’Éducation nationale, et en particulier du premier degré, l’ont bien compris en se mettant en grève le 19 mars de manière très forte. Les prises de conscience se multiplient.

Contre la loi Blanquer

L’adoption par l’Assemblée nationale de la loi Blanquer est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En s’entêtant à porter ce texte pourtant rejeté au Conseil supérieur de l’éducation, notamment par SUD éducation, le ministre montre le mépris qu’il a pour les personnels.

Le débat parlementaire réactionnaire et nauséabond a eu pour conséquence l’obligation d’afficher le drapeau dans les salles de classes. Le projet prévoit la création des nouveaux “Établissements publics des savoirs fondamentaux”, ce qui entraîne de fait la suppression du statut de chargé-e de direction d’école et l’introduction d’un-e nouveau-elle supérieur-e hiérarchique aux enseignant-e-s des écoles, les principaux-ales. Elle entraînerait aussi des fusions d’écoles et fermetures de classes, notamment dans les zones rurales.

Les réformes menées par le gouvernement sont cohérentes. Elles mettent toujours plus en œuvre une école du tri social, de la sélection et des inégalités territoriales : Parcoursup, réforme du lycée professionnel, démantèlement de l’orientation, réforme du lycée général et technologique, réforme du bac. Dans le même temps, le gouvernement continue d’attaquer le statut de la fonction publique avec le projet de loi pour la transformation de l’État : augmentation du recours aux personnels contractuels produisant une catégorie de travailleur-euses pauvres, démantèlement des commissions paritaires de suivi des carrières et des CHSCT. Plus largement, les conditions de vie des personnels se dégradent et sont encore menacées : point d’indice gelé, rétablissement du jour de carence, retraites.

Une mobilisation massive

En se mettant massivement en grève le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, ont signifié au gouvernement leur refus des réformes en cours, et en particulier de la loi Blanquer, au cœur des mots d’ordre.

Les taux de grévistes ont été très importants dans le premier degré, et ils ont été significatifs dans le second degré. Dans de nombreux départements, des assemblées générales ont réuni plus de cent grévistes, parfois jusqu’à plusieurs centaines. Que ce soit par le nombre de grévistes, le nombre de personnes en manifestation ou en assemblée générale, cette mobilisation est le signe de la volonté de la construction d’un rapport de force majeur.

Le gouvernement tente par tous les moyens d’intimider les personnels mobilisés, notamment :

• les enseignant-e-s des écoles qui ont refusé de faire passer les évaluations ;

• les personnels qui pratiquent la surnotation en lycée ;

• plus largement, les personnels qui s’organisent avec les parents dans la lutte contre les réformes Blanquer.

Cette volonté de mise au pas, le ministre tente de l’introduire dans la réglementation par le biais de l’article 1 de la loi Blanquer. Nous ne nous laisserons pas intimider !

Construire et amplifier le rapport de force

Pour gagner, une seule journée de grève ne suffit pas. C’est ce qu’ont bien compris les grévistes réuni-e-s en assemblée générale, qui ont posé de nouvelles dates de grève dans le paysage. Partout, ces dates sont envisagées comme autant de points d’appui pour construire la grève reconductible. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix effectués. Les dates du 30 mars avec les parents et du 4 avril doivent nous permettre de mobiliser pour être massivement en grève et en manifestation, et construire la grève reconductible !

SUD éducation appelle à :

• la constitution d’assemblées locales regroupant les personnels et les parents d’élèves des écoles, établissements scolaires pour se coordonner, 1er et second degré, organiser des actions en commun afin de construire la grève générale dans l’éducation par bassin géographique.

• la constitution d’une coordination nationale et la grève reconductible ;

• participer aux manifestations prévues le 30 mars, dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés en AG ;

• se mettre en grève massivement la date du 4 avril ; à mettre en œuvre les actions décidées par les personnels, notamment les actions en direction des DSDEN et des rectorats.

• mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements, les AG locales.

• construire d’ores et déjà la grève des examens.

• avec les Gilets Jaunes, à continuer de lutter pour le partage des richesses, la transition écologique et la transformation sociale.

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Pique-nique 12h30 Jardin St-Georges (devant le palais Magdelaine de Lafayette)
AG des grévistes 13h30 (marches des Champs Libre à confirmer)’ />

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Appel SUD éducation 4 avril

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Appel intersyndical national 4 avril

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Manifestations samedi 30 mars


Les organisations CGT Educ’action, FNEC-FP FO, Sud Education et CNT-STE d’Ille Et Vilaine se félicitent de la forte mobilisation des personnels de l’Education Nationale le 19 mars, notamment dans le premier degré (62% de grévistes). C’est la marque de la détermination des collègues à lutter contre les attaques du gouvernement contre l’Education Nationale et ses personnels. Celles-ci ne sont que la transposition des politiques de régressions sociales menées dans le privé et dans la Fonction publique, notamment à travers le projet de loi “transformation de la fonction publique”, qui prévoit un recours accru au contrat, la casse du paritarisme, la rémunération au mérite, la fusion des comités hygiène, santé et sécurité au travail (CHSCT) avec les comités techniques.

Tout cela se fait à la hussarde, dans un calendrier extrêmement resserré au mépris des revendications des personnels portées par les organisations syndicales.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer multiplie les réformes élitistes : réforme du lycée général et technologique, réforme du baccalauréat, réforme du lycée professionnel et Parcoursup ont pour objectif d’assigner aux élèves une place au marché du travail dès le plus jeune âge.

Avec le projet de loi dit pour l’école de la confiance, adopté par l’Assemblée Nationale en première lecture, il lance de nouvelles offensives dont la restriction de la liberté d’expression des enseignants, la création des Etablissement Publics des Savoirs Fondamentaux, la déréglementation via les expérimentations à tout va, obligation pour les collectivités locales de financer les écoles maternelles privées

Les évaluations nationales CP-CE1, l’absence de dialogue social dans l’académie et l’imposition par la rectrice d’une nouvelle gouvernance, reposant sur des réseaux d’écoles du socle et un pilotage par l’évaluation et les résultats, nuisent aux conditions de travail des personnels et aux conditions d’accueil des élèves. De nouvelles règles du mouvement dans le premier degré qui dégraderont les conditions d’affectation des personnels.

L’heure est à la mobilisation de toutes et tous !
• Retrait du projet de loi Blanquer dit de « pour l’école de la confiance » : non aux Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux qui fusionnent écoles et collèges et qui suppriment les directeurs-trices ! Maintien des statuts particuliers, rétablissement des postes supprimés, créations des postes nécessaires ! .
• Abandon de la « nouvelle gouvernance académique », des réseaux d’écoles du socle et du pilotage par les évaluations et les résultats, maintien des prérogatives des DSDEN, des circonscriptions du premier degré.
• Abandon des nouvelles règles du mouvement dans le 1er degré , des évaluations nationales CP-CE1
• Abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du lycée général et technologique de la réforme du baccalauréat, de la réforme de la voie professionnelle.
• Retrait du projet de loi de transformation de la Fonction publique
• Arrêt des suppressions de postes
• Rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans, par l’augmentation immédiate du point d’indice
L’intersyndicale, conformément aux décisions de l’AG des personnels réunie le 19 mars à Rennes, appelle avec le soutien des Stylos rouges et du CRBP35 :
• à organiser AG, RIS de secteur (école, collège et lycée) qui s’inscrivent dans un processus de construction du rapport de forces pour faire aboutir nos revendications. Elle les personnels à y participer massivement,
• à la reconduction de la grève à compter du 28 mars 2019
• à participer le 30 mars à la manifestation Esplanade Charles de Gaulle à Rennes à 10H30,
• à un rassemblement devant le Rectorat mercredi 3 avril à Rennes à 13h30,
• à participer aux futures AG des personnels et aux futures mobilisations

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Appel 30 mars

SUD éducation 35 appelle de plus à se joindre à la manifestation des Gilets Jaunes à 14h à Ch de Gaulle

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Lettre électronique au premier degré, 08 mars 2019

Jouons collectif pour bloquer Blanquer

Lettre électronique aux écoles d’Ille-et-Vilaine, le 08 mars 2019

  • Réformes Blanquer, inquiétudes dans les écoles.
  • De la maternelle à l’Université, toutes et tous en grève le 19 mars !
  • Grève scolaire pour le Climat le 15 mars.

Accédez ci-dessous à la lettre électronique de SUD éducation 35 au premier degré (08 mars 2019).

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De la maternelle à l’université, toutes et tous en grève le 19 mars !


Le 19 mars, participons à une grande journée de grève interprofessionnelle

La mobilisation des gilets jaunes perdure. Le gouvernement s’acharne à le discréditer et à le réprimer, par le biais de la violence policière ou de la criminalisation des manifestant-e-s. Pourtant, samedi après samedi, la mobilisation ne faiblit pas. Depuis le début du mouvement, SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, a appelé à plusieurs reprises à rejoindre les manifestations là où c’était possible en condamnant les propos et actes sexistes, racistes, xénophobes, lgbtqiphobes. L’enjeu, aujourd’hui, est de coordonner la grève avec les actions des gilets jaunes. L’appel des appels de Commercy va dans ce sens, de même que la réussite de la journée de grève du 5 février.

La colère sociale exprimée ces derniers mois a retardé l’agenda du gouvernement sur les réformes prévues. Mais ne nous y trompons pas : les mauvais coups vont continuer de pleuvoir, qu’il s’agisse de la réforme des retraites, de l’assurance-chômage, la casse des services publics ou du statut des fonctionnaires. Alors portons le 19 mars nos revendications de progrès social : sur la question salariale, sur la justice sociale et fiscale, sur la précarité, les retraites et l’assurance-chômage.

Attaques sur la Fonction publique : défendons notre statut et nos droits !

Le projet de loi “transformation de la fonction publique”, présenté récemment par le ministère de l’Action publique, n’est pas une surprise : il reprend les préconisations de la commission CAP 2022. Les grands axes sont les suivants :

  • un recours accru au contrat : la loi prévoit d’étendre le recours à la contractualisation, alors même que déjà un personnel sur 4 est contractuel dans l’Éducation nationale. Cette précarisation est une manière de contourner le statut de la fonction publique pour mieux faire exploser les droits.
  • la casse du paritarisme : la réduction des marges de manœuvre des commissions administratives paritaires (CAP) prévue dans la loi signifie la fin de l’examen des mutations par les CAP. C’est la porte ouverte aux mutations sur CV et entretien d’embauche, le ministre vantant par ailleurs les mérites du recrutement direct par les chef-fe-s d’établissement.
  • la rémunération au mérite : le projet de loi prévoit également (article 10) d’en finir avec la notation pour aller vers des entretiens individualisés dont découlerait une rémunération au mérite. Cela entraînera une rémunération plus inégalitaire et des pressions hiérarchiques encore plus fortes.
  • la suppression des comités hygiène, santé et sécurité au travail (CHSCT) : après leur suppression dans le privé dans le cadre de la loi travail, les CHSCT, instances chargées de veiller aux conditions de travail des personnels, sont fusionnées avec les comités techniques académiques, et donc vidées de leur marge de manœuvre !

Contre la casse du statut de la fonction publique et pour étendre nos droits, toutes et tous en grève le 19 mars !

Contre le projet d’école Blanquer : en grève de la maternelle à l’Université !

Le projet d’école de Blanquer est cohérent. Les réformes du tri social s’empilent : la réforme du lycée général et technologique, la réforme du baccalauréat, la réforme du lycée professionnel et parcoursup ont pour objectif d’assigner aux élèves une place au marché du travail dès le plus jeune âge. Cette logique libérale s’articule avec une logique réactionnaire : surenchère sécuritaire à l’œuvre dans les établissements au moins depuis le #pasdevague, restriction de la liberté d’expression des enseignant-e-s et de leur liberté pédagogique. Aujourd’hui, la loi Blanquer vient confirmer la cohérence de ce projet libéral et réactionnaire.

Pour combattre efficacement ces réformes, il faut les saisir dans leur cohérence et construire un rapport de force de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale avec le gouvernement. SUD éducation appelle à combattre frontalement la loi Blanquer, révélateur du projet d’école du ministre. Avec les autres réformes, l’ensemble forme un faisceau d’attaques libérales et réactionnaires. C’est pourquoi la fédération SUD éducation appelle à faire du 19 mars une grande journée de grève de la maternelle à l’Université contre l’ensemble des réformes Blanquer.

Les revendications de SUD éducation

1 – L’abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du lycée et du baccalauréat, de la réforme de la voie professionnelle

2 – La défense du statut de la fonction publique et la lutte contre la précarité :

Le retrait du projet de loi sur la transformation de l’État
La titularisation sans condition de toutes et tous les précaires

3 – le retrait du projet de loi Blanquer

4 – Une baisse du temps de travail :

Un temps de service global pour l’ensemble des enseignant-e-s du 2nd degré de 14 h cours/élèves + 3 h de concertation/travail en équipes & 18 heures devant élèves + 6 heures de travail en équipe dans le premier degré
1/9e de minoration de services pour tous les personnels de l’éducation prioritaire

5– Une baisse des effectifs par classe :

20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA.

5 –L’augmentation des salaires :

Une augmentation des salaires pour tendre vers l’égalité salariale
Un salaire minimum à 1700 euros nets

6 –Pour nos retraites :

retrait du projet de réforme des retraites
annulation de toutes les décotes
un départ à la retraite à 60 ans sur la base de 75% du meilleur revenu, pour aller vers un départ à 55 ans sans conditions

Ci-dessous

Le tract de la fédération SUD éducation, l’appel des organisations syndicales et de jeunesse et l’appel Fonction publique.

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Réformes Blanquer : inquiétudes dans les écoles

Appel intersyndical départemental

Depuis plusieurs mois, le ministère de l’Éducation Nationale attaque sur tous les fronts :

  • Nouvelles règles du mouvement,
  • Restriction de la liberté d’expression,
  • Établissement des savoirs fondamentaux
  • Évaluations CP-CE1
  • Nouvelle gouvernance académique, école du socle, dialogue social bafoué…

Pour protester contre toutes ces mesures, l’intersyndicale départementale CGT Educ’Action , Sud Education, SNUDI-FO, SNUIPP, SE-UNSA, SGEN-CFDT appelle l’ensemble des collègues à un rassemblement le : mercredi 13 mars, 14h30 devant la DSDEN 35 à Rennes

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Pour un 8 mars de lutte et de grève

Pour un 8 mars de lutte et de grève des femmes !

Rassemblement et manifestation à Rennes à 15h40 à République

Pourquoi le 8 mars ?

Le 8 mars est la journée internationale de lutte des femmes depuis 1910. En 2019, la lutte contre les inégalités hommes-femmes et pour les droits des femmes est toujours nécessaire. Les violences sexistes et sexuelles, les stéréotypes de genre, les inégalités professionnelles sont toujours à combattre concernent toute la société, tous les milieux et tous les âges.

À l’heure actuelle, en France, une femme est assassinée tous les deux jours et demi par son conjoint ou partenaire, 80% des tâches domestiques sont effectuées par des femmes, les différences de salaires entre hommes et femmes sont telles qu’à partir de 15h40, les femmes travaillent gratuitement. Nous dénonçons la féminisation de la pauvreté.

Nous sommes toutes concernées par ces discriminations et ces violences. Et si le 8 mars est la journée de lutte DES femmes, c’est que nos identités sont multiples, et nos vécus singuliers, parfois faits de discriminations croisées pour les femmes racisées, lesbiennes, trans. Et si le 8 mars est la journée de lutte des femmes, c’est que nous portons ensemble le combat contre toutes ces oppressions.

Pourquoi dans l’Éducation nationale ?

A l’école aussi, les discriminations sexistes sont importantes.

Dans l’Education Nationale, à corps-grade égal, les femmes gagnent 14% de moins que les hommes. 14% d’entre-elles sont à temps partiel contre 5% des hommes, essentiellement pour des raisons familiales et de double journée de travail. Cela a des effets sur l’évolution de carrière, sur la rémunération, sur le calcul de la retraite… La volonté du gouvernement de pouvoir imposer une deuxième heure supplémentaire dans le second degré aggravera les inégalités de salaires, puisque les femmes, plus souvent à temps partiel, seront exclues du dispositif HSA. SUD éducation revendique l’abandon de ce projet et des créations de postes à hauteur des besoins.

Bien que 80% des professeur-e-s des écoles soient des femmes, un homme sur 5 est directeur d’école, contre une femme sur 8. De la même manière, les femmes sont majoritaires chez les agent-e-s techniques salarié-e-s par les collectivités territoriales, mais ce sont souvent des hommes qui sont nommés agent-chef par la direction.

Pourquoi une grève des femmes ?

LE MONDE NE PEUT PAS FONCTIONNER SANS MOI !

Parce que je suis une femme, je suis :

• moins payée et dévalorisée

• précarisée et partiellisée

• plafonnée ou collée au plancher

• retraitée pauvre

• blaguée, violentée, harcelée, agressée, assassinée

• abonnée aux torchons, aux lessives

• cantonnée aux soins des petit·es et des ancien·ne·s

• dévalorisée et réduite aux « etc. »…

• stigmatisée

• achetée et vendue

• « publicitée »

ALORS LE 8 MARS JE SUIS EN GRÈVE !

Nous en avons assez de ce système qui nous infériorise et nous invisibilise. Ensemble nous le combattons. Ensemble, nous sommes fortes et nous sommes fières !

C’est parce qu’elles se sont mobilisées que les femmes ont obtenu des droits ! Et c’est pour une égalité réelle dans tous les aspects de la vie que nous luttons !

SUD éducation revendique :

  • une formation des personnels à des pédagogies antisexistes et à l’éducation aux sexualités ;
  • l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et la réduction du temps de travail pour permettre l’articulation vie privée/vie publique ;
  • une réelle prévention des paroles/actes/agressions sexistes et LGBTQIphobes au travail et des mesures lorsqu’ils ont lieu.

Les hommes en lutte pour les droits des femmes

Le 8 mars est l’occasion pour les hommes de montrer leur solidarité avec les femmes et leur soutien par la mobilisation : la grève, la participation aux manifestations, la prise en charge des tâches domestiques habituellement effectuées par les femmes qu’ils côtoient… Les femmes sont les premières concernées par ces inégalités, il est donc logique que cette journée soit l’expression d’une prise en charge collective de la lutte par les femmes elles-mêmes.

Quand les femmes luttent pour défendre leurs droits, la société toute entière en bénéficie : aménagement des conditions de travail, partage du temps de travail, proximité familiale, libre choix des filières par les étudiant-e-s sans discrimination de genre, d’origine sociale ou raciale…

Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.

La fédération Sud éducation soutient les nombreuses initiatives qui auront lieu sur tout le territoire : manifestations, rassemblements, assemblées générales, dont certaines pourront être en non mixité choisie.

SUD éducation dépose un préavis spécifique pour le 8 mars couvrant l’ensemble des personnels, de la maternelle à l’Université.

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Contre toutes les réformes Blanquer – Appel à l'Assemblée Générale du CRPB 35

SUD éducation 35 soutient le Collectif contre les Réformes Blanquer du bac et des lycées et contre Parcoursup d’Ille‑et-Vilaine (CRBP 35) qui appelle à une Assemblée Générale de tous les personnels de l’éducation du département, de la maternelle aux lycées, pour contrer collectivement la casse organisée du système éducatif par Blanquer et ses réformes.

Assemblée Générale du CRBP 35

Mercredi 6 mars à 17h30, Maison des associations à Rennes





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Journal n°22 de SUD éducation 35 – Mars 2019

Edito – Jouer collectif pour bloquer Blanquer

Le débat parlementaire sur la loi Blanquer a été l’occasion d’une surenchère réactionnaire à coups d’amendements rétrogrades. L’obligation d’avoir des drapeaux français et européen dans chaque salle de classe participe de cette démagogie nationaliste. Mais l’essentiel n’est pas là. La loi Blanquer s’attaque à l’ensemble du service public d’éducation dans un contexte d’offensive généralisée contre la fonction

publique et l’Etat social. Un libéralisme autoritaire contre l’éducation

  • Attaques contre les écoles publiques : financement obligatoire des maternelles privées par les mairies ; suppression de nombreuses classes ou même d’écoles rurales ; fusion des écoles primaires avec les collèges (« écoles du socle ») ; précarisation accrue des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH).
  • Attaques contre les lycées professionnels et contre les lycées généraux : des milliers de postes administratifs et enseignants supprimés à la rentrée 2019 (avec 40 000 élèves en plus !) ; tri social accru des élèves ; intensification pathogène du travail enseignant ; explosion des heures sups ; mise en concurrence généralisée des établissements, des équipes disciplinaires et des élèves ; casse du lycée pro au profit de l’apprentissage.
  • Attaques contre l’accès à l’enseignement supérieur public : bac local donc de valeur inégale ; sélection des étudiants via Parcoursup ; fin des conseillers d’orientation et des centres d’information et d’orientation (CIO) ; augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers ; reconnaissance du niveau licence par l’Etat des Bachelors payants.
  • Attaques contre la formation des enseignant.e.s : transformation des ESPE en INSP (« inspé » comme « inspectés ? » ; concours en M2 et non plus en M1 (donc une année de salaire en moins !).
  • Attaques contre nos salaires : report de la revalorisation indiciaire ; reconduction du gel du point d’indice ; jour de carence non remboursé ; rémunération au mérite dans les REP/REP+ ; les assistant.e.s l’éducation (AED) invité.e.s à faire des remplacements « low coasts » jusqu’à 6h par semaine.
  • Attaques contre nos droits et nos protections syndicales : évaluations tout azimut des enseignants et des établissements ; recul du paritarisme ; fusion des CHSCT avec les CT ; tentative d’imposer un « devoir de réserve » aux enseignant.e.s (non conforme à la Constitution), etc.

Comment stopper l’offensive généralisée conduite contre nos métiers, nos salaires, nos conditions de travail et nos valeurs ?

  • En jouant collectif. En promouvant l’auto-organisation à la base de nos luttes. C’est précisément ce qu’a su impulser le Collectif contre les Réformes Blanquer du Bac et des Lycées et Parcoursup en Ille-et-Vilaine et au-delà. Les collectifs qui ont essaimé principalement dans les lycées généraux et technologiques du département sont depuis des mois au cœur de la lutte. Depuis le début du mouvement, Sud éducation 35 soutient cette auto-organisation tout en recherchant l’unité du syndicalisme de lutte.
  • En faisant bloc. Ce gouvernement est prêt à tout pour servir les intérêts des capitalistes qui l’ont fait roi. Il ne comprend qu’un seul langage : celui du rapport de forces. Notre force à venir, c’est la convergence de l’ensemble des mobilisations du monde de l’école. Pour bloquer Blanquer, il nous faut former un bloc de toute l’éducation.
  • Et en faisant converger les mobilisations du monde de l’école et les luttes émancipatrices, dans toute leur diversité.

Sommaire du journal n°22

  • Edito : Jouer collectif pour bloquer Blanquer.
  • AESH ; Face aux attaques, amplifions la mobilisation, p.2
  • Rendez-vous de lutte, p.2
  • Lutte contre les évaluations en CP, p.3
  • Déclaration CGT-Sud éducation à la CAPD, p.3
  • Ecoles du socle : outils de destruction du service public, p.4
  • Avec les Gilets jaunes, p.5
  • Grève des femmes, p.6
  • Mobilisation scolaire pour le climat !, p.7
  • Suite de l’édito, p.8
  • Bulletin adhésion/permanences, p.8


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Soutien intersyndical aux refuseur·se·s des évaluations et appel à une AG

A la suite de l’envoi par le DASEN d’un courrier aux collègues sous l’injonction du Ministre, les organisations syndicales SNUipp-FSU35 – SUD éducation35 – Snudi-FO35 – CGT Educ’action35 – SGEN CFDT35 – SE Unsa35 maintiennent leurs positions exprimées lors des RIS et de la dernière CAPD :

• Elles dénoncent le caractère idéologique de ces évaluations
• L’intersyndicale soutient les collègues qui n’ont pas fait passer ou n’ont pas fait remonter les évaluations
• Elles s’opposent à toute forme d’intimidation ou de sanctions.

Pour renforcer l’action collective et envisager la suite, l’intersyndicale invite les personnels engagés dans l’action ou qui souhaitent s’exprimer sur ces évaluations à participer à une assemblée générale.

Assemblée générale

le mercredi 6 mars, à 14h 30, à l’Union Départementale CGT 35 (31, Bd du Portugal à Rennes)


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Guide des professeur-e-s des écoles

EDITO

Depuis une vingtaine d’années, la casse systématique du service public d’éducation durcit nos conditions de travail dans les écoles. Parallèlement,nous constatons de plus en plus de demandes abusives de la part de l’administration.
Malheureusement, nous ne connaissons pas toujours nos droits et nous ne sommes pas en mesure de contester les abus dont nous faisons les frais. Cela contribue à détériorer lourdement nos conditionsdetravail.
L’objectif de ce guide est donc de mieux faire connaître nos droits pour nous défendre et tenter d’améliorer concrètement notre quotidien. L’idée est de pouvoir utiliser le droit comme moyen d’action face à notre employeur parmi tous les autres moyens d’action dont nous disposons, Sud Éducation privilégiant bien évidemment le rapport de forces, dans lequel l’aspect juridique peut être un levier. Nous ne devons pas perdre de vue les luttes collectives pour améliorer nos conditions de travail, et pour construire une autre école et une autre société.
Attention : il faut s’attendre à ce que les décrets à venir d’application de la loi Blanquer peuvent être amenés à modifier un certain nombre d’informations présentes dans ce guide. N’hésitez pas à prendre contact avec votre syndicat SUD éducation.

SOMMAIRE

I – Au quotidien dans l’école.

Arrêté de nomination sur poste
Utilisation des locaux scolaires
Autorisations d’absence facultatives
Conseiller-ère-s pédagogiques
Temps de services et réunions annualisées
Activités pédagogiques complémentaires
Animations pédagogiques
Accueil des élèves des collègues absent-e-s non remplacé-e-s
Élèves ayant des difficultés importantes
Registres de santé et de sécurité au travail
Danger grave et imminent et droit de retrait
Collègues chargé-e-s de direction

II – Les rapports avec la hiérarchie

Devoir d’obéissance
Devoir de réserve du fonctionnaire
Convocation des supérieur-e-s hiérarchiques
Communication avec la hiérarchie
Inspection
Refus d’inspection
Liberté pédagogique
Dossier du fonctionnaire

III-Salaire et réduction du temps de travail

Salaire et aides financières
Disponibilité
Temps partiels
Démissionner
Congé de formation et engagement à servir l’État

IV – Santé

Visites médicales
Congés maladie
Suite à une pathologie médicale récurrente
Accident de service, accident de trajet et maladie professionnelle

V – Congès pour raisons familiales

Congé maternité
Congé de 3 jours pour naissance ou adoption
Congé paternité et d’accueil de l’enfant
Congé pour adoption
Congé parental
Journées pour garde d’enfant

VI – Droits syndicaux dans le premier degré

VII – Droit de grève

Journal d’Octobre

Au programme dans le journal d’Octobre de SUD Education 35 :

  • Édito En lutte contre… la NLB, la Nova Lingua Blanquerae
  • Manque de remplaçant.es ? Vive le bénévolat !
  • Tout sécuritaire : La ville de Rennes préfère voir les élèves derrière des grillages que derrière des haies !
  • Déclaration de Sud Education 35 au congrès de la Fédération Nationale des Associations de Maîtres E
  • COMMUNIQUÉ UNITAIRE POUR LA DÉFENSE DE LA LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE DES ENSEIGNANTS
  • Professionnel, technologique ou général : Blanquer veut un lycée à la main du (grand) patronat
  • Lycée Blanquer : le grand bond en arrière
  • Burn-out à Joliot-Curie
  • APPEL DU COLLECTIF CONTRE LA REFORME DU BAC ET DU LYCEE

    NOUS VOUS INVITONS À NOUS REJOINDRE

    LE MERCREDI 17 OCTOBRE À 13H30 AU LYCEE DE COMBOURG
  • Plan social en Lycée Pro : 7000 postes supprimés à terme
  • Bulletin d’adhésion à SUD éducation 2018-2019

APPEL DU COLLECTIF CONTRE LA REFORME DU BAC ET DU LYCEE

APPEL DU COLLECTIF CONTRE LA REFORME DU BAC ET DU LYCEE

NOUS VOUS INVITONS À NOUS REJOINDRE

LE MERCREDI 17 OCTOBRE À 13H30 AU LYCEE DE COMBOURG

Qui sommes-nous ?

Ce collectif a vocation à être celui de tous les professeurs du département opposés à la réforme, et celui des parents, personnels et syndicats qui souhaitent nous rejoindre pour stopper cette réforme. Il a été fondé par une vingtaine de professeurs du Lycée de Combourg.

Quelles sont nos revendications ?

Nous exigeons

  • L’abrogation de la réforme Blanquer du lycée, qui aboutira à la dévalorisation du Bac au profit d’un système de sélection et de concurrence entre élèves, professeurs et lycées, ainsi qu’à un système d’examens permanents, source de stress, de diminution du temps d’enseignement pour les élèves, et d’inégalités entre lycées (bac local).
  • La fin de parcoursup, dont le résultat est un échec (désinscriptions, orientations non choisies), qui conduit à orienter les élèves de façon prématurée, et n’est finalement que le prétexte pour organiser la sélection, une sélection qui deviendra notre seule boussole éducative.
  • La fin de la casse du lycée professionnel, dont les enseignements vont être réduits de façon drastique.
  • Nous nous opposons aux heures supplémentaires imposées, qui servent à détruire les postes des enseignants, comme aux primes et au recrutement décidés par les chefs d’établissements, qui sont le début d’une privatisation de l’école, comme cela a été le cas en Suède.

Quels sont nos moyens ?

Le collectif a vocation à s’étendre au maximum de personnes, afin de diffuser l’information, et de mettre en place des actions : à nous d’en décider.

Comment s’y prendre ? Contacter les collègues, parents… organiser des réunions, inciter les collègues d’autres départements à créer des collectifs analogues, contre la réforme, et s’inscrire à ce collectif sur une mailing list.

Soyons nombreux pour l’avenir de notre système éducatif et de nos métiers : l’éducation est un droit pour tous.

Non à la réforme Blanquer et à la casse du Bac

Évaluations nationales du CP à la 2de


Les évaluations nationales ne sont pas obligatoires, refusons de les mettre en œuvre !

Publié le vendredi 7 septembre 2018 sur https://www.sudeducation.org/Les-ev…

On savait le ministre obsédé par l’évaluation : en CP, CE1, et 6e, depuis l’an dernier le ministère essaie d’imposer ses « évaluations nationales ». Au menu : des tests de compétence exclusivement ciblés sur la mesure des acquis scolaires des élèves par rapport aux programmes. Il poursuit cette année avec le lycée.

Chaque élève de seconde passera cette année « deux tests de positionnements » de 50 minutes qui sont censés déterminer le niveau de compétence acquis qui sonnera d’ores et déjà pour certain-e-s comme un constat d’échec : maîtrise « fragile », voire « insuffisante ». Peu importe le désir d’apprendre, ce qui compte c’est d’évaluer les compétences pour trier.

Le ministre bafoue la liberté pédagogique des enseignant-e-s.

Il prétend que des évaluations nationales corrigées automatiquement permettraient de cerner au plus près les besoins de chaque élève afin de leur apporter une aide personnalisée. De qui se moque-t-on ? Comment prétendre personnaliser l’aide en classe, à partir de tests imposés d’en haut sans le consentement des équipes pédagogiques, des effectifs surchargés et un nombre de postes aux concours en chute libre (20% en moins dans l’ensemble des disciplines l’an dernier) ?

Pour SUD éducation, la seule façon de personnaliser l’aide aux élèves, c’est la diminution des effectifs par classe et donc l’augmentation du nombre de postes aux concours !

Les annonces gouvernementales récentes, par voie de presse, laissent par ailleurs présager le pire quant à l’utilisation qui sera faite de ces évaluations. Dans un contexte d’autonomisation accrue des établissements, on voit très bien quelle pourrait être l’utilité de telles évaluations : classer les établissements, les écoles et les équipes pédagogiques en fonction des résultats ! Loin d’être réservées à un usage interne, ces mesures participent au renforcement des inégalités territoriales en imposant progressivement une « culture du résultat » qui permettrait de distribuer les bons et les mauvais points aux équipes enseignantes :

– la mise en place de la prime REP+ au mérite ;

– la mise en place au 1er trimestre 2019 d’une évaluation des établissements.

De leur côté, les élèves, devenu-es auto-entrepreneur-euses de leur scolarité dans le cadre de la future réforme du lycée, n’auront plus qu’à choisir les meilleurs lycées… s’ils et elles en ont les moyens.

Pour SUD éducation, ces évaluations nationales sont incompatibles avec les valeurs et les pratiques d’une école égalitaire, émancipatrice et autogestionnaire que nous promouvons. C’est pourquoi la fédération Sud éducation revendique la suppression de ces évaluations et appelle les personnels à ne pas les faire passer.

Ces évaluations nationales ne sont pas obligatoires !

Le ministère a beaucoup communiqué sur ces évaluations mais il n’a publié au Journal officiel aucune circulaire leur donnant un cadre formel. Il n’y a donc pas cadre réglementaire pour ces évaluations qui puissent les rendre obligatoires. Et non, un simple courrier du DASEN ou du ministère ne suffit pas ! Bref, vous faites comme vous voulez… on ne peut pas vous imposer ces évaluations !

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Parcours SUP : ils ont vidé les facs !


Voilà le bilan de M. Blanquer et de Mme Vidal : ils ont vidé les facs !

Tract de l’interfédérale FERC-CGT, FNEC-FP-FO, SUD éducation, Solidaires étudiant-e-s, FSU, SUNDEP Solidaires, ASES, Sauvons l’Université, UNEF, UNL, FIDL

Jeudi 6 septembre, alors que la phase principale d’inscription via Parcoursup vient de se terminer, les ministres Vidal et Blanquer annoncent de concert que seuls 3 000 bacheliers sont sans affectation. En réalité, ce sont encore plus de 47 000 lycéens ou étudiants qui sont bloqués dans le logiciel, sans aucune place dans l’enseignement supérieur. À cela s’ajoutent les 71 000 jeunes en attente et qui espèrent obtenir une meilleure affectation… et les 181 000 candidats qui ont définitivement quitté la plateforme, dont on ne sait pas ce qu’ils sont devenus. Certains auront été découragés, d’autres ont été contraints de trouver une formation privée, ou bien ont eu l’obligation de chercher du travail. Bref, la ministre peut bien dire ce qu’elle veut, Parcoursup a laissé des dizaines de milliers de bacheliers sur le carreau.

La machine infernale Parcoursup a fonctionné à plein régime. Tout ce que nos organisations disent depuis près d’un an se trouve largement confirmé : la loi ORE et Parcoursup n’ont pas pour but d’affecter les bacheliers dans le supérieur en fonction des vœux de ces derniers, ce sont des outils conçus pour sélectionner, trier socialement, et barrer l’accès de milliers de jeunes à une formation universitaire. À tel point qu’il reste 127 000 places vacantes, y compris dans des formations qui jusque-là faisaient le plein. C’est bien la preuve qu’un barrage a été mis, en fonction de critères et d’algorithmes locaux de sélection imposés par la loi, alors qu’antérieurement il suffisait d’avoir son bac pour s’inscrire dans la formation de son choix.

Que resterait-il à tous ces jeunes éjectés du système universitaire ? Le gouvernement a mis en place dans la précipitation des classes qui n’ont de passerelles que le nom, sorte de classes de garage, sans cadrage national sur le contenu de la formation… Dans l’académie de Bordeaux, la Région compte sur les CIO pour faire découvrir des « solutions alternatives » comme le contrat en alternance, les carrières militaires, le service civique, le volontariat à l’international…

Par ailleurs, le dispositif a non seulement occasionné un énorme surcroît de travail pour les personnels enseignants et administratifs, dans les universités et dans les lycées, mais il a aussi complètement désorganisé la rentrée universitaire : les effectifs ne sont pas encore connus dans un grand nombre de facs ni toujours pas stabilisés en prépas, les emplois du temps ne sont pas faits et les services des enseignants et enseignants-chercheurs ne sont pas arrêtés.

Avec la loi ORE et l’arrêté Licence, le gouvernement met en place des diplômes à la carte, qui ne sont plus de véritables diplômes nationaux, ni même des diplômes locaux, mais juste des parcours individuels ou des blocs de compétences, sans niveau de qualification reconnu par les conventions collectives. Enfin, les réformes du Baccalauréat et du lycée, qui donnent la part belle à des enseignements à la carte, non enseignés dans tous les établissements, risquent également de conduire à des diplômes locaux.

Nous n’acceptons pas cette logique d’individualisation, de mise en concurrence et de privatisation dans laquelle le gouvernement veut faire basculer l’École ! Nous voulons un baccalauréat garantissant l’accès de tous les bacheliers sur tout le territoire aux filières post-bac et aux établissements de leur choix !

Nos organisations appellent les jeunes, les personnels des lycées et des universités à se réunir en assemblée générale, en heure d’information syndicale, pour en débattre, décider d’actions et réaffirmer en direction des ministres :

  • abrogation de la loi ORE et abandon de Parcoursup ;
  • refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications ;
  • retrait des réformes Blanquer du baccalauréat et du lycée ;
  • abandon du projet de réforme de la voie professionnelle telle qu’annoncée par Blanquer ;
  • exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac

Elles initieront et soutiendront les initiatives prises en direction des Recteurs, des Présidents d’Université et des ministres pour exiger que chaque bachelier ou étudiant en réorientation accède à la formation de son choix.

Statuts des enseignant.e.s : où en est-on du projet de réforme ?



Face à la destruction des statuts et des droits, mobilisons-nous !

Depuis le mois de février, le gouvernement multiplie les annonces visant à la destruction du statut des fonctionnaires en général, et des enseignant-e-s en particulier, dans le cadre du plan Action publique 2022. Durant l’été, un communiqué publié le 2 août, puis différentes interventions médiatiques sont venues préciser les choses. À l’occasion de la rentrée, SUD éducation fait le point sur les annonces gouvernementales.

L’ensemble des annonces reste très cohérent et… très inquiétant : il s’agit d’individualiser les carrières, de renforcer la concurrence entre personnels, de développer encore le management à l’école. Disons-le d’emblée : SUD éducation combat en bloc les évolutions imposées par le gouvernement. Notre slogan, « l’école n’est pas une entreprise », n’a jamais été autant d’actualité !

Vers une mobilité sur profil

Le ministère de l’Action et des comptes publics a engagé depuis le printemps une vaste mascarade sous la forme d’une prétendue « négociation » avec les organisations syndicales, dont Solidaires Fonction publique. Parmi les annonces, on trouve celle de la suppression des commissions administratives paritaires. Cela aura notamment une conséquence particulièrement inquiétante : les mutations ne seront plus examinées en commission paritaire, au moyen d’un barème transparent et connu de tous les personnels. À la place, la recette est toute trouvée : la gestion par les « managers publics », et en particulier le recrutement direct par les chefs d’établissement.

Dans le communiqué du 2 août, puis dans des interviews données à la fin de l’été, le ministère annonce en parallèle « développer significativement les postes à profil ». Des exemples sont donnés : « professeur particulièrement expérimenté en REP+, conseiller principal d’éducation pour encadrer un projet d’internat ». Cela entre dans la même logique : passer d’un système de mutations réglées par un barème à une mobilité sur profil, avec un recrutement direct avec CV et lettre de motivation, comme dans l’enseignement privé.

Vers une rémunération au mérite

La rémunération au mérite est un des volets du plan Cap 2022 pour l’ensemble de la fonction publique. Elle a commencé à être déclinée pour les enseignant-e-s avec l’annonce le 2 juillet, par le ministre Blanquer, de la prime de 3000 euros en REP+. Cette prime comprendra une part fixe de 1000 euros et une part modulable liée aux résultats des élèves. SUD éducation a immédiatement dénoncé la mise en place de cette prime.

Cette obsession entre en résonance avec celle du ministre pour l’évaluation. Les évaluations nationales de début CP, mi-CP, début 6e et début de 2nde générale ont été ou sont en passe d’être mises en place. Et plus inquiétant, le communiqué du 2 août annonce que « pour assurer une évaluation régulière et transparente des établissements scolaires, une instance d’évaluation sera créée par voie législative au 1er trimestre 2019 ». Quel meilleur moyen pour déterminer le « mérite » des enseignant-e-s que les notes de leurs élèves ?

Relevons enfin que cette rémunération au mérite va de pair avec un recul salarial pour les personnels de l’éducation. Le retour du gel du point d’indice et du jour de carences, déjà mis en œuvre, s’accompagne de la seule promesse du recours accru aux heures supplémentaires, exonérées qui plus est des cotisations salariales. En période d’inflation, cela signifie tout simplement… une baisse du salaire réel.

Vers la casse du concours

Le gouvernement a annoncé dans son communiqué du 2 août vouloir « revoir la place du concours ». Concrètement, d’après une réponse adressée à la Cour des comptes début juin par les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche, il s’agit d’avancer l’épreuve d’admissibilité au niveau licence, sans donner de précision sur les épreuves d’admission. L’objectif semble être de faire évoluer le recrutement des enseignant-e-s du modèle du concours vers le modèle de l’examen suivi d’un recrutement direct par la hiérarchie immédiate. Cela entrerait en cohérence avec la suppression des commissions paritaires et le développement de la « gestion des ressources humaines de proximité », que le gouvernement vante tant par ailleurs.

Mobilité sur profil, rémunération au mérite, casse du concours : nul besoin finalement de la création d’un nouveau corps pour exploser les statuts. C’est ce qu’a compris le gouvernement en annonçant l’abandon de ce projet de création d’un nouveau corps préconisé initialement par la commission Cap 2022 : il s’agit d’une manœuvre tactique pour mieux faire avaler la pilule.

La fédération SUD éducation dénonce en bloc les projets du gouvernement et appelle les personnels à construire une mobilisation d’ampleur.

Calendrier des AG 2018-2019

Bonjour,

Voici le calendrier prévisionel des Assemblées Générales de SUD éducation 35 pour l’année scolaire. Les AG ont lieu dans les locaux de Solidaires 35 au 5 rue de Lorraine (2e étage).

  • mercredi 10 octobre 2018 de 17h à 19h30
  • mercredi 14 novembre 2018 de 17h à 19h30
  • mercredi 12 décembre 2018 de 17h à 19h30
  • mercredi 16 janvier 2019 à 17h à 19h30
  • mercredi 27 février 2019 de 17h à 19h30
  • mercredi 20 mars 2019 de 17h à 19h30
  • mercredi 24 avril 2019 de 17h à 19h30
  • vendredi 17 mai 2019 de 9h à 17h (sur temps de travail avec autorisation spéciale d’absence)
  • mercredi 12 juin 2019 de 17h à 19h30.

Nos assemblées générales sont ouvertes à tout.e.s nos adhérent.e.s, elles constituent l’instance décisionnaire du syndicat (orientations, animation de la vie syndicale, …).