Suite aux annonces du premier ministre : l’objectif, c’est plus que jamais d’obtenir le retrait, par la grève et sa reconduction !

Le premier ministre a annoncé aujourd’hui le projet du gouvernement contre nos retraites, sous la pression du mouvement social. L’essentiel de la réforme consiste bien en une baisse des pensions et un allongement du temps de travail : c’est donc une attaque du capital contre nos salaires. Jamais Édouard Philippe n’aura évoqué la question des cotisations qui est l’enjeu principal de la solidarité dans notre société.

Le gouvernement renonce à appliquer son projet de contre-réforme pour les travailleurs et travailleuses né-e-s avant 1975. Dans le même temps, il essaie d’imposer son projet encore plus tôt aux jeunes salarié-e-s, qui le verraient s’appliquer dès 2022 pour celles et ceux qui auraient 18 ans à ce moment. Il promet des avancées pour les femmes et la famille, or chaque mesure annoncée est inférieure en droit à celle qui existe déjà dans le système actuel.

Concernant les personnels de l’éducation, et en particulier les enseignant-e-s, le gouvernement n’évoque que des mesures vagues de compensation de la baisse des retraites programmée par quelques primes. Il s’est montré incapable de chiffrer ses mesures. Et pour cause, pour maintenir un niveau de pension comparable au régime actuel, il faudrait augmenter les enseignant-e-s, par exemple, de près 1 500 euros par mois en moyenne ! Plus grave, il assume le fait d’ouvrir le chantier de la carrière et du temps de travail, avec des concertations prévues dès le premier semestre 2020 : il s’agit de remettre sur le tapis la réduction des vacances scolaires et l’augmentation du temps de travail. Les personnels de l’ESR sont aussi menacés par une telle remise en cause de leurs droits. Le gouvernement promet d’inscrire dans la loi un niveau de retraites comparable aux autres cadres A de la fonction publique mais rien ne garantit que leur pension ne sera pas baissée par rapport à l’ancien système. Le ministre considère que cette réforme est une solution pour les travailleurs, travailleuses qui subissent la précarité, alors que celle-ci s’est aggravée avec les lois Macron et est au cœur de la loi transformation de la Fonction publique, qui touche directement notre secteur.

Pour SUD éducation, il est évident que le projet Macron-Delevoye est un projet de régression sociale majeure qu’il faut combattre frontalement par la grève. Aujourd’hui, le gouvernement est sous pression : chaque journée de grève est un coup porté au gouvernement et au patronat qu’il sert. L’impact sur les profits des entreprises à l’approche des fêtes de fin d’année est de nature à contraindre le gouvernement à lâcher son projet. Le rapport de force est en notre faveur : les révélations concernant les liens de Delevoye avec le monde de l’assurance achèvent de le déconsidérer, le gouvernement et notamment notre ministre de l’éducation apparaissent fébriles. À cet égard, des épisodes de violence policière se multiplient contre des grévistes, mais aussi des lycéen-e-s et étudiant-e-s.
Pour obtenir le retrait total du projet de loi, amplifions la grève, générale, interprofessionnelle et reconductible !

Durant la fin de la semaine, le jeudi 12 décembre et le week-end auront une grande importance dans l’amplification de la mobilisation. La grève doit être utilisée pour organiser des manifestations, tourner, diffuser du matériel, entraîner toujours plus de collègues dans la grève, préparer les manifestations, organiser des Assemblées générales et converger avec les autres secteurs professionnels en grève à travers notamment des actions de blocage économique.

Dans le cadre de la construction de la grève générale interprofessionnelle pour l’obtention de l’abandon du projet de loi, il s’agit également de frapper un grand coup, à travers une véritable démonstration de force à même de faire vaciller le gouvernement et le patronat : dans cette perspective, le mardi 17 décembre doit être une réussite : soyons massivement en grève et en manifestations.

Conséquences de la réforme Blanquer sur les concours et la formation des PE en Bretagne

Ci-joint plusieurs documents sur les conséquences de la réforme Blanquer sur les concours et la formation, avec un focus particulier ici sur le concours PE dans l’académie de Rennes.
Des précisions seront apportées par la suite.

Une caisse de grève pour soutenir les grévistes !

Une adresse, simple à retenir et à diffuser massivement : caissedegreve.sudeducation.org

Pour obtenir satisfaction sur nos revendications, la seule solution est l’amplification d’un mouvement reconductible massif et dans la durée pour bloquer l’économie.

De nombreuses caisses de grève existent déjà, que ce soit localement ou dans différents secteurs mobilisés. SUD éducation a fait le constat qu’il n’existe pas de caisse de grève nationale dans le secteur de l’éducation prise en charge par une organisation syndicale.

Pour SUD éducation, le mot d’ordre est clair : retrait pur et simple du projet Macron-Delevoye !

SUD éducation lance donc une caisse de grève permettant de soutenir les personnels de l’éducation en grève. Le montant récolté sera utilisé en fonction des besoins par ses syndicats locaux pour être au plus prêt des besoins du terrain.

Pour aider les grévistes de l’éducation, SUD éducation appelle donc toutes celles et ceux qui soutiennent la mobilisation en cours à participer à la caisse de grève.

Pour accéder à la caisse de grève, https://www.helloasso.com/associations/sud-education/collectes/solidarite-avec-les-grevistes-de-l-education

 

Comment donner ?

Pour donner par carte bancaire, il vous suffit de cliquer ici.

Pour donner par chèque, il suffit d’adresser un chèque par voie postale à l’adresse :

Fédération SUD éducation 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris

N’oubliez pas d’apposer la mention « Soutien aux grévistes » au dos du chèque.

À quoi sert cet argent ?

Il servira uniquement à la solidarité avec les grévistes de l’éducation :

  • Accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap (AESH) ;
  • Assistant-e-s d’éducation ;
  • personnels administratifs en établissement ou dans les rectorats / DSDEN…
  • professeur-e-s des écoles, contractuel-le-s ou fonctionnaires ;
  • professeur-e-s de collège et lycée, contractuel-le-s ou fonctionnaires ;
  • enseignant-e-s en université, contractuel-le-s ou fonctionnaires.

Est-ce que mon don servira uniquement à des enseignant-e-s syndiqué-e-s à SUD éducation ?

Non. l’argent collecté par la fédération sera reversé aux syndicats locaux, ce qui leur permettra d’abonder les caisses de soutien locales, et d’organiser la solidarité au plus près des réalités locales. Comment les personnels pourront-ils et elles faire connaître leur situation pour bénéficier de la caisse de soutien ? SUD éducation mettra en œuvre ses moyens de communications syndicaux : affichage sur son site, et préviendra les personnels par un mail spécifique sur la messagerie académique de tous les personnels.

Et mes données personnelles ?

SUD éducation s’engage à ne conserver les informations personnelles que durant la durée de la campagne (de la collecte jusqu’à la répartition des fonds collectés).

Après, toutes les informations permettant de vous identifier seront détruites.

Une seule exception : la trace comptable du versement pour des raisons légales et de transparence financière. SUD éducation s’engage à ne vous contacter que dans le cadre de cette campagne.Vous aurez bien sûr conformément à la loi la possibilité sur simple demande de rectifier les informations personnelles vous concernant.

Et quelle confiance puis-je avoir dans le fait que ces fonds seront effectivement répartis entre les grévistes ?

SUD éducation est une organisation syndicale. À ce titre, elle fait certifier et publie ses comptes chaque année. Chacun et chacune pourront vérifier que l’argent a été effectivement versé aux grévistes.

Reconduction de la grève pour nos retraites ! Tous les éléments sur l’Ille-et-Vilaine

AGENDA DE LUTTE INTERPROFESSIONNEL

Un comité de grève éducation 35 (intersyndical et intercollectif) a été mandaté par l’AG des grévistes du 5 décembre pour organiser la grève reconductible et obtenir le retrait du projet de réforme des retraites.
Vous pourrez y trouver les actions à venir dans le département.
 
Pour alimenter la page, faites-nous remonter les actions à annoncer (y compris interpro) ou l’état de la mobilisation quotidienne (nombre de grévistes, actions) sur l’adresse: comitegreve35educ@gmail.com
 

Mardi 17 décembre

  • [EDUC] Rassemblement à 9h30 à l’école Olympe de Gouges pour partir en cortège commun vers Charles de Gaulle.
  • [INTERPRO] Rennes, 11h : Grève et grande manifestation partant de l’esplanade Charles de Gaules.
  • [EDUC] Rennes, 14h30 : AG de grève à l’université Rennes 2 Amphi B8

 

Lien vers un AGENDA partagé Framapad mis à jour en continu.

En grève pour nos retraites ! Et maintenant, on reconduit !

En effet, cette journée du 5 décembre ne doit pas rester isolée. Elle doit être pour nous le point de départ d’un mouvement de grève reconductible interprofessionnel paralysant réellement l’activité économique et seul à même de nous permettre de gagner.

Le piège que constituent les diverses annonces gouvernementales (« clause du grand-père », éléments de calendrier et de négociation…) ne doit pas nous duper et freiner la mobilisation, et doit être pris comme un signe de l’inquiétude du gouvernement face à la contestation massive en construction. C’est le moment de lui faire vraiment peur et de le faire plier ! SUD éducation ne se prêtera à aucune négociation avec le Ministère avant l’abandon pur et simple du projet de loi.

Lien vers un AGENDA partagé Framapad mis à jour en continu.

Le Panneau Syndical SUD éducation #079 • Début décembre 2019

Pour nos retraites, toutes et tous ensemble en grève dès le 5 décembre !
À PARTIR DU 05 décembre : tout-e-s en Grève !

Motion d’actualité de la fédération SUD éducation

La contre-réforme des retraites voulue par le gouvernement est l’incarnation du projet de casse des droits sociaux et de régression sociale voulu par les capitalistes. La date du 5 décembre apparaît d’ores et déjà comme un jalon majeur de la construction d’un rapport de force à même de faire plier le gouvernement. SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, refusera de participer à une quelconque négociation avant que le gouvernement ne retire son projet, et portera ce choix dans les intersyndicales.
Cette journée du 5 décembre ne doit pas rester isolée. Elle doit être pour nous le point de départ d’un mouvement de grève reconductible interprofessionnel paralysant réellement l’activité économique et seul à même de nous permettre de gagner. À compter du 6 décembre, chaque jour de reconduction de la grève, SUD éducation fera tout pour que des actions aient lieu.
Dans notre secteur professionnel, le succès de la reconduction reposera sur l’auto-organisation fondée sur des AG de grévistes et leur coordination avec l’action interprofessionnelle.

Pour cela, la suite de la mobilisation sera déterminante. Il nous faut organiser partout, le 5 décembre, des Assemblées générales se donnant pour objectif la reconduction de la grève.
Le travail unitaire engagé depuis début novembre doit se poursuivre, dans l’objectif de gagner. Le piège que constituent les diverses annonces gouvernementales (« clause du grand-père », éléments de calendrier et de négociation…) ne doit pas nous duper et freiner la mobilisation, et doit être pris comme un signe de l’inquiétude du gouvernement face à la contestation massive en construction. C’est le moment de lui faire vraiment peur et de le faire plier !

Retraites : SUD éducation met un simulateur en ligne

Ce qui est comparé, ce sont deux carrières non-heurtées d’un personnel progressant à l’ancienneté, se déroulant intégralement dans le système actuel ou dans le cadre du projet Delevoye.

Sans surprise, les personnels de l’Éducation nationale y perdraient ; et beaucoup. C’est ce qui ressort clairement du simulateur que SUD éducation a mis à disposition des personnels.

AED & AESH : droit de grève comment ça se passe ?

Le droit de grève est constitutionnel : tou-te-s les salarié-e-s ont le droit de faire grève, quel que soit leur statut.
Dans l’Éducation nationale, la grève est d’au minimum 1 jour, on ne peut pas faire grève seulement une heure. Il n’y a aucune obligation à se déclarer gréviste à l’avance, ni à l’écrit, ni à l’oral pour les AESH et les AED, dans le 1er ou le 2nd degré. À l’internat, la grève débute la veille à l’heure de début du service, jusqu’au lendemain même heure.

Grève dès le 5 décembre à Rennes : Toutes les infos

RDV le 5 décembre à 10h place Charles de Gaule à Rennes pour manifester

AG de grève le 5 décembre aux ATELIERS DU VENT à 14h30 à Rennes

 

Collègues du premier degré,
le Service Minimum d’Accueil vous impose depuis 2008 de vous déclarer gréviste 48h à l’avance.
Déclarez-vous gréviste pour tous vos jours de classe du mois de décembre !

Pour le jeudi 5/12, la date limite de dépôt des déclarations préalables auprès des IEN est le lundi 2/12 à minuit.

Accéder au modèle de déclaration préalable pour le mois de décembre 2019

Voir tous notre dossier Retraites

Dès le 5 décembre : défendons nos retraites dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche

1. La retraite : de la répartition à l’individualisation

La réforme des retraites prévue au vote en 2020 s’inscrit dans une série de contre-réformes (loi travail en 2016, loi Orientation et Réussite des Étudiants en 2018), qui accentuent les inégalités sociales dans un contexte de hausse de la pauvreté et du chômage. La transformation du système de retraites envisagée par le gouvernement promet de les renforcer à l’échelle de la fonction publique en général, et tout particulièrement des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR).

Le nouveau système proposé par le gouvernement annonce une transformation massive : il s’appliquerait à l’ensemble des agent-e-s du public. Pour ces 5,5 millions de personnes, dont un cinquième est contractuel (1,3 millions), c’est la fin de la solidarité collective garantie par le système par répartition. Le-la bénéficiaire cumulera des points avec un pourcentage de son salaire. Le montant de la pension sera le produit du nombre de points acquis par la valeur du point au moment de la liquidation, c’est à dire le moment où l’on fait valoir ses droits à la retraite afin de pouvoir percevoir celle-ci.

Le nouveau système rompt ainsi avec la solidarité collective (à l’origine de la Sécu) et favorisera des stratégies individualistes, laissant dans la misère celles et ceux n’ayant pas eu l’opportunité d’échapper à la précarité, au travail mal payé et aux accidents de la vie. Des points seront certes octroyés au titre des périodes de chômage, maladie, maternité, invalidité, ou de certaines périodes d’études ou de formation, mais sans compenser pleinement les inégalités du marché de l’emploi pour celles et ceux qui y sont déjà le plus discriminé-e-s. Le financement de nos retraites ne sera d’ailleurs pas garanti puisqu’il dépendra chaque année d’arbitrages budgétaires.

2. La Fonction publique particulièrement touchée

Actuellement : c’est simple, clair et lisible !

Pour les fonctionnaires, la retraite représente 75% du traitement brut hors primes : elle est calculée sur le traitement des 6 derniers mois. Actuellement, les périodes de chômage ou un nouvel emploi moins bien rémunéré ne modifient pas fortement le montant de la pension versée au final.
Pour les contractuel-le-s de droit public, le calcul de la retraite se fait sur la rémunération complète, primes incluses : 50% par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse, et 25 % de retraite complémentaire à points via l’IRCANTEC (l’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques).

La réforme : le brouillard

La valeur du point de service pour la liquidation de la pension ne serait connue que lors du départ en retraite. Elle est déterminée en fonction de l’espérance de vie (qui progresse), de la masse des retraites versées à la date de départ en retraite (à la hausse du fait de l’augmentation du nombre de retraité-e-s) et de la conjoncture économique. Le seul objectif clair du gouvernement c’est un plafond de 13,8% du PIB pour les dépenses de retraites, qui exerce une contrainte à la baisse sur le niveau des retraites.

Concrètement, cette réforme c’est :

> TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS
Avec un nombre de retraité-e‑s en augmentation, le blocage à 13,8 % de la part de PIB consacrée aux retraites est prévu pour faire baisser les pensions et faire reculer l’âge de départ en retraite. Tous les salarié-e‑s et agent-e‑s du public seront renvoyé-e‑s à de l’épargne-retraite individuelle ou collective pour compléter une trop faible retraite.

> UNE BAISSE DES PENSIONS
Pour les fonctionnaires, la pension ne serait plus calculée sur les six derniers mois d’activité et les 75 % du dernier traitement mais sur l’ensemble de la carrière, primes comprises. Ce système tire mécaniquement les pensions vers le bas, puisqu’il prend en compte à la fois les débuts de carrière peu rémunérés et des primes trop faibles pour compenser l’écart entre les 6 derniers mois d’emploi et les aléas d’une carrière. Pour l’immense majorité des contractuel-le-s qui accèdent plus tard encore à un emploi stable et dont les rémunérations progressent plus lentement, ou restent au plancher, les conséquence négatives seront plus grandes encore. Dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Il faut ajouter aux rémunérations généralement faibles la longueur de la durée des études qui conduit à une entrée tardive dans la carrière.

3. Dans l’ESR, précarisation de l’emploi et retraites à plusieurs vitesses

La situation de l’emploi dans l’ESR se dégrade : les recrutements de titulaires dans les universités diminuent, les postes qui sont créés sont de plus en plus précaires, quand les collègues ne sont pas soumis-es indéfiniment au régime brutal du paiement à la vacation. L’Association nationale des candidat-e‑s aux métiers de la science politique (ANCMSP) arrivait récemment au chiffre de 13 000 postes d’enseignant-e‑s chercheur-ses (EC) manquants, soit 20% du nombre actuel de titulaires. Le CNRS, de son côté, a connu en 2019 une diminution de 49 postes au concours des chargé-e‑s de recherche par rapport à l’année précédente. Sur 10 ans au CNRS, les effectifs des chercheurs et chercheuses titulaires du CNRS ont baissé de 3% des effectifs, ceux des techniciens et techniciennes fonctionnaires de 30%.
Les évolutions de la politique de la recherche et de l’enseignement supérieur voulues par le Ministère prévoient toujours moins de fonctionnaires et toujours plus de précarité de postes, qu’il s’agisse des ordonnances Vidal de décembre 2018 qui organisent la sortie des établissements du cadre du Code de l’Éducation, ou des rapports des groupes de travail en prévision de la prochaine loi de programmation pluri-annuelle de la recherche.
Dans ces conditions, non seulement l’obtention d’un poste de fonctionnaire dans l’enseignement supérieur et la recherche devient très difficile, mais les débuts de carrière se font particulièrement tard en raison de la longue durée de la formation requise pour se présenter au recrutement sur les postes. Il devient dès lors d’autant plus difficile dans ce secteur d’espérer avoir droit à une retraite décente.
De la rhétorique égalitaire du gouvernement aux réelles inégalités hommes/femmes dans l’ESR

Les rapports pour la loi pluriannuelle pour la recherche de 2020, la lettre du directeur du CNRS de juillet 2019, tout comme le projet de réforme des retraites se réclament de la lutte contre les inégalités hommes-femmes. Nous dénonçons cette récupération d’un vocabulaire émancipateur vidé de son contenu. En effet, la réforme des retraites dégradera le montant de la pension perçue par les femmes tant dans le régime général que pour les fonctionnaires.
Dans l’enseignement supérieur et la recherche comme dans les autres secteurs, les femmes prennent davantage de temps partiels. Or, le projet de réforme met fin à la compensation des temps partiels ou des interruptions de carrière qui suivent une naissance. De plus, les femmes reçoivent moins de primes et font moins d’heures supplémentaires : leur pension de retraite en baisserait d’autant.
Enfin, les bonifications pour enfants nés avant 2004 seraient remplacées par une majoration unique de 5 % par enfant partageable entre les parents, cependant que les droits supplémentaires accordés aux parents de trois enfants et plus seraient supprimés.

Et maintenant ?

Une autre retraite est possible ! Le financement de la retraite par répartition d’aujourd’hui peut se faire avec une autre répartition capital / travail. Les cotisations sociales doivent être établies, sans exonérations, à tous les revenus distribués par les entreprises : salaires, primes, intéressement, participations et dividendes !

En grève dès le 5 décembre !

Chacun-e sait qu’une journée de grève ne suffira pas à faire plier le gouvernement. Il s’agit dès à présent de construire un mouvement de grève reconductible et interprofessionnel d’ampleur.

SUD éducation appelle :
- Dès à présent, à déposer des heures d’information syndicale et multiplier les actions pour construire la mobilisation et nous préparer à reconduire la grève, de manière unitaire avec les différentes organisations syndicales
- Dès le 5 décembre, à organiser des assemblées générales massives qui votent la reconduction de la grève pour le 6 décembre et les jours suivants
SUD éducation a déposé un préavis de grève reconductible couvrant les personnels grévistes pour toute la période qui suit le 5 décembre

Dossier Mal-être au travail

Les derniers communiqués et tracts de Sud éducation :

Communiqué : Conditions de travail et suicides dans l’Éducation nationale : SUD éducation dénonce l’inaction du ministère

Le guide « Et voilà le travail ! » de Sud éducation, au sommaire :

  • C’est quoi ce travail (avant-propos)
  • Le CHSCT : un contre-pouvoir syndical ?
  • La Commission hygiène et sécurité (CHS) d’EPLE
  • Visites médicales et registres obligatoires : comment les utiliser ?
  • Obtenir la reconnaissance en accident de service
  • Que faire en cas de suicide ou tentative de suicide ?
  • Chez les agent⋅e⋅s relevant des collectivités territoriales
  • Les revendications de SUD éducation
  • Une engagement de Solidaires

Evenements liés au suicide de Christine Renon :

Pour plus de documents, voir sur le site Fédéral de Sud Education

Changement de lieu : AG de grève le 5 décembre aux ATELIERS DU VENT à Rennes

Contre le projet Macron-Delevoye, pour faire face à la dégradation des conditions de travail liées aux contres-réformes Blanquer,

RDV toutes et tous
14H30 aux Ateliers du vent à Rennes

59 rue Alexandre Duval, bus 9 arrêt Voltaire

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
ET DÉCIDONS COLLECTIVEMENT DES SUITES À DONNER DES LE 6

Rencontre nationale « Blanquer doit partir ! » – Samedi 30 novembre 2019

Parmi les événements à ne pas manquer (qui ne manquent pas) :

Rencontre nationale « Blanquer doit partir ! » – Samedi 30 novembre 2019

13h-18h, Coupole de l’espace Niemeyer, 2 place du colonel Fabien, 75019 Paris  – Entrée libre
En attendant de nous retrouver nombreux le 30 novembre  dans la très belle salle de la Coupole de l’espace Niemeyer, vous pouvez signer la pétition et la faire tourner au maximum sur vos réseaux :

Blanquer fait carrière contre le service public

Le ministre Blanquer, ex-patron de l’ESSEC, aime l’ordre, le contrôle, la hiérarchie, les coupes budgétaires, la docilité. Concrètement, par ses “réformes” – Parcoursup, réformes du bac, du lycée général et technologique, du lycée professionnel, loi dite “pour une école de la confiance” – il détruit les valeurs de l’Ecole, brise le métier d’enseignant, précarise tous les personnels de l’éducation, bloque la réussite des jeunes issus de milieux populaires. Dans la guerre du privé menée contre l’Ecole, il est ce général au service de l’ennemi qui décourage et décime ses propres troupes.

Le monde de l’Ecole n’en peut plus. 

La rencontre sera l’occasion de dire comment et pourquoi l’Education nationale est détruite par son propre ministère. Nous débattrons sans tribune, sans discours, afin de mieux saisir les mécanismes et l’étendue du démantèlement en cours du service public tel que le vit le monde de l’école, dans toute sa diversité : lycéen.ne.s, étudiant.e.s, personnels de l’éducation et de la recherche, parents d’élèves …

Le monde de l’Ecole n’en veut plus. 

La rencontre permettra aussi de faire converger nos forces pour stopper Blanquer, et avec lui les politiques libérales-autoritaires qui défont les droits sociaux et le service public. Elle sera ainsi un point d’appui pour le monde de l’Ecole à la veille de la grève et de la mobilisation de grande ampleur qui s’amorcent le 5 décembre.

Blanquer doit partir. Ensemble, nous allons le stopper !

Rendez-vous à la Première Rencontre « Blanquer doit partir ! »

Samedi 30 Novembre, 13h-18h, Coupole de l’espace Niemeyer, 2 place du colonel Fabien, 75019 Paris 

ENTREE LIBRE

Dossier retraites et grève dès le 5 décembre

4 pages Réforme des retraites

Tract NON à l’injustice

Vidéo Retraites

Affichette Retraites

Tract recto-verso

La brochure explicative de SUD éducation

BD c’est quand qu’on arrête ?

Tract Enseignement Sup et Recherche

AG du Collectif CRBMU35 le mercredi 20.11 à 18h au bar l’Amaryllis, à Rennes

Ce mercredi 20.11 se tiendra l’AG du Collectif CRBMU35* au bar l’Amaryllis à 18h, avec pour principal but la préparation du 5 décembre dans l’Éducation. Sud Education sera présent au rendez-vous.

Plus d’infos sur le site du Collectif : https://collectifcrbp35.blogspot.com/

Merci de partager l’info et à mercredi !

 

*CRBMU35 : Collectif départemental Contre les Réformes Blanquer

Réforme de l’Assurance chômage selon Muriel Pénicaud

« Une réforme résolument tournée vers le travail, vers l’emploi, contre le chômage et POUR la précarité »

Joli lapsus de la Ministre du travail lors de la présentation, le 18 juin, de la réforme de l’Assurance chômage ! Cette erreur de langage n’est finalement pas si éloignée de la réalité lorsqu’on découvre les 12 mesures portées par le gouvernement.

Rassemblement ce mardi : un camarade de Solidaires étudiant-e-s s’immole par le feu, nous n’en pouvons plus de la précarité

Hier, un camarade membre de Solidaires étudiant-e-s et membre de son secrétariat fédéral s’est immolé par le feu à Lyon. Il est aujourd’hui entre la vie et la mort.

Son acte ne saurait être réduit au seul désespoir, c’est aussi à la portée politique. Dans son message, notre camarade décrit la précarité qu’il subit, conséquence des politiques libérales, et le racisme quotidien.

La précarité s’étend ; elle broie de plus en plus de vies, y compris la vie des étudiant-e-s.

SUD éducation apporte tout son soutien à celles et ceux qui lui sont proches, à sa famille, à ses camarades de Solidaires étudiant-e-s Lyon ainsi qu’à celles et ceux de toute la fédération Solidaires étudiant-e-s. Nous souhaitons pouvoir retrouver notre camarade à nos côtés au plus vite.

Comme notre camarade nous le demande dans son message avant son geste, « nous poursuivrons la lutte pour en finir définitivement avec tout ça » : SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, continuera inlassablement de lutter pour imposer un autre partage des richesses et permettre enfin à toutes et tous de vivre dignement.

Rassemblement prévu ce mardi 12 novembre à 18h sur la place Hoche.

Suivre l’évènement sur Facebook.

Nouveau Tract Réforme des retraites

Après plusieurs décennies de démantèlement de notre système de retraites, le gouvernement Macron compte aujourd’hui lui porter le coup de grâce. Au menu : recul de l’âge de départ à la retraite, baisse des pensions, accroissement des inégalités. Le tout pour favoriser encore davantage les retraites complémentaires et les fonds de pension ! L’objectif est simple : réduire le coût du système des retraites, nous faire travailler toujours plus longtemps. Pour combattre ce projet au service des capitalistes et porter nos revendications pour une retraite plus juste, l’heure est à la mobilisation !

Dès le 05 décembre toutes et tous en grève pour nos retraites !

Le Panneau Syndical SUD éducation #078 • Début novembre 2019

Réforme des retraites : en grève dès le 05 décembre

Après plusieurs décennies de démantèlement de notre système de retraites, le gouvernement Macron compte aujourd’hui lui porter le coup de grâce. Au menu : recul de l’âge de départ à la retraite, baisse des pensions, accroissement des inégalités. Le tout pour favoriser encore davantage les retraites complémentaires et les fonds de pension ! L’objectif est simple : réduire le coût du système des retraites, nous faire travailler toujours plus longtemps. Pour combattre ce projet au service des capitalistes et porter nos revendications pour une retraite plus juste, l’heure est à la mobilisation !.

Chacun-e sait qu’une journée de grève ne suffira pas à faire plier le gouvernement. Il s’agit dès à présent de construire un mouvement de grève reconductible et interprofessionnel d’ampleur.
Pour cela, dès le mois de novembre, déposons des heures d’informations syndicales et des RIS, multiplions les tournées pour construire la mobilisation et nous préparer à reconduire, de manière unitaire avec les différentes organisations syndicales ;
Dès le 5 décembre, dans les écoles et établissements, dans les villes et les départements, organisons des Assemblées générales massives qui votent la reconduction de la grève pour le 6 décembre et les jours suivants ;
Dans le premier degré, nous appelons les personnels à déposer des déclarations d’intention de grève sur plusieurs jours ;
SUD éducation a déposé un préavis de grève reconductible couvrant les personnels grévistes pour toute la période qui suit le 5 décembre ;Face au gouvernement au service du capital, seule une action collective forte nous permettra de reprendre en main notre avenir !

Promesses non tenues, précarité maintenue : Mobilisation massive des AESH le 20 novembre 2019

Contrairement aux promesses gouvernementales pour une rentrée 2019 placée “sous le signe de la maturité et de la réussite”, les accompagnant·es d’élèves en situation de handicap (AESH) vivent une dégradation de leurs conditions de travail : temps incomplets subis, non-renouvellements massifs, salaires non versés avec des acomptes souvent indécents, affectations aberrantes, attente insupportable des documents administratifs, services de gestion saturés.

Retraites : SUD éducation met un simulateur en ligne

Ce qui est comparé, ce sont deux carrières non-heurtées d’un personnel progressant à l’ancienneté, se déroulant intégralement dans le système actuel ou dans le cadre du projet Delevoye.
Sans surprise, les personnels de l’Éducation nationale y perdraient ; et beaucoup. C’est ce qui ressort clairement du simulateur que SUD éducation a mis à disposition des personnels.