Tract fédéral pour la mobilisation du jeudi 1 er février

Lycée, bac, sélection à l’université

Mobilisation nationale le 1er février

Vers un lycée à la carte



Le rapport Mathiot préconise d’en finir avec les filières pour instaurer un lycée semestrialisé et

modulaire avec 9 parcours de majeures. Sous couvert d’une liberté de choix, ce qui est imposée c’est

l’orientation précoce dès la 2nde, l’accentuation du déterminisme social et des inégalités territoriales, la

fin de la notion d’équipe pédagogique puisque le groupe classe disparaît.

Casse du bac national

Le bac réformé ne comportera plus que 4 épreuves terminales, ce qui l’oriente vers un diplôme

« maison » dépendant de l’établissement, cassant ainsi sa valeur nationale. Avec le contrôle continu,

l’évaluation des élèves deviendra de plus en plus source de tension avec les élèves et leurs familles et

il sera beaucoup plus difficile de la faire correspondre à des enjeux formatifs et pédagogiques.

Sélection à l’entrée de l’Université



Dès cette année, le bac ne sera plus suffisant pour accéder à l’université. Lettres de

recommandations, engagements associatifs (et pourquoi pas relevé de compte bancaire des

parents ?) seront demandés par les Universités. Organiser la pénurie pour instaurer la sélection : c’est

le sale coup de ce gouvernement. Lycée modulaire + bac local + sélection : l’université ne comptera

même plus les 11 % d’enfants d’ouvriers/ères qui y étudient actuellement.

Défendre une éducation égalitaire

SUD éducation appelle à construire la riposte dès maintenant.

Les fédérations syndicales FERC-CGT, FNEC-FP FO, FSU, SGL, SUD éducation, Solidaires étudiant-

e-s, Unef, UNL, UNL-SD appellent les lycéen·nes, les étudiant·es, les personnels des universités et

des lycées à se mobiliser le jeudi 1er février 2018, à se réunir, dès maintenant, en assemblée générale

pour débattre des réformes, à se mobiliser sous toutes les formes décidées collectivement, y compris

par la grève le jeudi 1er février, dans les universités et les lycées.

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pétition CONTRACTUEL.LES

A la rentrée 2017, l’IA 35 a recruté, fait inédit, 7 contractuels pour pallier un déficit de professeurs des écoles dans le département.

Pour l’intersyndicale SNUDI FO 35, CGT Educ’action 35, SUD Education 35, cette situation est la conséquence de politiques budgétaires et de gestion à flux tendus des personnels, situation qu’elle condamne : comment admettre que le département d’Ille et Vilaine, qui est très attractif, qui ne connaît pas de difficulté de recrutement, soit déficitaire ?

La réponse de l’IA est tout autant inacceptable, de même que les autres « solutions » évoquées lors de l’audience intersyndicale du 8 novembre 2017 : réduction des temps partiels sur autorisation, réduction des disponibilités pour convenances personnelles, non remplacement des collègues absents.

L’intersyndicale exige la création des postes nécessaires (elle estime qu’il aurait fallu 136 postes à la rentrée 2017 en Ille et Vilaine) pour améliorer les conditions de travail dans toutes les écoles du département, pour assurer les remplacements, garantir les droits statutaires des personnels (droits à congé, à mutation, à formation, à travailler à temps partiel…).

L’intersyndicale exige l’application stricte du statut général de la Fonction Publique (article 3 de la loi 83-634 du 13 juillet 1983) qui impose que les emplois permanents soient occupés par des fonctionnaires.

Nous, soussignés, avec l’intersyndicale SNUDI FO 35, CGT Educ’action 35, SUD Education 35, exigeons :

  • les créations de postes nécessaires,
  • le maintien des droits statutaires, notamment du droit à travailler à temps partiel,
  • le recrutement de professeurs des écoles stagiaires sur liste complémentaire du concours et/ou l’intégration par ineat de professeurs des écoles ou d’instituteurs titulaires, pour occuper tout poste déclaré vacant après la rentrée scolaire.
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Plan étudiant- orientation post BAC, mobilisation mardi 12 à 11h30 au rectorat

Appel inter fédéral local SNES-FSU ; CGT educ’action ; FNEC FP FO ; SUD éducation ; SNESU-FSU ; CGT FERC SUP ; UNEF, Solidaires étudiant SL

Non à la sélection à l’entrée de l’université déguisée et injuste !

La réforme Vidal remet en cause le principe de libre accès à l’université, principe qui garantit à chaque jeune titulaire du baccalauréat de pouvoir continuer ses études. Sans oser le dire, le gouvernement met en place une véritable logique de sélection dans l’accès aux études supérieures.

D’une part, en prévoyant que le conseil de classe de terminale du second trimestre examine les voeux du·de la lycéen•ne et participe à un avis formulé par le·la chef•fe d’établissement, cela revient à faire des enseignant•es en lycée des acteurs de la sélection. Ces avis pourraient interdire d’emblée des projets d’orientation.

D’autre part, ce sont aussi les établissements et les formations du supérieur qui seront en difficultés :

comment traiter les millions d’avis donnés ? comment définir le nombre de dossiers acceptés au vu des capacités d’accueil en prévoyant les désistements de candidat·es qui auront formulé dix voeux non hiérarchisés ?

Par ailleurs, comment définir et évaluer quels attendus ou quels prérequis sont nécessaires pour entrer dans une licence alors même qu’il existe beaucoup de matières du supérieur qui ne sont pas enseignées dans le secondaire ?

Alors que certains attendus pourraient trier les élèves sur la base de leurs activités extra-scolaires, cette réforme freinera les parcours des lycéen•nes des milieux les plus défavorisés, quand d’autres venant de milieu plus aisés auront plus de possibilités pour valoriser leur profil. La mise en place de la réforme va accroitre la sélection sociale à l’entrée de l’université et le tri des lycéen•es selon leur origine sociale.

Nos organisations réaffirment :

1. Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous/toutes les bachelier·es sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.

2. L’exigence d’ouverture des places nécessaires à l’accueil des titulaires du bac en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.

3. Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.

4. L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne,

condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun·e au supérieur.

Nos organisations invitent les personnels de Education nationale, de l’Enseignement supérieur, les étudiant•es, lycéen•nes et parents d’élèves à se mobiliser le mardi 12 décembre sur leurs lieux d’études et de travail pour décider d’actions et appellent à se retrouver devant le rectorat de Rennes à 11h30.

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appel inter fédéral 12/12/2017

Réforme du bac et sélection à l’université

Ci-joint le tract de SUD sur la Réforme du bac et sélection à l’université. (voir pdf en bas de page).

Le texte ci-dessous :


Le tri social en marche !

-* Plan étudiant : qu’est-ce qui va changer ?
– Chaque lycéen-ne pourra faire jusqu’à dix vœux d’orientation non-hiérarchisés. Deux semaines seront consacrées au projet d’orientation en Terminale. Compilés, ces vœux seront ensuite étudiés par le conseil de classe du second trimestre et le/la chef-fe d’établissement rendra un avis sur chacun d’entre eux pour ensuite le transmettre aux établissements de l’enseignement supérieur via une « fiche Avenir ».

– Le nombre de places dans chaque formation sera fixé par le recteur. Le tirage au sort et l’algorithme d’affectation automatique sont supprimés, les dossiers des lycéen-ne-s sont consultés par les équipes pédagogiques des établissements où ils souhaitent étudier.

– Leur sélection se fera sur la base des « attendus » fixés pour chacune des formations avec des critères de type : filière de bac, notes dans certaines matières, cinq derniers bulletins de note, lettre de motivation, notes au bac de français, investissement associatif, ou encore suivi d’un MOOC présentant la filière.

– Dans les formations sélectives (CPGE, DUT, BTS, écoles…) les réponses possibles aux élèves demeurent les mêmes : Oui, Non, En attente (liste d’attente).

– Dans les formations « non-sélectives », les universités vont choisir des élèves qui remplissent ces « attendus ». S’il leur reste des places, elles doivent accepter d’autres élèves, mais en conditionnant leur inscription à l’acceptation d’un parcours pédagogique spécifique, par exemple une année de mise à niveau. L’étudiant-e devra donc faire une espèce « d’année zéro » allongeant la durée de son cursus universitaire.

– Pour les élèves qui n’auront eu aucune place car leurs attendus n’auront pas été jugés bon par les universités demandées, une commission rectorale d’accès au supérieur se réunira chaque semaine pour leur proposer des affectations dès les résultats du bac.

– Les universités pourront proposer aux étudiant-e-s des parcours à la carte via les « contrats de réussite pédagogique » : remise à niveau, cursus pluridisciplinaire, accéléré ou accompagné, de durées variables… le tout supervisé par un « directeur des études » par grand champ disciplinaire qui pourra faire évoluer ce contrat de réussite pédagogique.

Ce plan étudiant est une remise en cause du libre accès à l’enseignement supérieur. Il introduit purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université.

Individualiser les parcours c’est établir une concurrence entre les élèves, mettre en place des pré-requis, et donc accentuer encore la sélection sociale et les inégalités.

-* Non au tri dès le lycée !

Afin de guider les élèves dans leurs choix d’orientation, le projet de loi prévoit la nomination dès décembre d’un second-e professeur-e principal-e dans chaque classe de Terminale. Leur mission est de conseiller les élèves en matière d’orientation, de choix de filières et de compiler leurs vœux pour étude approfondie lors du conseil de classe du second trimestre.

Une partie du travail d’orientation et de sélection reviendrait aux enseignant-e-s des lycées : accompagnement des élèves dans le choix des filières, avis lors des conseils de classe devenant des conseils d’orientation, etc.

Cela impliquerait encore une surcharge de travail. De plus, alors que les PSY-EN donnent

des conseils aux élèves, les enseignant-e-s auraient de fait un poids décisionnel dans l’orientation des élèves. Le rôle des enseignant-e-s n’est pas de se transformer en auxiliaire de la sélection sociale : nous refusons ce travail de tri !

Les conséquences de cette réforme vont être une accentuation du processus de tri social et l’exclusion des classes populaires de l’enseignement supérieur.

-* Pour un vrai service public d’orientation

Le conseil et l’accompagnement à l’orientation nécessite des qualifications spécifiques : c’est le rôle des conseiller-e-s d’orientation (devenu-e-s Psy-EN).

Pourtant aujourd’hui cette mission est de plus en plus deléguée aux enseignant-e-s tandis que les conditions de travail des collègues Psy-EN se dégradent : augmentation des missions, baisse du nombre de postes, regroupement et fermeture des CIO et multiplication du nombre d’établissements couverts par un-e même Psy- EN.

D’autre part, le projet de loi prévoit la mise en place d’un tutorat des lycéen-ne-s par… des services civiques !

SUD éducation revendique des moyens pour un service public d’orientation : réouverture des CIO, embauche de personnels titulaires et formés pour assurer ce travail auprès des élèves.

-* Des universités sous pression

L’annonce d’un investissement d’un milliard d’euros à destination de l’enseignement supérieur et de la recherche est un leurre. Y figurent 450 millions d’euros déjà budgétisés sous forme d’appels à projet : toutes les universités n’en bénéficieront pas, n’y auront droit que celles dont les projets sont en adéquation avec les volontés gouvernementales.

Il reste donc 550 millions d’euros budgétisés sur 5 ans pour accueillir près de 3 millions d’étudiant-e-s d’ici à 2025 !

C’est totalement insuffisant, d’autant qu’aucune garantie n’existe sur les recrutements de personnels titulaires. Bien au contraire, les contrats précaires, contractuels ou vacataires, se multiplient à tous les étages : enseignant-e-s, personnels techniques, administratifs et des bibliothèques. Les conditions de travail et d’étude des personnels et des usager-e-s des universités se sont fortement dégradées ces dernières années.

Ces quinze dernières années, les choix gouvernementaux en matière d’enseignement supérieur et de recherche sont clairs : l’université doit s’adapter au marché.

Les collègues enseignant-e-s/chercheurs-euses à l’université accompliraient le reste du travail de sélection en examinant un nombre de dossiers incalculables (tous les choix non hiérarchisés devant a priori être examinés !).

  • La réforme du Bac, c’est l’adaptation du Bac à une université sélective

Ce projet de loi s’articule enfin aux annonces faites par Blanquer au sujet du Bac. D’une part, le contrôle continu serait renforcé, le contrôle terminal étant réduit à quatre disciplines.

Or, nous savons très bien avec le précédent des lycées professionnels que cela créerait des bacs « territoriaux », et donnerait donc une valeur différente aux bacs de centre-ville et aux bacs estampillés « ZEP ».

D’autre part, le Bac ne serait plus la conclusion des études secondaires, et ainsi le premier niveau de qualification ouvrant à des droits dans le monde du travail, mais il serait la porte d’entrée vers la sélection dans le supérieur. Un bac modulaire qui ouvrirait les portes de telle ou telle filière en fonction des modules validés.

SUD éducation appelle les personnels à se réunir afin de discuter des modalités d’actions contre ce Plan étudiant qui constitue un recul sans précédents du droit aux études supérieures.

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Mutations interacadémiques 2018

Pour toutes les personnes demandant une mutation interacadémique en 2018.

Merci d’envoyer la fiche ci-jointe à syndicat@sudeducation35.fr et à envoyer également par mail à : capncertif@sudeducation ET gilles.hargous@wanadoo.fr.

Elle servira à la phase primordiale de vérification des barèmes en GT académiques avant envoi des dossiers à la DGRH et la tenue des CAPN.

Pour rappel, cette année, ouverture du serveur Siam entre le 16 novembre (12H00) et le 5 décembre (18H00, et non 12H00 comme les années précédentes).

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Nouveau Tract de Sud Education 35 à imprimer

Voici les nouveaux tracts de Sud Education 35 avec tous les contacts et les infos de permanences du syndicat. Il contient également le calendrier des AG 2017-2018.

Nous contacter : Par téléphone : 0953775722 / 0783493145

Par mail : syndicat@sudeducation35.fr

Permanence les vendredis après-midi de 14h à 17h au local de SUD Solidaires (5 rue de Lorraine à Rennes).

Permanence à l’ESPE Rennes les mercredis après-midi de 13h à 14h dans le hall en face de l’amphi Condorcet (153 rue Saint-Malo).

Toutes nos actus et articles sur notre page Facebook : www.facebook.com/sudeduc35/

et sur notre site : www.sudeducation35.fr

PLUS PERSONNE À LA RUE !

Nombreuses organisations associatives, politiques, syndicales dont la nôtre réclament :

Un centre d’hébergement ouvert 24H/24, toute l’année et sans conditions.

…À compter du 1er novembre (début de la trêve hivernale), nos organisations se retireront de la gestion du gymnase Échange pour la confier à la préfecture.

Monsieur le préfet a donc 15 jours pour se mettre au travail pour respecter la loi :

Nous ne le ferons plus à sa place !

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PPCR DANS LE 1ER DEGRÉ

Tout savoir sur le PPCR dans le 1er degré

Dispositif PPCR, « rendez-vous de carrière », quesaco ?

Compte-rendu du groupe du travail sur le nouveau mode de gestion des personnels du 1er degré qui s’est tenu à la DSDEN le jeudi 12 octobre.

En septembre 2015, SUD/Solidaires a refusé de signer le protocole d’accord PPCR, en dénonçant ses nombreuses dérives :

  • revalorisation insigni ante des salaires de la Fonction publique ;
  • facilitation de la mobilité contrainte, dans le but d’accompagner la réforme territoriale et de gérer la exibilité sous fond de réduction des emplois publics ;
  • profonde évolution de la gestion du personnel vers plus d’arbitraire, vers l’individualisation et la mise en concurrence des agents.

Le protocole PPCR avait été rejeté par la Cgt, Fo et SUD/Solidaires qui représentent ensemble 50,2 % du personnel de la fonction publique alors que les syndicats Cfdt, Cftc, Unsa, Fa-fp et Fsu (49,8 %) s’y étaient déclarés favorables. Mais M. Valls et M Lebranchu ont pourtant décidé de le passer en force, sans aucun respect de la démocratie sociale ni de la loi.

Il s’applique donc désormais aux personnels. Ci dessous une tentative d’explication de ce nouveau mode d’avancement des personnels.

Textes de référence

Guide du rendez-vous de carrière des personnels enseignants, d’éducation et psychologues de l’éducation nationale. Septembre 2017. Sur le site www.education. gouv.fr

Dans ce guide vous ne trouverez pas de grille d’évaluation normée car pas de rapport d’inspection ni de rapport de visite ni de note mais des appréciations, avis, observations. Référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation, des psychologues de l’éducation nationale.

SIAE : Outil de gestion des campagnes et rendez-vous de carrière, l’onglet ne sera actif que pour les enseignants concernés par un rdv carrière.

Lien depuis i-prof : « Les guides »/ Carrières/ Promotions.

Dispositif

1er rdv de carrière : dans la 2e année du 6e échelon.

2nd rdv de carrière : avec une ancienneté de 18 à 30 mois au 1er septembre 2017, dans le 8e échelon.

3e rdv carrière : dans la 2e année du 9e échelon pour l’accès à la hors classe. Une grille d’évaluation,pas de rapport d’inspection.

Moments de la carrière et rendez-vous « normés », avec grille d’évaluation, remplie par les éva- luateurs.

Pas de notes, des avis ou appréciations pour les promotions d’échelon.

Procédure d’information du rendez-vous de carrière

Réception d’un mail sur la boîte professionnelle et i-prof avant les congés d’été qui annonce le rdv de carrière dans l’année scolaire suivante, accompagné d’une notice.

Lien vers l’application SIAE sur i-prof ou dans le corps du mail.

L’agent est averti au moins 1 mois avant de la date et heure du rendez-vous de carrière, il doit y répondre positivement ou négativement. Une réponse négative pour la date proposée doit être justi ée par une raison du type sortie scolaire, maladie…En cas de réponse négative, l’IEN propose une nouvelle date à l’agent.

Refus d’un rdv de carrière : il doit être noti é et ce cas devra-t-être étudié en CAPD.

Que se passe-t-il si on est en congé de maternité, en congé parental, en congé de longue maladie, en dispo durant l’année du rendez-vous de carrière ?

Dans de tels cas, le rendez-vous de carrière n’a pas lieu. Il n’est pas non plus reporté l’année suivante.

L’avancement de carrière est soumis à la CAPD (Commission administrative paritaire départementale) l’année qui suit.

On ne peut pas redemander à avoir ce rendez-vous.

L’administration n’a pas encore de « visibilité » quant aux manières de gérer les déséquilibres d’avancement de carrière dans le cas de congé maternité.

Cas des enseignants n’étant pas devant élèves

Le rdv carrière ne sera composé que d’un entretien.

Equilibre femmes-hommes

Dans chacun des corps, les promotions tiendront compte dans le choix des promus de l’équilibre femmes/hommes.

C’est à dire que le pourcentage des femmes et hommes promus sera le même que le nombre de femme et d’hommes dans l’échelon.

Cet équilibre se fera au niveau départemental.

Préparer son entretien avec le guide ?

Il y a un « document de REFERENCE » national mentionné dans le guide.

Il n’est pas obligatoire de le pré-renseigner, ni de le transmettre au préalable à l’IEN.

Selon l’administration, il a pour objet de préparer l’entretien, d’axer l’entretien sur certaines questions didactiques ou pédagogiques.

Le calendrier dans l’académie de Rennes

Avant cet été :

Les collègues ont dû recevoir un mail leur disant qu’ils étaient concernés par un rendez-vous de carrière.

Ce sont les collègues aux échelons 6, 7 et 9 dans la deuxième année de l’échelon 9 qui seront concernés cette année 2017-2018, environ 400 personnes.

Si un-e collègue est dans ce cas et n’a pas encore reçu de message à ce sujet, il est possible d’en être averti qu’en novembre car l’académie met à jour ses chiers en ce moment.

Entre le 31 mai et le 15 juin 2018 : communication du compte-rendu du rdv de carrière aux agents via SIAE.

L’agent peut formuler par écrit des remarques dans la case « observations formulées par l’agent » avant le 7 juillet.

A la rentrée 2018+15 jours, l’agent reçoit une noti cation de l’appréciation nale. A ce moment là, il peut demander la révision de son appréciation nale par un recours gracieux, courrier à la DASEN. L’administration peut répondre dans les 30 jours. En cas de non réponse de l’administration, cela vaut rejet du recours. En cas de réponse défavorable, l’agent saisit la CAPD.

Campagne d’avancement

La prochaine CAPD d’avancement se tiendra sans doute vers janvier 2019. 2017-2018 est une année de transition (CAPD avancement du 16/11 annulée). D’autres réunions avec les organisations syndicales auront lieu cette année au sujet du dispositif car le cadrage national n’est pas encore xé avec précision.

L’administration est encore en attente des listes stabilisées des personnels éligibles au rdv de carrière et du calendrier des promotions.

Avancement accéléré : 30 % des personnels béné cieront d’un avancement accéléré, ces derniers passeront à l’échelon supérieur un an avant les autres.

Les propositions d’avancement à la hors classe s’appuieront sur 2 éléments : l’appréciation nale du 3e rdv et le nombre d’années de présence de l’agent dans la plage d’appel statutaire à la HC (à partir de 2 ans dans le 9e échelon). Pour les collègues déjà au 10e et 11e échelon et pour qui un rdv de carrière n’est pas prévu, le passage à la HC se fera uniquement selon le 2e critère.

Les agents concernés par la promotion à la classe exceptionnelle : les dossiers sont en attente pour le moment. 10 % de l’ effectif du corps béné ciera de cette promotion. Dans ces 10 %, 80 % seront des enseignants au 3e échelon de la HC et cumuleront 8 années dans des fonctions particulières et 20 % seront des enseignants au 2e échelon et seront considérés comme ayant une « valeur professionnelle exceptionnelle » (appréciée par les évaluateurs…).

N° 6, N° 8, N°9 en classe normale ?

Vous avez eu une inspection ou une visite en 2016-2017 ?

Vous étiez en retard d’inspection ? Vous étiez à l’échelon 9 classe normale depuis un an ? Vous avez été visité-e en 2016-2017 mais cela ne suffit pas…


Pour pouvoir accéder à la hors-classe, il faudra participer à la campagne et donc :

avoir une nouvelle visite et de nouveaux entretiens de carrière en 2017-2018.


Donc rebelote ! L’administration dit vouloir appliquer strictement le protocole du ministère pour ne pas rencontrer de vice de forme lors de la prochaine CAPD, ni de contestations d’inégalité de traitement dans les procédures.

Pour les inspecté-e-s de l’échelon 6 et 8, vous avez été inspecté-e en 2016-2017 ?

L’inspection cette année doit aussi avoir lieu, avec les entretiens, pour valider l’avancement lors de la prochaine CAPD.

Le reclassement au 01/09/2017

Au 01/09/2017, nous avons eu notre reclassement.

C’est actualisé avec le nouveau système, d’où des dates différentes de nos arrêts du système précédent.

A priori, a pris effet sur notre paie d’octobre

Pour les échelons 9 classe normale, la note pédagogique est celle arrêtée au 31/08/2016.

La visite n’est pas une inspection, donc, pas de note pédagogique, même si visite en 2016-2017. Pour les 6 et 7, dernière note pédagogique arrêtée.

Les promotions à venir indiquées sur i-prof, si noté « grand choix-choix » au …, sont erronées ! C’est l’ancien dispositif d’avancement, lequel n’est plus valide.

En cas d’absence de note pédagogique mentionnée pour les jusqu’à 9, le signaler aux services.

Bravo si vous avez été jusque là :)

Le syndicat reste évidemment à votre disposition pour toute information complémentaire

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L’austérité dans l’enseignement supérieur et la recherche : « Il y en a marre ! »

Les syndicats soussignés appellent à organiser des assemblées générales dans tous les établissements entre le 9 et le 20 octobre 2017 dans la perspective de construire des actions dans notre secteur.




Le Gouvernement Macron accumule les mesures contre les agent.e.s de la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, hausse de la CSG à 1.7% sans garantie de compensation, perspective de 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique. Sans compter les menaces contenues dans les ordonnances « loi travail » qui après avoir touché le secteur privé seraient sans nul doute transposées dans le public : le « contrat de projet » (synonyme de précarité à vie !), la disparition des CHSCT, l’affaiblissement des règles nationales au profit « d’arrangements locaux »…

Une rentrée sous le signe de l’austérité

Dans notre secteur, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) a annoncé une hausse de son budget de 700 M€ en 2018. Cette faible augmentation sera en réalité absorbée pour près de la moitié par le remboursement de la dette contracté auprès des organismes internationaux de recherche. Il restera 400 M€ pour financer les évolutions de carrière, remplacer les départs, pour répondre à l’augmentation continue du nombre d’étudiants, pour rénover les bâtiments, développer la recherche, réduire l’emploi précaire et améliorer les conditions de travail. 25 M€ supplémentaires iraient aux laboratoires. Lesquels ? Sous quelles formes ? Rapporté au nombre de laboratoires, c’est infinitésimal ! Pour rappel 331 M€ ont été annulés sur le budget 2017 au début de l’été dont 95 M€ de crédits pour la recherche et les formations universitaires !

Bref, les universités et les laboratoires seront toujours confrontés à la misère de leurs financements, à la course épuisante et sans fin aux contrats, dont la très grande majorité est finalisée. Les 70 000 précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche n’auront toujours pour la plupart d’entre eux que pôle emploi comme horizon.

Des rémunérations indignes et la précarité pour les plus jeunes

Les rémunérations des personnels titulaires sont de 30 à 40% inférieures aux autres secteurs de la Fonction publique, le nombre de recrutements ridicule, les carrières bloquées, sans parler des postes gelés et des établissements en déficit. Tout cela impacte largement les conditions d’études des étudiants qui, cette année, ont été les premières victimes du manque de budget avec près de 4000 jeunes bacheliers qui n’ont pas eu de place dans l’enseignement supérieur. Et pour ceux qui

ont pu accéder à l’université, ils se retrouvent aujourd’hui dans des amphithéâtres et des TD surchargés les empêchant de suivre leurs cours dans de bonnes conditions. Du côté des personnels, cette politique menée au nom de l’excellence génère mal-être et souffrance au travail.

Le 18 septembre 2017 le CNESER, s’est exprimé à une très large majorité sur la nécessité de développer l’emploi scientifique et revaloriser les carrières du personnel de l’ESR. Il s’est aussi exprimé clairement sur les conséquences du financement via le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) en indiquant que « la partie du PIA affectée à l’ESR, actuellement pilotée au niveau du premier ministre et dont l’efficacité est contestée par la Cour des comptes, a été utilisée comme un instrument pour imposer aux établissements des restructurations et leur mise en compétition ».

La recherche et l’enseignement supérieur vont très mal. Pour nos organisations il est inadmissible que le budget 2018 accroisse encore les difficultés. Dans le contexte d’austérité budgétaire affaiblissant la Fonction publique et dégradant les situations faites aux agent.e.s publics, il est nécessaire de se mobiliser pour gagner l’amélioration des conditions de travail et d’emploi, des carrières et du pouvoir d’achat.

Les actions proposées sont à considérer comme un moment spécifique dans la contestation de la politique que souhaite imposer le gouvernement. Elle s’inscrit, avec les autres appels interprofessionnels, dans un mouvement plus général visant à endiguer la vague des régressions sociales. Dans le cadre de cette journée, les organisations syndicales de l’ESR invitent les personnels à se mobiliser pour exiger :

 le dégel et la revalorisation de la valeur du point d’indice et un rattrapage en nombre de points du pouvoir d’achat perdu ces dernières années ;

 un plan pluriannuel de création d’emplois de fonctionnaires, enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, personnels techniques de bibliothèques et administratifs à hauteur de 5 000 créations par an pendant 10 ans ; dès à présent, dégel de tous les emplois vacants ;

 la fin de la politique de précarisation et la mise en place d’un plan de titularisation des contractuels et vacataires de l’ESR ;

 une réelle augmentation du financement public de l’ESR : 3 milliards d’€/an pendant 10 ans pour atteindre l’objectif de 1% du PIB pour la recherche publique et 2% du PIB pour l’enseignement supérieur ;

 la garantie d’un libre accès à l’Enseignement Supérieur pour l’ensemble des bacheliers.

Etudiant.e.s, personnels, toutes et tous ensemble mobilisé.e.s le 10 octobre !

Les fédérations de fonctionnaires appellent l’ensemble des personnels à faire grève et manifester le 10octobre pour s’opposer aux mesures prévues par le gouvernement, demander une augmentation du pouvoir d’achat et la revalorisation des carrières et les moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d’exercer leurs missions de services publics.


Les organisations syndicales de l’Enseignement supérieur et la recherche soussignées invitent personnels et étudiant.e.s à s’inscrire dans cette journée de mobilisation et à rendre visibles ensemble les problèmes et les revendications de notre secteur.

SNESUP-FSU, SUD Recherche EPST, SUD Education, UNEF, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNTRS-CGT, CGT-FERCSUP, CGT-INRA et Solidaires Étudiant-e-s

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Qui sommes nous ?


Un syndicat intercatégoriel qui rassemble toutes les catégories de personnels de l’Education nationale : enseignant.e.s de tous les niveaux, personnels de vie scolaire, administratifs, de santé, travailleurs sociaux, qu’ils soient titulaires ou non.

Un syndicat inscrit dans l’interprofessionnel, membre de l’Union syndicale Solidaires qui réunit de plus en plus de syndicats du public et du privé : Solidaires Finances Publiques, SUD PTT, SUD Télécom SUD Rail, SUD Santé Sociaux, Solidaires Etudiant.e.s, SUD Collectivités Territoriales, SUD Culture, SNJ (journalistes), SUD Banques, SUD Energie, etc.

Un syndicat qui lutte contre les discriminations et l’exclusion aux côtés des chômeurs et chômeuses, des précaires, immigré.e.s avec ou sans papiers contre le fascisme, le racisme, le sexisme, l’homophobie et toute forme de discrimination.

Pour un autre syndicalisme, nous agissons :

en pratiquant la rotation des mandats et la limitation des décharges syndicales à un mi-temps au maximum.

en garantissant l‘indépendance à l’égard des partis politiques.

en assurant son auto-financement.

en fonctionnant sur le principe de la démocratie directe : régulièrement , les adhérent.e.s élaborent les positions, déterminent l’orientation et décident l’action dans le cadre des congrès et dans les assemblées générales départementales.

en étant engagés concrètement dans les luttes, sur le terrain.

Un syndicat à la fois de luttes et de transformation sociale, un syndicat qui s’oppose résolument au néo-libéralisme appliqué à l’école comme aux services publics et à la société toute entière, qui combat la précarité, la flexibilité, l’exploitation et l’exclusion, qui agit pour « une autre société, une autre école ».

DROIT A LA SCOLARISATION DE TOU-TE-S/Occupation Gymnase Echange

Pétition intersyndicale de l’Éducation de l’Ille-et-Vilaine

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POUR LE DROIT AU LOGEMENT ET À LA SCOLARISATION POUR TOU.TE.S

L’occupation du gymnase du collège Echange à Rennes par des migrant.e.s sans hébergement stable interpelle directement la responsabilité de l’Etat qui ne remplit pas les obligations qui sont les siennes. Les migrant.e.s en attente du statut de réfugié.e.s devraient être logé.e.s dans les Centre d’accueil des demandeurs du droit d’asile (Cada) conformément à la Convention de Genève et au Code du Droit d’Asile qui font obligation à l’État de nourrir, de vêtir et de loger tout demandeur d’asile quelle que soit sa nationalité ; et les personnes en situation de détresse, indépendamment de leur situation administrative, sont également censées avoir accès à un hébergement digne.

Ce double manquement à la mise œuvre des textes garantissant le droit au logement, met également le service public de l’Education nationale en porte-à-faux puisqu’aujourd’hui de nombreux jeunes, dans le département, sont soustraits à l’obligation d’être scolarisés dans des conditions décentes et ne peuvent exercer pleinement leur droit aux études. Comment des enfants et des adolescent.e.s vivant sans abri peuvent-ils suivre pleinement la scolarité à laquelle ils ont pourtant droit ?

L’exercice d’un plein droit à la scolarité suppose aussi que les jeunes migrant.e.s qui ne parlent pas français puissent avoir accès à des classes spécifiques qui leur donnent les moyens de réintégrer ensuite le cursus normal, quand leur maîtrise de la langue est suffisante. Toute remise en cause des classes de français langue étrangère (FLE) constitue une nouvelle entorse à l’obligation faite à l’institution scolaire d’accueillir tous les élèves, conformément aux principes de la laïcité, dans des conditions dignes.

Pour toute ces raisons nous demandons :

  • que soit réquisitionné au plus vite un bâtiment adéquat et qu’on crée à Rennes un centre d’hébergement, animé par un personnel formé et ouvert 24 heures sur 24 pour tous les sans-abri ;
  • que les places d’internat disponibles dans les établissements scolaires soient mises à la disposition des élèves sans- abri qui pourraient en faire la demande et que de nouvelles places soient créées si les capacités d’accueil s’avèrent insuffisantes ;
  • le maintien et le développement des classes français langue étrangère (FLE ou UPE2A) destinées aux élèves ne parlant pas encore la langue française.

Mercredi 18/10 à midi : Pique-nique devant la préfecture

Samedi 21/10 au gymnase : Tournoi de foot solidaire

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Pétition

Le 19 octobre et après… Construire le rapport de force

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DECLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES

CGT – FO – Solidaires d’Ille et Vilaine.

Avec plus de 6 000 manifestants en Ille-et-Vilaine, près de 400 000 au total en France, la journée de grève et de manifestations du 10 octobre est incontestablement une réussite.

Cette journée de mobilisation est un tremplin pour les agents de la fonction publique pour gagner de meilleurs conditions de travail et de rémunération, conquérir les moyens qui permettent d’offrir à la population des services publics de qualités.

La participation de salariés du privé, de privés d’emplois et précaires, de retraités, d’étudiants, qu’elle soit individuelle ou organisée, démontre la volonté du monde du travail de faire converger les luttes sociales.

La politique ultra libérale du gouvernement est majoritairement contestée et ce n’est pas

l’accélération des ordonnances ou des réformes qui veulent s’attaquer tout azimut aux droits, à la sécurité sociale, aux retraites, à l’assurance chômage qui va répondre aux exigences de justice sociale qui s’exprime massivement.

Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires d’Ille-et-Vilaine conscientes de leurs responsabilités et à l’appui des journées d’actions des 12, 21, 28 septembre et à nouveau le 10 octobre appellent à amplifier la mobilisation sous toutes les formes et invitent les salariés à décider du débrayage, de la grève, et de la participation en nombre aux rassemblements et manifestations pour le retrait des ordonnances, pour des droits nouveaux et renforcés pour toutes et tous, contre les politiques de répression sociale.

Jeudi 19 octobre

A RENNES 11H30 Esplanade Charles de Gaulle

A REDON 17H Place de la République

A Fougères, Saint Malo et Vitré selon les modalités définies localement.

Rennes, le 13/10/2017

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Déclaration OS 19-10-2017

Calendrier des AG 2017-2018

Voici le calendrier prévisionnel de toutes les AG de SUD éducation 35. Nos AG sont ouvertes à tous et toutes les adhérent.e.s. Elles ont lieu au local de Solidaires 35, 5 rue de Lorraine à Rennes.

  • mercredi 6 septembre 2017 à 17h,
  • mercredi 11 octobre 2017 à 17h,
  • mercredi 15 novembre 2017 à 17h,
  • mercredi 13 décembre 2017 à 17h,
  • mercredi 17 janvier à 17h,
  • mercredi 14 février à 17h,
  • vendredi 16 mars de 9h à 17h,
  • mercredi 11 avril à 17h,
  • mercredi 23 mai à 17h,
  • vendredi 29 juin de 9h à 17h.
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Dispositif PPCR « rendez-vous de carrière » quésaco ?


Dispositif PPCR

« rendez-vous de carrière » quésaco ?


Compte-rendu de Sud Education Bretagne du groupe du travail sur le nouveau mode de gestion des personnels qui s’est tenu au rectorat ce vendredi 6 octobre 2017

En septembre 2015, SUD / Solidaires a refusé de signer le protocole d’accord Ppcr, en dénonçant ses nombreuses dérives :

• revalorisation insignifiante des salaires de la Fonction publique ;

• facilitation de la mobilité contrainte, dans le but d’accompagner la réforme territoriale et de gérer la flexibilité sous fond de réduction des emplois publics ;

• profonde évolution de la gestion du personnel vers plus d’arbitraire, vers l’individualisation et la mise en concurrence des agents.

Le protocole Ppcr avait été rejeté par la Cgt, Fo et SUD/Solidaires qui représentent ensemble 50,2 % du personnel de la fonction publique alors que les syndicats Cfdt, Cftc, Unsa, Fa-fp et Fsu (49,8 %) s’y étaient déclarés favorables. Mais M. Valls et M Lebranchu ont pourtant décidé de le passer en force, sans aucun respect de la démocratie sociale ni de la loi.

Il s’applique donc désormais aux personnels. Ci dessous une tentative d’explication de ce nouveau mode d’avancement des personnels.

Sud éducation Bretagne et ses commissaires paritaires en CAPA restent évidemment à votre disposition si vous avez des questions, des éclaircissements, ou le souhait de voir suivi votre dossier.

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PPCR quezaco ?
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Loi travail XXL en grève le 12 septembre

Contre la loi travail XXL, les attaques contre la fonction publique et dans l’éducation, nous serons tous e grève le mardi 12 septembre, manifestation à Rennes à 11h esplanade Ch de Gaulle. ci dessous l’appel SUD éducation, l’appel intersyndical départemental, l’appel inter-organisation à la constitution d’une AG après la manifestation.

Appel SUD éducation :

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Appel inter-syndical départemental :

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Appel inter-organisation à une AG

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CP à 12 : le grand n’importe quoi !

Dans plusieurs départements, les enseignant-e-s se sont mobilisé-e-s contre la mise en œuvre des CP à 12 en REP+ à la prochaine rentrée. Les personnels protestent contre la suppression du dispositif « Plus de maîtres que de classes » (PDMQDC) et contre l’obligation qui leur est faite de mettre en œuvre cette mesure de marketing politique.

Ces CP à 12 vont s’ouvrir via le redéploiement de postes existants, au détriment des postes PDMQDC (qui ont eu à peine le temps d’exister) et des postes de remplaçant-e-s (qui sont déjà largement insuffisants).

À 10 jours de la fin de l’année scolaire, cette décision met les équipes éducatives en grande difficulté :

Les locaux pour diviser en deux les classes de CP sont souvent inexistants ou insuffisants. Les municipalités ne sont pour beaucoup pas en mesure d’assurer des conditions matérielles satisfaisantes pour créer ces classes.

En imposant un cadre d’effectif restreint sur un seul niveau, cette décision bafoue la liberté pédagogique des équipes, qui ne pourraient par exemple plus former des classes multi-âges ou décider d’autres organisations qui sortent du cadre traditionnel.

Ces nouvelles contraintes sur la répartition des élèves pèsent sur les effectifs des autres classes.

À cause de cette mesure, les PDMQDC et les remplaçant-e-s sont déplaçé-e-s d’office. Les droits des personnels en matière d’affectation sont ainsi bafoués. C’est aussi le cas des répartitions des postes prévues dans les cartes scolaires et de leur contrôle par les instances représentatives des personnels.

Cette opération de communication, qui présente ce dispositif comme une panacée garantissant la réussite des élèves, va mettre les enseignant-e-s de CP en REP+ sous pression. Cette injonction de réussite à 100% ne tient pas compte des facteurs sociaux. Elle vise à dissimuler le manque de moyens réels de prévention et de prise en charge des difficultés. Cela supposerait notamment des RASED complets en nombre suffisant, une médecine scolaire digne de ce nom, une formation initiale et continue à la hauteur des besoins et une réflexion sur les pratiques pédagogiques.

Une fois de plus, les personnels subissent les lubies des mandatures successives et leurs aberrations pédagogiques, au détriment de leurs conditions de travail et des conditions d’apprentissage des élèves.

SUD éducation revendique :
– la baisse générale des effectifs par classe, des programmes dont les contenus laissent du temps à la manipulation, l’expérimentation, la recherche, la possibilité d’un réel travail en équipe et la mise en place de pédagogies coopératives
– le maintien de toutes les écoles dans les dispositifs de l’éducation prioritaire, avec des seuils d’effectifs réduits pour tout-e-s
– plus de professeur-e-s des écoles que de classes dans toutes les écoles, la réduction du temps de service des PE : 18 heures d’enseignement et 6 heures de concertation et de travail en équipe, la différenciation entre le temps de travail des PE devant élèves et le temps d’enseignement pour les élèves

  • le respect du choix des équipes pédagogiques concernant la répartition des élèves et la constitution des classes

Peut-on refuser ?


En appui des mobilisations, les personnels peuvent faire valoir les dispositions de l’article 2 du décret 89-122 relatif aux directeurs d’école, confirmées par la circulaire 2014-163 du 1er décembre 2014. Ces textes réglementaires indiquent qu’il appartient bien aux équipes, en conseil des maître-sse-s, d’organiser par elles-mêmes la répartition des élèves dans les classes en fonction de leurs objectifs pédagogiques. Les personnels n’ont donc pas à se sentir tenus de se conformer à ces injonctions hiérarchiques, et ce d’autant plus qu’aucune nouvelle instruction officielle n’est parue.

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