Pour nos retraites, tous·tes et tous ensemble en grève dès le 5 décembre !

Le 5 décembre, RDV à 11h place Charles de Gaule à Rennes !

 

Pour nos retraites, toutes et tous ensemble en grève dès le 5 décembre ! Construisons la grève interprofessionnelle !

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme soutenu. Dans l’éducation les réformes se sont succédées dans tous les degrés. Cette rentrée voit les réformes des lycées s’appliquer dans un ministère marqué par la grève inédite du Bac 2019. La loi Blanquer, dont SUD éducation revendique toujours l’abrogation, commence également à être appliquée. En dehors de l’Éducation nationale, le gouvernement n’est pas en reste.
Notamment, la loi « de Transformation de la Fonction Publique » du 6 août 2019 entraîne le remplacement des CT et des CHSCT par un organe unique, le “Comité social d’administration”, la diminution du rôle des CAP, le développement de la contractualisation (notamment avec les “CDD de chantier”).
Il convient de rester extrêmement vigilant car les conséquences de ces réformes n’ont pas fini de se faire sentir et dès les premiers jours de la rentrée les personnels en ont constaté les effets néfastes.

Dans ce contexte, SUD éducation continuera de soutenir et d’œuvrer à l’amplification des mobilisations des personnels contre ces réformes et de communiquer sur leurs effets. Notons que le ministre a reculé sur les EPSF suite à la mobilisation dans le premier degré.

Combattre le projet de réforme des retraites, porter notre projet de société

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe.
Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleurs années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes.
• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date.

Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.


Pour cela, SUD éducation entend :
• construire la mobilisation par des campagnes d’information, de sensibilisation
• réunir les forces syndicales et plus largement le mouvement social (associations, collectifs, gilets jaunes, etc.) pour gagner, tout en construisant une mobilisation unitaire partant des situations sectorielles
• rassembler une intersyndicale la plus large possible dans son secteur. Dans la perspective du 5 décembre, l’action intersyndicale ne doit pas qu’être “de papier” mais se déployer sur le terrain, par des heures d’information syndicale, des tournées syndicales communes.

Il s’agit de faire échec au projet du gouvernement et d’obtenir pour toutes et tous :
• un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
• une durée de cotisation de 37 ans et demi,
• pas de pension inférieure au smic,
• l’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
• départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.

De plus, l’Union syndicale Solidaires est engagée actuellement dans la campagne contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). La fédération SUD éducation s’impliquera dans cette campagne dans son secteur.

Enfin, la fédération SUD éducation soutient les grèves climat du vendredi (depuis mars 2019) et les mobilisations en faveur de la justice sociale et climatique en déposant des préavis de grève et en appelant à participer aux manifestations. SUD éducation revendique le droit de la jeunesse à faire grève et à manifester en France ! Partout dans le monde les étudiant-e-s, lycéen-ne-s et habitant-e-s se mobilisent pour des changements politiques majeurs, pourtant la France s’est illustrée en réprimant violemment les marches mondiales pour le climat. Cela s’ajoute aux nombreuses exactions policières, aux entraves au droit de manifester et aux condamnations de manifestant-e-s que nous dénonçons avec fermeté.

Rassemblement intersyndical en hommage à Christine Renon jeudi devant la DSDEN 35

Nous avons appris le suicide d’une directrice d’école à Pantin, Christine Renon. Nous souhaitons à notre tour présenter nos condoléances à la famille et aux proches. Il est essentiel de rappeler ici le devoir de l’Éducation nationale qui a des responsabilités et se doit de « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Aucun représentant de l’institution n’est pas capable de reconnaître la réalité pour ce qu’elle est : le suicide d’une agente sur son lieu de travail en raison de ses conditions de travail. Pourtant, Christine Renon établit elle-même clairement les responsabilités de l’administration dans le dernier courrier. Elle pointe l’autoritarisme, l’infantilisation, l’humiliation, l’intimidation, les pressions hiérarchiques qui affectent le travail des personnels.

La souffrance au travail existe bel et bien, souterraine et culpabilisante. Elle touche l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, tous·tes exposé·es à des conditions de travail pathogènes. Ces enseignant·es qui subissent l’extrême dégradation de leurs conditions de travail mettent fin à leur calvaire professionnel en s’ôtant la vie.

SUD éducation revendique :
– le droit des collègues de s’absenter pour assister aux obsèques,
– la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail que chaque suicide soit porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales,
– la fin du management pathogène, cause directe de la souffrance au travail et du suicide des personnels.

Lire le communiqué de la fédération SUD éducation

Rassemblement intersyndical en hommage à Christine Renon
Jeudi 3 octobre à 17h30,
devant la DSDEN 35 à Rennes

Pour nos retraites, toutes et tous ensemble en grève dès le 5 décembre ! Construisons la grève interprofessionnelle !

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme soutenu. Dans l’éducation les réformes se sont succédées dans tous les degrés. Cette rentrée voit les réformes des lycées s’appliquer dans un ministère marqué par la grève inédite du Bac 2019. La loi Blanquer, dont SUD éducation revendique toujours l’abrogation, commence également à être appliquée. En dehors de l’Éducation nationale, le gouvernement n’est pas en reste.
Notamment, la loi « de Transformation de la Fonction Publique » du 6 août 2019 entraîne le remplacement des CT et des CHSCT par un organe unique, le “Comité social d’administration”, la diminution du rôle des CAP, le développement de la contractualisation (notamment avec les “CDD de chantier”). 
Il convient de rester extrêmement vigilant car les conséquences de ces réformes n’ont pas fini de se faire sentir et dès les premiers jours de la rentrée les personnels en ont constaté les effets néfastes.

Dans ce contexte, SUD éducation continuera de soutenir et d’œuvrer à l’amplification des mobilisations des personnels contre ces réformes et de communiquer sur leurs effets. Notons que le ministre a reculé sur les EPSF suite à la mobilisation dans le premier degré.

Combattre le projet de réforme des retraites, porter notre projet de société

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe. 
Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleurs années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes. 
• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date.

Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

 
Pour cela, SUD éducation entend : 
• construire la mobilisation par des campagnes d’information, de sensibilisation
• réunir les forces syndicales et plus largement le mouvement social (associations, collectifs, gilets jaunes, etc.) pour gagner, tout en construisant une mobilisation unitaire partant des situations sectorielles
• rassembler une intersyndicale la plus large possible dans son secteur. Dans la perspective du 5 décembre, l’action intersyndicale ne doit pas qu’être “de papier” mais se déployer sur le terrain, par des heures d’information syndicale, des tournées syndicales communes.

Il s’agit de faire échec au projet du gouvernement et d’obtenir pour toutes et tous :
• un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
• une durée de cotisation de 37 ans et demi,
• pas de pension inférieure au smic,
• l’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
• départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.

De plus, l’Union syndicale Solidaires est engagée actuellement dans la campagne contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). La fédération SUD éducation s’impliquera dans cette campagne dans son secteur.

Enfin, la fédération SUD éducation soutient les grèves climat du vendredi (depuis mars 2019) et les mobilisations en faveur de la justice sociale et climatique en déposant des préavis de grève et en appelant à participer aux manifestations. SUD éducation revendique le droit de la jeunesse à faire grève et à manifester en France ! Partout dans le monde les étudiant-e-s, lycéen-ne-s et habitant-e-s se mobilisent pour des changements politiques majeurs, pourtant la France s’est illustrée en réprimant violemment les marches mondiales pour le climat. Cela s’ajoute aux nombreuses exactions policières, aux entraves au droit de manifester et aux condamnations de manifestant-e-s que nous dénonçons avec fermeté.

27/09 : Manifestation Solidaires contre les violences faites aux femmes

Parce qu’on est profs ET féministes, ce vendredi à Rennes, Sud éduc est Solidaires contre les violences faites aux femmes :

Parce qu’il est insupportable de compter nos mortes ! Parce qu’il est inadmissible qu’en France on ne donne pas de moyens suffisants pour arrêter ces féminicides et prendre en charge les femmes victimes de violence ! Parce qu’il faut prendre le problème à la racine en s’attaquant au système patriarcal ! Sans attendre les résultats du Grenelle, exigeons dès maintenant un budget à la hauteur des enjeux pour financer les mesures concrètes nécessaires !

Rejoignez-nous à 18h sur la Place de la République.

APPEL A UNE GRANDE AG DE RENTRÉE DU COLLECTIF le 02.10.2019 à 17h30 à la MAISON DES ASSOCIATIONS DE RENNES

Bonjour à toutes et à tous,
Voici un appel à se retrouver pour faire le bilan des luttes de l’année dernière et de cette rentrée et pour reprendre notre combat contre les différentes réformes imposées par J-M Blanquer à notre service public d’Éducation : vous le trouverez ici.
Nous proposons de nous retrouver pour une grande AG le mercredi 2 octobre de 17h30 à 19h30 à la Maison des Associations, avec tous les personnels de l’Éducation (enseignants, CPE, AED, AESH, COP-psy, personnels administratifs, du premier et du second degré), avec tous les syndicats qui ont soutenu ou pris part aux luttes contre les réformes Blanquer, avec tous les collectifs engagés dans la lutte (Stylos Rouges, « Rennes-Sud », « Parents méfiants », gilets jaunes, etc…), comme à la belle époque !
Relayez cette info autour de vous, affichez le tract en pièce jointe dans votre salle des profs ou salle des maîtres, dans votre syndicat ou votre association, sur la page FB de votre collectif !
Merci,
Le collectif Bloquons Blanquer, relayé par Sud Educ 35

Le Manuel indocile de sciences sociales en librairie !

Nous sommes très fiers de vous communiquer la sortie en librairie écrit sous la direction de Philippe Boursier et Willy Pelletier, avec le soutien de plusieurs de nos camarades.

Extrait disponible ici.

1035 pages nées de la résistance aux réformes Blanquer, du refus de la censure des sciences sociales au lycée et rédigées dans une langue que nous avons voulue la plus accessible possible. La centaine de fiches qui croisent les sciences sociales est issue de la mobilisation d’une centaine de chercheuses, de chercheurs, mais aussi d’enseignant.e.s et/ou de syndicalistes.  

Présentation de l’éditeur
Ce livre alimente en indocilités, ravitaille en savoirs résistants. Sans jargon, ni dogme, ni abstraction, il fournit mille arguments contre les fausses évidences, partout répétées, qui célèbrent le marché libéré (soi-disant efficace pour tous et la planète), la mondialisation telle qu’elle est (soi-disant heureuse), les chefs de toutes sortes, le mérite scolaire, la « bonne santé » des démocraties (trop faiblement démocratiques)…
Ce livre lève les silences ou les censures sur les mécanismes qui produisent, reproduisent les discriminations, les pollutions, l’exploitation au travail, la transmission des capitaux, le mépris des mondes populaires, les « racisations », l’hétéronormalité, les souffrances animales, les nourritures qui tuent, la marchandisation, la ruine organisée des services publics, des protections sociales, et le « chacun seul » qui s’ensuit…
Ce manuel indocile fourmille d’exemples issus des sciences sociales – l’histoire, l’économie, l’ethnologie, la sociologie, les sciences politiques, etc. Et montre comment l’ordre du monde que l’histoire a produit, notre histoire peut le défaire. Plus de 100 contributeurs : des sociologues, des économistes, des politistes, des historiens, des professeurs de lycée, des acteurs du mouvement social. Et plus de 100 sujets abordés, qui questionnent les « vérités » toutes faites, en montrant qui les produit, comment et pourquoi.  

Deux premiers articles sur le livre :

Libération : 3 pages avec un appel en Une
https://www.liberation.fr/debats/2019/09/03/le-livre-indocile-qui-dezingue-l-ideologie-liberale_1749091  
Et Politis :
https://www.politis.fr/articles/2019/09/decrypter-le-sens-commun-liberal-40765/

Retour des évas Blanquer : Réunion d’Informations Syndicales à Rennes

Dès cette rentrée des évaluations nationales, inutiles, chronophages, stigmatisantes pour les élèves tentent d’être imposées une nouvelle fois aux enseignant·e·s de CP et de CE1.

Rappelons que l’enseignement est un métier de conception qui prend en compte les différentes approches de l’élève : approche cognitive, certes, mais aussi sociologique et psychologique. Nos élèves ne sont pas des sujets de laboratoire à qui l’on peut appliquer des protocoles élaborés loin des réalités de nos classes.

La situation actuelle viserait‑elle à transformer les professeur·e·s en exécutant·e·s dociles ?

Réunion d’Informations Syndicales

Une RIS intersyndicale réunira les enseignant·es pour qu’ils et elles puissent débattre des évaluations nationales et des actions envisageables contre ce dispositif :

Jeudi 12 septembre 2019 à 17h30
École Georges Clémenceau (Rennes)

N.B. : Chaque enseignant·e a le droit de participer à 9h de RIS par an comptées dans son temps de travail (3h sur temps scolaire + 6h à 9h décomptées des 108h)

Marches des fiertés le 8 juin à Rennes : soyons fièr-e-s

Tract de la fédération SUD éducation et de l’union syndicale Solidaires

La marche des fiertés a eu lieu le 8 juin à Rennes.

Les LGBTIphobies sont bien présentes dans les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premières victimes d’après les rapports annuels de SOS Homophobie, cette question concerne aussi les personnels : soit parce qu’ils et elles peuvent être les auteur-e-s de ces actes LGBTIphobes, soit parce qu’ils et elles en sont les victimes. SUD éducation est au côté des personnels LGBTI de l’Éducation nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTIphobe et hétérosexiste, et appelle à se mobiliser à l’occasion du 17 mai et des marches des fiertés, contre la haine, pour les droits LGBTI et l’épanouissement de tou-te-s !

La question de la visibilité

Deux lesbiennes sur trois et un gay sur 2 disent être « invisibles » au travail, selon des enquêtes de l’Autre cercle.

L’invisibilité c’est le fait que toutes les personnes sont spontanément perçues comme hétérosexuelles. La question de dire ou non que l’on est LGBTI se pose en permanence. Même si la situation est connue, l’ambiance de travail et le degré d’acceptation peut changer avec l’arrivée d’un-e nouveau-elle collègue, supérieur-e hiérarchique… Le choix de cacher sa vie personnelle pour ne pas risquer des discriminations peut avoir pour conséquence d’être moins bien intégré dans l’établissement, d’être mis-e en retrait. L’invisibilité peut peser sur la sociabilité avec les collègues (la vie conjugale est souvent un sujet de conversation) et le cadre professionnel est souvent perçu comme anxiogène et peu sécurisant.

Les manifestations de LGBTIphobies directes

Elles peuvent prendre de multiples formes : moqueries et blagues déplacées, ostracisation, harcèlement, insultes, outing, emploi délibéré du prénom et du genre d’état civil assigné à la naissance pour les personnes trans ayant commencé leur transition sociale. Régulièrement la hiérarchie minimise les actes LGBTIphobes voire les couvre en n’entreprenant aucune démarche à l’encontre de l’agresseur-e. Trop souvent des collègues ne témoignent pas ou ne réagissent pas verbalement s’ils et elles sont témoins de LGBTIphobie.

Face aux LGBTIphobies, réagissons !

→ intervenir dans la conversation, reprendre les blagues déplacées : il est essentiel de ne pas laisser une ambiance sexiste/LGBTIphobe s’installer sur le lieu de travail. S’identifier comme allié-e ou personne concernée est une marque de soutien sychologique importante pour un-e collègue LGBTI victime de discrimination.
→ prendre contact avec la section syndicale de votre établissement ou la permanence départementale.
→ inscrire les faits au Registre Santé Sécurité au Travail : il a valeur juridique, l’employeur a obligation de répondre aux faits qui y sont consignés.
→ rappeler le devoir de protection de la part du ministère à l’égard de ses salarié-e-s.
→ rappeler la loi, qui sanctionne les actes de discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

Pour lutter contre les LGBTIphobies, SUD éducation revendique

→ Le respect du prénom et du pronom d’usage, changement d’état civil libre et gratuit en mairie sans intervention des pouvoirs judiciaires et médicaux .
→ L’élaboration de matériel pédagogique spécifique sur les questions de transphobie.
→ La nécessité pour l’administration de soutenir, aider et défendre tous les membres de la communauté éducative qui, du fait de leur identité de genre, subiraient diverses formes de brimades, de harcèlement ou de discriminations, d’où qu’elles viennent (élèves, administration, collègues, parents). L’administration doit accompagner ces membres dans leurs démarches, y compris dans le cadre d’un hangement de genre et/ou d’identité, en veillant à leur assurer un environnement sécurisé pour qu’ils puissent effectuer leur parcours sans être mis en danger dans leur milieu éducatif et professionnel.
→ La ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes. élaborés par la communauté éducative.
→ La mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire
→ Une politique de prévention (campagne d’information sur les ambiances de travail sexistes, affichage de la loi sur le harcèlement sexuel) et de suivi accompagnement des victimes dans leurs démarches, notamment judiciaires), via les CHSCT s’agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la
protection fonctionnelle, qui est de droit ;
→ La mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-e-s enseignant-e-s (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-e-s) ;
→ Un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions.

Contre la loi Blanquer, en grève le 21 mai !

Mardi 21 mai, le projet Loi Blanquer, actuellement en discussion au Sénat, sera voté. Ces nouvelles discussions font bouger les lignes et de nombreuses dispositions très droitières sont maintenant intégrées au projet de loi : interdiction du port du voile pour les accompagnatrices scolaires, statut de supérieur·e hiérarchique pour les directeurs·rices, compensation des financements de toutes les maternelles privées, formation continue pendant les vacances scolaires, annualisation du temps de travail…

Les personnels de l’éducation, les familles et de nombreux·ses élu·es refusent ces transformations radicales de notre École. Nous refusons aussi toutes les tentatives de mise au pas de la profession et toute remise en question de la liberté d’expression des personnels comme le prévoit l’article 1 de la loi sur « Blanquer ».

Le 21 mai, SUD Éducation et la CGT Éduc’action appellent tous les personnels à se mettre en grève pour obtenir l’abrogation des contre-réformes et l’abandon du projet de loi « École de la confiance ».

Lire le communiqué de la Fédération SUD éducation et de la CGT Educ’action

SUD ÉDUCATION 35 et l’Union syndicale SOLIDAIRES 35 ne se laisseront pas intimider par la répression syndicale dans l’Éducation !

Une syndicaliste de Sud éducation 35 est convoquée le mercredi 4 avril à 17 heures à l’inspection académique pour avoir voulu remplir son mandat syndical. À travers cette convocation c’est tout le syndicalisme de l’Éducation qui est visé. Car il s’agit bien ici d’une tentative d’intimidation de ceux et de celles qui défendent les droits des salarie.e.s et qui s’opposent aux réformes, d’une violence et d’une ampleur inédite, qui menacent le droit à l’éducation du premier degré jusqu’à l’enseignement supérieur.

Cette répression syndicale veut aussi frapper le syndicalisme de lutte qui chaque jour se renforce. A Rennes et dans le reste du département, les syndicats fédérés au sein de l’Union syndicale Solidaires sont à l’offensive aux côtés des salarié.e.s. Nous sommes aux côtés des factrices et des facteurs en grève depuis bientôt trois mois. Nous sommes aux côtés des salarié.e.s mobilisé.e.s dans les hôpitaux. Nous sommes aux côtés des étudiant.e.s de Rennes 1 et de Rennes 2 qui combattent la sélection à l’entrée de l’université. Nous sommes aux côtés des cheminot.e.s qui vont livrer une bataille décisive pour l’avenir du service public.

Nous ne nous laisserons pas intimider par la répression syndicale dans l’Éducation et ailleurs.

Soyons nombreux pour dire toutes et tous ensemble : NON À LA RÉPRESSION SYNDICALE !

RASSEMBLEMENT Mercredi 4 avril à 17 H Devant l’Inspection Académique 1, quai Dujardin à Rennes

nb : Une expression inter-syndicale du secteur éducation est en cours de rédaction

Plan étudiant- orientation post BAC, mobilisation mardi 12 à 11h30 au rectorat

Appel inter fédéral local SNES-FSU ; CGT educ’action ; FNEC FP FO ; SUD éducation ; SNESU-FSU ; CGT FERC SUP ; UNEF, Solidaires étudiant SL

Non à la sélection à l’entrée de l’université déguisée et injuste !

La réforme Vidal remet en cause le principe de libre accès à l’université, principe qui garantit à chaque jeune titulaire du baccalauréat de pouvoir continuer ses études. Sans oser le dire, le gouvernement met en place une véritable logique de sélection dans l’accès aux études supérieures.

D’une part, en prévoyant que le conseil de classe de terminale du second trimestre examine les voeux du·de la lycéen•ne et participe à un avis formulé par le·la chef•fe d’établissement, cela revient à faire des enseignant•es en lycée des acteurs de la sélection. Ces avis pourraient interdire d’emblée des projets d’orientation.

D’autre part, ce sont aussi les établissements et les formations du supérieur qui seront en difficultés :

comment traiter les millions d’avis donnés ? comment définir le nombre de dossiers acceptés au vu des capacités d’accueil en prévoyant les désistements de candidat·es qui auront formulé dix voeux non hiérarchisés ?

Par ailleurs, comment définir et évaluer quels attendus ou quels prérequis sont nécessaires pour entrer dans une licence alors même qu’il existe beaucoup de matières du supérieur qui ne sont pas enseignées dans le secondaire ?

Alors que certains attendus pourraient trier les élèves sur la base de leurs activités extra-scolaires, cette réforme freinera les parcours des lycéen•nes des milieux les plus défavorisés, quand d’autres venant de milieu plus aisés auront plus de possibilités pour valoriser leur profil. La mise en place de la réforme va accroitre la sélection sociale à l’entrée de l’université et le tri des lycéen•es selon leur origine sociale.

Nos organisations réaffirment :

1. Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous/toutes les bachelier·es sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.

2. L’exigence d’ouverture des places nécessaires à l’accueil des titulaires du bac en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.

3. Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.

4. L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne,

condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun·e au supérieur.

Nos organisations invitent les personnels de Education nationale, de l’Enseignement supérieur, les étudiant•es, lycéen•nes et parents d’élèves à se mobiliser le mardi 12 décembre sur leurs lieux d’études et de travail pour décider d’actions et appellent à se retrouver devant le rectorat de Rennes à 11h30.

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appel inter fédéral 12/12/2017

DROIT A LA SCOLARISATION DE TOU-TE-S/Occupation Gymnase Echange

Pétition intersyndicale de l’Éducation de l’Ille-et-Vilaine

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POUR LE DROIT AU LOGEMENT ET À LA SCOLARISATION POUR TOU.TE.S

L’occupation du gymnase du collège Echange à Rennes par des migrant.e.s sans hébergement stable interpelle directement la responsabilité de l’Etat qui ne remplit pas les obligations qui sont les siennes. Les migrant.e.s en attente du statut de réfugié.e.s devraient être logé.e.s dans les Centre d’accueil des demandeurs du droit d’asile (Cada) conformément à la Convention de Genève et au Code du Droit d’Asile qui font obligation à l’État de nourrir, de vêtir et de loger tout demandeur d’asile quelle que soit sa nationalité ; et les personnes en situation de détresse, indépendamment de leur situation administrative, sont également censées avoir accès à un hébergement digne.

Ce double manquement à la mise œuvre des textes garantissant le droit au logement, met également le service public de l’Education nationale en porte-à-faux puisqu’aujourd’hui de nombreux jeunes, dans le département, sont soustraits à l’obligation d’être scolarisés dans des conditions décentes et ne peuvent exercer pleinement leur droit aux études. Comment des enfants et des adolescent.e.s vivant sans abri peuvent-ils suivre pleinement la scolarité à laquelle ils ont pourtant droit ?

L’exercice d’un plein droit à la scolarité suppose aussi que les jeunes migrant.e.s qui ne parlent pas français puissent avoir accès à des classes spécifiques qui leur donnent les moyens de réintégrer ensuite le cursus normal, quand leur maîtrise de la langue est suffisante. Toute remise en cause des classes de français langue étrangère (FLE) constitue une nouvelle entorse à l’obligation faite à l’institution scolaire d’accueillir tous les élèves, conformément aux principes de la laïcité, dans des conditions dignes.

Pour toute ces raisons nous demandons :

  • que soit réquisitionné au plus vite un bâtiment adéquat et qu’on crée à Rennes un centre d’hébergement, animé par un personnel formé et ouvert 24 heures sur 24 pour tous les sans-abri ;
  • que les places d’internat disponibles dans les établissements scolaires soient mises à la disposition des élèves sans- abri qui pourraient en faire la demande et que de nouvelles places soient créées si les capacités d’accueil s’avèrent insuffisantes ;
  • le maintien et le développement des classes français langue étrangère (FLE ou UPE2A) destinées aux élèves ne parlant pas encore la langue française.

Mercredi 18/10 à midi : Pique-nique devant la préfecture

Samedi 21/10 au gymnase : Tournoi de foot solidaire

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Pétition

Le 19 octobre et après… Construire le rapport de force

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DECLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES

CGT – FO – Solidaires d’Ille et Vilaine.

Avec plus de 6 000 manifestants en Ille-et-Vilaine, près de 400 000 au total en France, la journée de grève et de manifestations du 10 octobre est incontestablement une réussite.

Cette journée de mobilisation est un tremplin pour les agents de la fonction publique pour gagner de meilleurs conditions de travail et de rémunération, conquérir les moyens qui permettent d’offrir à la population des services publics de qualités.

La participation de salariés du privé, de privés d’emplois et précaires, de retraités, d’étudiants, qu’elle soit individuelle ou organisée, démontre la volonté du monde du travail de faire converger les luttes sociales.

La politique ultra libérale du gouvernement est majoritairement contestée et ce n’est pas

l’accélération des ordonnances ou des réformes qui veulent s’attaquer tout azimut aux droits, à la sécurité sociale, aux retraites, à l’assurance chômage qui va répondre aux exigences de justice sociale qui s’exprime massivement.

Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires d’Ille-et-Vilaine conscientes de leurs responsabilités et à l’appui des journées d’actions des 12, 21, 28 septembre et à nouveau le 10 octobre appellent à amplifier la mobilisation sous toutes les formes et invitent les salariés à décider du débrayage, de la grève, et de la participation en nombre aux rassemblements et manifestations pour le retrait des ordonnances, pour des droits nouveaux et renforcés pour toutes et tous, contre les politiques de répression sociale.

Jeudi 19 octobre

A RENNES 11H30 Esplanade Charles de Gaulle

A REDON 17H Place de la République

A Fougères, Saint Malo et Vitré selon les modalités définies localement.

Rennes, le 13/10/2017

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Déclaration OS 19-10-2017