Le Panneau Syndical SUD éducation #078 • Début novembre 2019

Réforme des retraites : en grève dès le 05 décembre

Après plusieurs décennies de démantèlement de notre système de retraites, le gouvernement Macron compte aujourd’hui lui porter le coup de grâce. Au menu : recul de l’âge de départ à la retraite, baisse des pensions, accroissement des inégalités. Le tout pour favoriser encore davantage les retraites complémentaires et les fonds de pension ! L’objectif est simple : réduire le coût du système des retraites, nous faire travailler toujours plus longtemps. Pour combattre ce projet au service des capitalistes et porter nos revendications pour une retraite plus juste, l’heure est à la mobilisation !.

Chacun-e sait qu’une journée de grève ne suffira pas à faire plier le gouvernement. Il s’agit dès à présent de construire un mouvement de grève reconductible et interprofessionnel d’ampleur.
Pour cela, dès le mois de novembre, déposons des heures d’informations syndicales et des RIS, multiplions les tournées pour construire la mobilisation et nous préparer à reconduire, de manière unitaire avec les différentes organisations syndicales ;
Dès le 5 décembre, dans les écoles et établissements, dans les villes et les départements, organisons des Assemblées générales massives qui votent la reconduction de la grève pour le 6 décembre et les jours suivants ;
Dans le premier degré, nous appelons les personnels à déposer des déclarations d’intention de grève sur plusieurs jours ;
SUD éducation a déposé un préavis de grève reconductible couvrant les personnels grévistes pour toute la période qui suit le 5 décembre ;Face au gouvernement au service du capital, seule une action collective forte nous permettra de reprendre en main notre avenir !

Promesses non tenues, précarité maintenue : Mobilisation massive des AESH le 20 novembre 2019

Contrairement aux promesses gouvernementales pour une rentrée 2019 placée “sous le signe de la maturité et de la réussite”, les accompagnant·es d’élèves en situation de handicap (AESH) vivent une dégradation de leurs conditions de travail : temps incomplets subis, non-renouvellements massifs, salaires non versés avec des acomptes souvent indécents, affectations aberrantes, attente insupportable des documents administratifs, services de gestion saturés.

Retraites : SUD éducation met un simulateur en ligne

Ce qui est comparé, ce sont deux carrières non-heurtées d’un personnel progressant à l’ancienneté, se déroulant intégralement dans le système actuel ou dans le cadre du projet Delevoye.
Sans surprise, les personnels de l’Éducation nationale y perdraient ; et beaucoup. C’est ce qui ressort clairement du simulateur que SUD éducation a mis à disposition des personnels.

ENSEIGNANT-E-S CONTRACTUEL-LE-S ET AESH : SUD EDUCATION DENONCE UN PLAN DE LICENCIEMENT SILENCIEUX

Cette rentrée 2019 marque un tournant dans la gestion des ressources humaines par l’éducation nationale : entre les non-renouvellements de contrat, les retards d’envoi des attestations Pôle Emploi, le non-respect du cadre réglementaire qui encadre le temps de travail, les personnels précaires sont particulièrement maltraité-e-s.

Des conditions de rentrée inadmissibles pour les AESH

C’est particulièrement vrai pour les AESH (accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap). Ceux et celles-ci devaient signer à la rentrée des contrats de trois ans avec une durée du travail annualisée (1607h sur 41 semaines à temps plein) selon la circulaire ministérielle du 6 juin 2019. Or plusieurs rectorats ont été incapables d’éditer ces contrats à la rentrée (plusieurs milliers), d’autres ont commencé à réinterpréter la circulaire en augmentant le temps de travail hebdomadaire des AESH sans augmentation ni de la quotité horaire contractuelle, ni du salaire. Ces difficultés de rentrée viennent s’ajouter à la précarité que subissent déjà les personnels AESH. Aucune revalorisation salariale n’est prévue à l’heure actuelle, pourtant les salaires des AESH sont insuffisants : entre les temps incomplets imposés, le refus de leur faire bénéficier de la prime « éducation prioritaire » et l’absence d’augmentation salariale au cours de la carrière, le salaire moyen d’un-e AESH peine à s’élever au-dessus de 600 à 800 euros par mois.
Enfin, la mutualisation des personnels AESH, telle qu’elle est prévue dans la circulaire du 6 juin 2019 avec les PIALs (pôle inclusif d’accompagnement localisé) a considérablement dégradé les conditions de travail avec de plus en plus de service partagé sur plusieurs établissements, ce qui signifie un accompagnement beaucoup plus morcelé. De nombreux-ses AESH manifestent aujourd’hui leur désir de démissionner. Du côté des élèves, il y a toujours de nombreuses notifications pour lesquelles il n’y a encore pas d’AESH affecté-es.

Un plan social chez les enseignant-e-s contractuel-le-s

Après avoir massivement eu recours aux contractuel-le-s ces deux dernières années, le gouvernement a entamé d’autre part un plan de licenciement qui ne dit pas son nom. Les contractuel-le-s sont les premier-e-s à subir les suppressions de postes annoncées par le gouvernement Macron. Des centaines de contractuel-le-s enseignant-e-s, mais aussi des contrats aidés, des AESH et des AED n’ont pas été renouvelé-e-s, sans légitimation, ni respect des règles, en arguant de bilans professionnels à charge parfois ignorés du ou de la salarié-e, voire sur des motifs discriminants. Et pourtant il reste des postes vacants et des besoins à couvrir. L’inquiétude monte à juste titre chez les parents d’élèves. Et non contente de ne pas renouveler les contrats, l’administration tarde à délivrer les attestations Pôle Emploi, laissant ces agent-e-s de la fonction publique sans revenu. Cette « restructuration des moyens humains » n’est-elle pas le résultat de la réforme du lycée ou de la généralisation d’une 2ème heure supplémentaire obligatoire ? Toujours moins de personnels, pour de plus en plus de charge de travail, les contractuel-le-s faisant office de variable d’ajustement.

SUD Éducation revendique :

– la titularisation de tou-te-s les agent-e-s de l’Éducation nationale,

– la mise en place d’un système paritaire de gestion des affectations et des renouvellements de contrats,

– une harmonisation des conditions de travail pour tou-te-s les contractuel-le-s sur l’ensemble du territoire

– un renforcement de la CCP,

– une revalorisation salariale à l’ancienneté des contractuel-le-s, ainsi que le même droit aux primes.

SUD Éducation invite les contractuel-le-s à se faire entendre et à organiser la défense de leurs conditions de travail.

EN GREVE contre la réforme des retraites !

Sud Education appelle tous les personnels à une journée d’action et de grève interprofessionnelle le 24 Septembre 2019 pour défendre notre système de retraite par répartition et pour imposer d’autres choix en matière d’éducation.

Avec la réforme des retraites, la création des retraites par points c’est :
-Une fin des retraites par répartition et du principe de solidarité.
-Une valeur du point fluctuante et donc un montant de pension instable.
-Un recul progressif de l’âge de départ à la retraite.

Quels impacts dans l’Éducation nationale ?
-Des retraites calculées sur l’ensemble des salaires de la carrière en intégrant les primes et non plus sur les 6 derniers mois.
-Un nécessaire allongement de la durée de cotisation pour toucher la même pension.
-Des retraites amputées de 20 à 25% en raison de la faiblesse des rémunérations et des primes. C’est une ré-gression sociale majeure pour la population.

Les unions départementales CGT, FO, FSU, Solidaires d’Ille-et-Vilaine appellent l’ensemble des salarié.e.s, à se réunir en assemblées générales pour décider collectivement des modalités d’action pour le 24 septembre, y compris la grève. Elles appellent les jeunes, salarié.e.s, privé.e.s d’emploi et retraité.e.s à participer massivement aux rassemblements et manifestations :
À Rennes : manifestation de l’esplanade Charles de Gaulle à la CARSAT, à partir de 11H
À Fougères : 17h30, place Aristide Briand
À Redon : 17h devant la sous-préfecture

Notre déclaration à la CAPD du 5 septembre 2019

Monsieur l’IA-DASEN,

Malgré une mobilisation importante des enseignant·es, la loi « pour une école de la confiance » a été adoptée pendant l’été. Le ministère se précipite pour signer les décrets qui la mettront en application. Sous couvert d’apaiser les tensions, M. Blanquer laisse les difficultés présentes dans l’Éducation Nationale et dégrade encore les conditions de travail des collègues et d’apprentissages des élèves :

– des évaluations nationales, inutiles, chronophages, stigmatisant·es pour les élèves tenteront d’être imposées une nouvelle fois aux enseignant·es de CP et de CE1.
– des effectifs importants dans la plupart des classes.
– des élèves en attente de la nomination d’un·e AESH.
– des injonctions à utiliser certaines méthodes scientistes au lieu de mettre en avant la liberté pédagogique.

Rappelons que l’enseignement est un métier de conception qui prend en compte les différentes approches de l’élève : cognitive certes mais aussi sociologique et psychologique. Nos élèves ne sont pas des sujets de laboratoire à qui l’on peut appliquer des protocoles élaborés loin de la réalité des classes. La situation actuelle viserait-elle à transformer les professeur·e·s en exécutant·es docile ? M. le ministre de l’Éducation Nationale n’a pas écouté les préoccupations et inquiétudes de enseignant·e·s concernant leurs conditions de travail ainsi que les besoins des élèves et des écoles.

Après le mensonge de la « confiance », le ministre annonce une hausse de salaire de 300 euros par an pour les enseignant·e·s, tentant d’étouffer la colère qui se fait déjà sentir. Pourtant, ce n’est pas à son gouvernement que l’on doit ces cacahuètes concédées à notre profession. Cette augmentation découle simplement du PPCR, protocole qui n’apporte qu’une bien maigre consolation aux pertes de pouvoir
d’achat de ces 15 dernières années. Ce n’est pas de communication que les professeur·es ont besoin, mais d’une réelle revalorisation de leur salaire. Les primes promises pour certain·e·s, un grade réservé à une minorité ne peut satisfaire des personnels qui tous les jours travaillent ensemble, pour la réussite de leurs élèves. Ce n’est pas en créant une concurrence entre les enseignant·e·s que nous réaliseront une école émancipatrice pour tous et toutes.

Comme si tout cela n’était pas suffisant, c’est avec une grande peur pour leur retraite que les enseignant·e·s retournent en classe cette année. Le rapport Delevoye et les différents projets de réformes du gouvernement ne promettent rien de bon pour les futur·es retraité·es de l’Éducation Nationale. Un recouvrement baissant de presque 20 %, des enseignant·e·s encore en gestion d’une classe à 64 ans… Ce n’est pas parce qu’une profession est fortement féminisée qu’elle n’a pas droit à une retraite décente.

Dans le département, la préparation de la rentrée aurait pu être plus sereine. Le CTSD du mercredi 4 septembre a acté des fermetures au titre de la démographie pour des écoles qui se retrouvent devant le fait accompli. Nos collègues organisent, planifient et se projettent sur une année scolaire. Les brigades de remplacement auraient également pu être informé en amont de certains remplacement pour anticiper au mieux la rentrée.

 

Communiqué de presse contre la répression du mouvement dans l’éducation nationale

Transmis par SUD 31-65

Toulouse le 17 juin 2019,
Depuis le 14 mai, à Toulouse, des personnels de l’éducation sont en grève pour s’opposer aux attaques du ministre Jean-Michel Blanquer contre l’école publique. De multiples actions ont été menées durant cette période de lutte. Les personnels mobilisés font face à des répressions policière, judiciaire (gazages, matraquages, interpellations, gardes à vue, convocation devant le tribunal), administrative (menaces de non renouvellement de contrats envers des personnels précaires) et syndicale.

Plusieurs personnes, identifiées comme étant actives dans le mouvement, subissent des pressions de la hiérarchie :
– Au collège Lamartine, toute la vie scolaire (9 Assistant.es d’Éducation) subit oralement des menaces de non renouvellement de leur contrat pour fait de grève.
– Au collège de Jolimont, une enseignante contractuelle de lettres classiques en grève, fait l’objet d’un avis défavorable de sa cheffe d’établissement quant au renouvellement de sa candidature dans l’académie pour l’an prochain. Motif : la grève !
– Dans une école du quartier de la Reynerie, située en REP+, la hiérarchie a nommé d’office une directrice venant d’une autre école en lieu et place de l’adjointe choisie par l’équipe. Pratique inédite jusqu’à présent !
– Un directeur d’une autre école a reçu un courrier de menaces de la part de la hiérarchie pour avoir transmis à son équipe des informations critiques au sujet des réformes Blanquer.
– Une directrice a reçu un appel du rectorat alors que son école (fermée pour grève) accueillait une assemblée générale de personnels grévistes, ce qui n’est en aucun cas illégal.

Pendant ce temps le ministre occupe la scène médiatique, nie le mouvement de grève, cautionne cette répression sans précédent. Ces atteintes aux droits constitutionnels sont d’autant plus inquiétantes quand on constate la précarisation et la contractualisation qui a cours dans l’Éducation Nationale. Toute contestation devient risquée pour les personnels en contrats précaires, qui seront de plus en plus nombreux suite aux réformes Blanquer et de la fonction publique.
Il est impensable pour SUD éducation d’accepter que le service public fonctionne en usant de pressions sur ses personnels.

SUD Education 31-65 dénonce fermement ces cas de répression contre des personnels, syndiqué.es ou non syndiqué.es, mobilisé.es contre les réformes Blanquer et pour la défense du service public d’éducation. Notre organisation syndicale s’oppose à cette volonté de faire taire toute contestation dans l’Education et soutiendra tous les personnels menacé.es de sanctions ou réprimé.es sous quelque forme que ce soit !

Grève des examens le 17 juin : infos, RDV et actions

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de colère, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Resté sourd jusqu’ici, le ministre ne nous laisse d’autre perspective que de continuer à construire le rapport de force. Face à cette surdité et à l’ampleur du désastre et des conséquences des réformes pour les générations à venir et le devenir des diplômes, la grève des examens s’impose. Dès le 17 juin, SUD éducation 35 appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève pour perturber le déroulement des examens.

Récapitulatif non exhaustif des mesures décidées par Blanquer depuis 2 ansblanquer_au_ministere

Préavis de grève durant les examens : depot_de_preavis_de_greve_du_17_juin_au_13_juillet_2019-2

AED, AP, AESH : le point sur vos droits pour la grève des examens : greves_des_examens_ap_aed_aesh-2

Rendez-vous et actions des grévistes le lundi 17 juin 2019

Dès 7h30, rendez-vous avec banderoles et tracts devant le centre d’examen de votre secteur. Pour les collègues enseignant.es de lycées, il est conseillé de se rendre devant un autre lycée que celui dans lequel vous exercez.

12h : rendez-vous de tou.te.s les grévistes devant France 3 à Rennes (avenue Janvier) pour manifester notre opposition à l’ensemble des réformes et projets de réformes de Blanquer.

De 13h à 16h: AG des grévistes à la maison des Associations (esplanade C. de Gaulle)

Le Panneau Syndical SUD éducation #76 • Début juin 2019

Le 13/06, le 17, et au-delà : grève des examens ! • Circulaire de rentrée : infantilisation et autoritarisme • Répression du mouvement social dans l’éducation

Le Panneau Syndical SUD éducation #76 • Début juin 2019

Le 13/06, le 17, et au-delà : grève des examens !

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de colère, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Resté sourd jusqu’ici, le ministre ne nous laisse d’autre perspective que de continuer à construire le rapport de force. Face à cette surdité et à l’ampleur du désastre et des conséquences des réformes pour les générations à venir et le devenir des diplômes, la grève des examens s’impose. Dès le 17 juin : grève des examens !

Contre la loi Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, contre les réformes Blanquer, SUD éducation appelle tous les personnels de l’Éducation à :
→ se mettre en grève dès le 13 juin, date de l’examen de la loi Blanquer en commission mixte,
→ se mettre en grève massivement le 17 juin, premier jour du baccalauréat,
→ prendre appui sur ces dates pour construire dans les AG un mouvement de grève reconductible sur toute la période des examens.

SUD éducation a déposé un préavis de grève spécifique pour toute la période des examens.

Circulaire de rentrée : infantilisation et autoritarisme

La circulaire de rentrée est parue. C’est l’occasion pour le ministre d’imposer aux personnels ses conceptions autoritaires et rétrogrades en matière de pédagogie. SUD éducation rappelle que la liberté pédagogique est inscrite dans la loi, et que la circulaire du ministre, pour normalisante qu’elle soit, ne consiste qu’en des « recommandations » qui par définition ne constituent pas des instructions.

Répression du mouvement social dans l’éducation

Le ministère instrumentalise le débat sur l’article 1 de son projet de loi. Il multiplie ainsi les convocations, pressions, mesures d’intimidation contre les personnels qui s’expriment contre sa politique. La répression antisyndicale s’intensifie, les militant-e-s sont désormais directement visé-e-s. Enfin, le gouvernement utilise sa police pour s’attaquer physiquement aux enseignant-e-s en lutte. SUD éducation publie sur son site une cartographie de la répression qui s’abat sur les personnels de l’éducation, qui sera mise à jour régulièrement.

Réunion publique « Institut Montaigne, Blanquer, AXA, grandes entreprises : comment ils détruisent les services publics » jeudi 13 juin, organisée par le Collectif CRBMU 35 et ATTAC Rennes

Voici une invitation du Collectif CRBMU 35 :
Bonjour à toutes et à tous,
 
Jeudi 13 juin (jeudi prochain)  à 19h30, aura lieu dans l’auditorium de la MIR (Maison Internationale et Rennes, 7 quai Chateaubriand) une grande réunion organisée par notre collectif départemental contre les réformes Blanquer en partenariat avec ATTAC Rennes.
 
Y seront abordés :
– Parcoursup, les réformes du Bac, des lycées généraux et professionnels, les réformes dans l’écoles et la loi dite « école de la confiance » (en introduction),
– puis nous développeront sur les think tank financés par les grandes entreprises (en particulier l’institut Montaigne et AXA Assurance qui joue un rôle particulièrement moteur dans l’organisation du saccage des services publics),
– nous verrons ensuite comment sont élaborés dans l’ombre de ces think tank les projets de réforme libérales des services publics,
– puis comment sont créés les réseaux de pouvoir par lesquels l’institut Montaigne peut placer ses adeptes (au premier rang desquels J-M Blanquer) aux postes de pouvoirs leur permettant d’appliquer leur « projet ».
Le tout aboutissant à cette magnifique refonte du service public d’Éducation qui nous tombe dessus depuis le début de l’année.
 
Un prolongement de ce qui nous arrive dans l’Éducation Nationale sera développé par les collègues d’ATTAC à propos de la réforme de la fonction publique (la loi Dussopt) en général et dans les Hôpitaux en particulier.
 
Nous aborderons enfin, après un temps d’échange avec la salle, les moyens de nous organiser ensemble​ contre ces attaques des entreprises contre nos services publics.

La destruction du service public d’éducation en 4 étapes

Un 4 pages d’analyses de la fédération SUD éducation

1. Partout, le statut attaqué

Les attaques contre le statut se multiplient dans notre secteur. Avec le projet de loi pour la transformation de l’État, le gouvernement entend vider les commissions paritaires de leur substance. Pour l’heure garantes du contrôle de la gestion collective des carrières sous l’œil des organisations syndicales, les commissions administratives paritaires (CAP) vont pour ainsi dire disparaître. Il n’y aura plus une commission par corps mais par catégorie d’emploi (A, B, C). Leurs attributions seront limitées en matière de promotion, de mutation, de discipline.

D’une gestion collective des carrières, on passe à une gestion managériale, individuelle et arbitraire. Le gouvernement rêve d’en finir avec la fonction publique. Pour cela, il détricote les statuts peu à peu (pensons à la seconde HSA que Blanquer peut imposer en collège et en lycée) et développe la contractualisation. La suppression de 2600 postes dans l’Éducation nationale est un bel exemple de la casse du service public dont au moins 400 postes dans les services administratifs et plus de 1200 postes d’enseignant-e-s dans le second degré.

Des pans entiers des missions de l’Éducation nationale sont confiés à des personnels contractuels : vie scolaire dans le 2d degré, suivi en classe des élèves porteur-euse-s de handicap par les AESH… Faute de recrutement par concours suffisant, les enseignant-e-s sont de plus en plus fréquemment des contractuel-le-s, y compris dans le 1er degré. Sur environ un million de personnels salariés de l’Éducation nationale, déjà plus de 200 000 ne sont pas fonctionnaires. Aux yeux de Blanquer, ces personnels peu formés, pressurés, jetables, qui subissent les temps partiels et des rémunérations plus faibles, sont l’avenir de la fonction publique : il vise 40% de contractuel-le-s dans les années à venir.

Focus sur… Menace sur le temps de travail dans la Fonction publique

Un rapport de l’inspection générale des finances concerne directement les CPE et les personnels non-enseignants :
- le rapport préconise que les 4 heures sur 35 hebdomadaires que les CPE organisent par eux et elles-mêmes soient intégrées au reste de l’emploi du temps ;
- les agent-e-s techniques, administratifs et de maintenance (BIATSS, ADJAENES notamment) ne sont pas libres de leurs dates de congés. Pour cette raison, ils et elles bénéficient de deux journées de congés supplémentaires dits « de fractionnement ». Le rapport préconise de les supprimer !

2. Premier degré : une « priorité » pour Blanquer ?

La baisse du nombre de postes aux concours est un révélateur de la politique du ministère : dégrader le service public d’éducation, faire des économies budgétaires, et favoriser le privé. On passe de 13 001 postes ouverts aux concours en 2017, à 11 840 en 2018 et à 10 785 en 2019. 
La loi Blanquer a pour objectif d’accentuer la libéralisation de l’école. La scolarisation rendue obligatoire en maternelle (quand 98% de la classe d’âge est scolarisée) a pour objectif de subventionner le privé, majoritairement confessionnel. Les cités éducatives mises en œuvre en 2019 et les établissements publics des savoirs fondamentaux introduits dans le projet de loi ne visent qu’à la réalisation d’économies d’échelles. Il en résultera des établissements à taille inhumaine, où conditions de travail et d’études seront fortement dégradées.

3. Second degré : tri social et austérité pour tou-te-s

Les postes ouverts aux concours de recrutement du 2nd degré public (CAPES, CAPEPS, CAPLP, agrégation) baissent globalement de 6%. Dans le même temps, les postes ouverts au concours du 2nd degré privé augmentent de 15%. L’obligation faite aux personnels enseignants de travailler une seconde heure supplémentaire constitue simplement pour la plupart des enseignant-e-s une baisse du salaire horaire moyen. Le ministère prévoit en outre la conversion de plus de 2000 postes en HSA. Cela signifie moins d’adultes dans les établissements et des conditions de travail dégradées.

Les réformes des lycées

Le conseil de Blanquer aux lycéens : « Faites ce qu’il vous plaît, faites les matières que vous avez envie d’approfondir. Ne faites pas un choix conformiste, ne faites pas pas un choix artificiel ». Pourtant les réformes Blanquer transforment les lycées en autant d’instruments du tri social. Dans les lycées généraux et technologiques, la réforme du bac et la suppression des filières a pour effet de renforcer la sélection scolaire selon des critères géographiques et spatiaux. La suppression des groupes classes fixes et le jeu des options auront des conséquences lourdes pour les conditions de travail des enseignant-e-s : emplois du temps extrêmement difficiles à produire et donc d’une amplitude horaire bien plus élevée, des effectifs en hausse par le jeu de la mutualisation des options.

Dans les lycées professionnels, les élèves choisiront dès la rentrée prochaine une « famille de métiers » au lieu d’une spécialité. La scolarité en spécialité des élèves est encore réduite d’un an : le bac pro originellement conçu comme une formation en quatre ans ne compte désormais plus qu’un peu plus de deux années de spécialité. Les horaires disciplinaires dans les matières générales en CAP comme en bac pro sont en forte baisse. Ces mesures, lorsqu’elles seront pleinement mises en œuvre, se traduiront mécaniquement par la suppression de jusqu’à 6000 postes dans les lycées professionnels.

L’orientation

Le gouvernement met en œuvre le démantèlement du service public d’orientation : destruction de l’Onisep, division par deux des recrutements dans les CIO, dont les personnels pourront désormais être transférés aux régions, tandis que les DRONISEP sont transférées aux régions. L’orientation sera désormais assujettie aux politiques de formations élaborées en collaboration avec le patronat local dans les bassins d’emplois, et ouvre la voie à toutes sortes d’officines privées qui se saisissent d’ores et déjà du marché de l’orientation scolaire avec Parcoursup.

4. Le supérieur : une machine à broyer les étudiant-e-s

Dans le supérieur, les réformes du système éducatif menées par Vidal et Blanquer produisent le tri social. Parcoursup en est un exemple emblématique : pour le faire fonctionner, les enseignant-e-s sont sommé-e-s de participer à des jurys de sélection sur la base de critères opaques. Dans le même temps, la mesure raciste et xénophobe de l’augmentation énorme (16 fois plus) des frais d’inscription pour les étudiant-es étranger-ère-s extracommunautaires rend impossible l’inscription d’étudiant-e-s qui ne disposeraient pas de revenus très élevés et préfigure une augmentation généralisée.

Dans les établissements et universités autonomes gérés de plus en plus comme des entreprises, la pression au travail s’accentue. Les président-e-s d’université ne seront désormais plus nécessairement des universitaires et le projet de loi de transformation de la fonction publique donnera la possibilité pour les personnels d’encadrement d’être recrutés hors fonction publique : la logique gestionnaire conduit à dégrader les conditions de travail des personnels.

Dans les universités autonomes de plus en plus gérées comme des entreprises, la pression au travail s’accentue. 
L’ordonnance du 12 décembre 2018 permet désormais, dans le cadre de rapprochement, de créer des établissements expérimentaux qui pourront déroger à de nombreuses règles fondamentales pour garantir la liberté et l’indépendance des universitaires et contribueront à inféoder encore plus l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) aux appétits gourmands du monde la finance. Les chef·fe·s de ces nouveaux établissements ne seront, d’ailleurs, plus nécessairement des universitaires.
Les projets d’universités-cibles qui fleurissent partout sur le territoire dessinent l’avenir d’un enseignement supérieur à deux vitesses qui accentuera encore plus les inégalités.

Nos revendications

  • le retrait du projet de loi Blanquer
  • le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique
  • l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup
  • l’abandon du projet de réforme des retraites
  • une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale
  • la titularisation de toutes et tous sans conditions de diplôme ou de nationalité
  • une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
  • la création de postes en nombres suffisants pour que chaque élève dispose de la même possibilité de suivre les enseignements de son choix.
  • la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
  • une école égalitaire et émancipatrice

L’abrogation de la loi Blanquer est au cœur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas.

Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués.

En grève, en AG, en manifestation, en lutte pour gagner !

Congrès national de la pédagogie Freinet 2019

La promotion des pédagogies coopératives est une dimension essentielle d’un projet d’une école émancipatrice. Ainsi, Sud Education encourage ses camarades à participer au congrès national sur la pédagogie Freinet 2019.

Le congrès aura lieu au lycée du Fresne à St-Gemmes sur Loire près d’Angers, du 20 au 23 août 2019.

Les inscriptions pour le congrès ont commencé, pour s’inscrire : https://www.icem-congres.org/

Plus d’infos sur le congrès sur : https://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/57338

Note : le tarif d’inscription est différent pour les membres de l’ICEM et les non-membres.
Les frais d’inscription augmenteront à partir du 15 mai 2019.

 

SUD éducation 35 et Solidaires 35 manifesteront dans le centre ville de Rennes pour le 1er mai !

Solidaires 35 à déclaré à la préfecture une manifestation à l’occasion de la traditionnelle fête des travailleurs du 1er mai, dans le centre de Rennes, au départ de la place de la mairie à 11h du matin, avec le même parcours que l’an passé, vers les quais, puisque depuis 2016 le centre dit « historique » nous est interdit pour cause de trouble à l’ordre marchand établi.

Il n’y aura donc pas cette année d’unité syndicale, nous le déplorons fortement car ce n’est que dans l’unité de tous et toutes les travailleur-euse-s, précaires, chomeur-euse-s, retraité-e-s, … que nous arriverons à défendre nos intérêts face à ce pouvoir néo-libéral et autoritaire. La liberté à nous faire entendre haut et fort mérite mieux qu’une fuite en ZUP sud.

Non nous n’irons pas cette fois ci manifester dans les quartiers populaires, la jonction avec les quartiers populaires ne se décrète pas, elle doit se construire pour le long terme. Mais nous manifesterons plutôt avec ceux qui y vivent et souhaitent crier, dans le centre bourgeois de la ville de Rennes, leur soif de justice sociale et écologique, quelle que soit la couleur de leur vêtements.

La préfecture nous répondra sûrement que cela est trop risqué, nous demandera de renoncer. Elle nous demandera de faire preuve de « responsabilité » alors qu’elle-même fait appel à la BAC en opération de maintien de l’ordre avec la violence illégitime que l’on sait. Cette inversion orwellienne des rôles ne dupe personne.

En cette époque dangereuse où la police tire à feu nourri, aveugle et aveuglant au LBD sur le peuple, où il est risqué de manifester voire même de simplement passer à coté d’une troupe de gilets jaunes. Notre seule garantie est de participer pacifiquement à une manifestation déclarée pour laquelle il est de la responsabilité légalement constituée pour l’état d’en garantir la sécurité.

Faut il encore rappeler l’histoire, de Chicago à Fourmies, où la police tira sur le peuple au nom de l’ordre dit « public ». Ce jour en est l’anniversaire à la mémoire des hommes et femmes mort-e-s pour le droit à une vie descente et leur dignité, c’est simplement ce que demandent aujourd’hui les gens qui descendent dans la rue en enfilant un gilet fluo.

La liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

Fin du monde, fin du mois, même combat !

Solidaires 35

5 Rue de Lorraine

35000 Rennes

METRO VILLEJEAN UNIVERSITE

Tel : 09.53.77.57.22 / 06 95 64 14 74

Mouvement intra 2019

Mutations intra certifi-é-s / agrégé-e-s

Les mutations intra-académiques sont un mouvement qui contient son lot de subtilité. Il faut impérativement se faire suivre par un.e commissaire paritaire, qui siège pendant les commissions de répartition des affectations.

Mouvement premier degré : attention, beaucoup de changements pour les points attribués au mouvement. Cf site académique
A retenir :
– on peut maintenant faire 40 vœux,
– le 1er vœux pourra être bonifié l’année suivante s’il n’a pas été obtenu
– une bonification de 100 points est attribuée pour rapprochement de conjoints (par rapport à son lieu de travail). Il faut demander tous les postes de la commune ciblées en les plaçant en tête de liste des voeux (voeux géographiques si c’est Rennes).
– les personnes sans poste doivent effectuer entre 1 et 40 vœux larges.

Si vous avez des questions ou désirez un suivi de vos demandes en CAPD, adressez-vous à syndicat@sudeducation35.fr et envoyez-nous votre liste de vœux.
Nos déchargés peuvent également vous conseiller lors de la permanence ce vendredi de 9h30 à 16h30 au 5 rue de Lorraine ou par téléphone au 09 53 77 57 22 / 07 83 49 31 45.

Calendrier et contacts

Fermeture du serveur SIAM pour les mutations intra le jeudi 28 mars 14h.

Vous avez normalement reçu dans votre établissement un accusé de réception à partir du 28 mars. Il sera à vérifier et éventuellement corriger avant de le renvoyer au Rectorat accompagné des pièces justificatives nécessaires avant le 4 avril.

En cas d’indisponibilité, vous pouvez demander à ce que la confirmation soit envoyée chez vous.

 

Du 15 au 28 Mars (14h) Saisie des vœux et candidatures (SIAM, sur Iprof)
Jusqu’au 4 Avril Limite d’envoi des pièces justificatives et demandes de mutations signées Limite de retour des dossiers médicaux et RQTH
Du 12 Avril au 10 Mai Premier affichage des barèmes retenus
Jusqu’au 3 Mai (16h) Date limite de retour des pièces complémentaires
Jusqu’au 10 Mai (16h) Date limite de contestation
Du 9 au 17 Mai Groupes de travail sur les barèmes (dans lequel les commissaires paritaires sont présent⋅e⋅s et interviennent)
Du 6 au 13 Juin Résultats de votre projet de mutation

Contre les réformes Blanquer : en grève le 4 avril


L’heure est à la mobilisation ! Les personnels de l’Éducation nationale, et en particulier du premier degré, l’ont bien compris en se mettant en grève le 19 mars de manière très forte. Les prises de conscience se multiplient.

Contre la loi Blanquer

L’adoption par l’Assemblée nationale de la loi Blanquer est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En s’entêtant à porter ce texte pourtant rejeté au Conseil supérieur de l’éducation, notamment par SUD éducation, le ministre montre le mépris qu’il a pour les personnels.

Le débat parlementaire réactionnaire et nauséabond a eu pour conséquence l’obligation d’afficher le drapeau dans les salles de classes. Le projet prévoit la création des nouveaux “Établissements publics des savoirs fondamentaux”, ce qui entraîne de fait la suppression du statut de chargé-e de direction d’école et l’introduction d’un-e nouveau-elle supérieur-e hiérarchique aux enseignant-e-s des écoles, les principaux-ales. Elle entraînerait aussi des fusions d’écoles et fermetures de classes, notamment dans les zones rurales.

Les réformes menées par le gouvernement sont cohérentes. Elles mettent toujours plus en œuvre une école du tri social, de la sélection et des inégalités territoriales : Parcoursup, réforme du lycée professionnel, démantèlement de l’orientation, réforme du lycée général et technologique, réforme du bac. Dans le même temps, le gouvernement continue d’attaquer le statut de la fonction publique avec le projet de loi pour la transformation de l’État : augmentation du recours aux personnels contractuels produisant une catégorie de travailleur-euses pauvres, démantèlement des commissions paritaires de suivi des carrières et des CHSCT. Plus largement, les conditions de vie des personnels se dégradent et sont encore menacées : point d’indice gelé, rétablissement du jour de carence, retraites.

Une mobilisation massive

En se mettant massivement en grève le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, ont signifié au gouvernement leur refus des réformes en cours, et en particulier de la loi Blanquer, au cœur des mots d’ordre.

Les taux de grévistes ont été très importants dans le premier degré, et ils ont été significatifs dans le second degré. Dans de nombreux départements, des assemblées générales ont réuni plus de cent grévistes, parfois jusqu’à plusieurs centaines. Que ce soit par le nombre de grévistes, le nombre de personnes en manifestation ou en assemblée générale, cette mobilisation est le signe de la volonté de la construction d’un rapport de force majeur.

Le gouvernement tente par tous les moyens d’intimider les personnels mobilisés, notamment :

• les enseignant-e-s des écoles qui ont refusé de faire passer les évaluations ;

• les personnels qui pratiquent la surnotation en lycée ;

• plus largement, les personnels qui s’organisent avec les parents dans la lutte contre les réformes Blanquer.

Cette volonté de mise au pas, le ministre tente de l’introduire dans la réglementation par le biais de l’article 1 de la loi Blanquer. Nous ne nous laisserons pas intimider !

Construire et amplifier le rapport de force

Pour gagner, une seule journée de grève ne suffit pas. C’est ce qu’ont bien compris les grévistes réuni-e-s en assemblée générale, qui ont posé de nouvelles dates de grève dans le paysage. Partout, ces dates sont envisagées comme autant de points d’appui pour construire la grève reconductible. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix effectués. Les dates du 30 mars avec les parents et du 4 avril doivent nous permettre de mobiliser pour être massivement en grève et en manifestation, et construire la grève reconductible !

SUD éducation appelle à :

• la constitution d’assemblées locales regroupant les personnels et les parents d’élèves des écoles, établissements scolaires pour se coordonner, 1er et second degré, organiser des actions en commun afin de construire la grève générale dans l’éducation par bassin géographique.

• la constitution d’une coordination nationale et la grève reconductible ;

• participer aux manifestations prévues le 30 mars, dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés en AG ;

• se mettre en grève massivement la date du 4 avril ; à mettre en œuvre les actions décidées par les personnels, notamment les actions en direction des DSDEN et des rectorats.

• mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements, les AG locales.

• construire d’ores et déjà la grève des examens.

• avec les Gilets Jaunes, à continuer de lutter pour le partage des richesses, la transition écologique et la transformation sociale.

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Pique-nique 12h30 Jardin St-Georges (devant le palais Magdelaine de Lafayette)
AG des grévistes 13h30 (marches des Champs Libre à confirmer)’ />

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Appel SUD éducation 4 avril

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Appel intersyndical national 4 avril

Source: New feed

Manifestations samedi 30 mars


Les organisations CGT Educ’action, FNEC-FP FO, Sud Education et CNT-STE d’Ille Et Vilaine se félicitent de la forte mobilisation des personnels de l’Education Nationale le 19 mars, notamment dans le premier degré (62% de grévistes). C’est la marque de la détermination des collègues à lutter contre les attaques du gouvernement contre l’Education Nationale et ses personnels. Celles-ci ne sont que la transposition des politiques de régressions sociales menées dans le privé et dans la Fonction publique, notamment à travers le projet de loi “transformation de la fonction publique”, qui prévoit un recours accru au contrat, la casse du paritarisme, la rémunération au mérite, la fusion des comités hygiène, santé et sécurité au travail (CHSCT) avec les comités techniques.

Tout cela se fait à la hussarde, dans un calendrier extrêmement resserré au mépris des revendications des personnels portées par les organisations syndicales.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer multiplie les réformes élitistes : réforme du lycée général et technologique, réforme du baccalauréat, réforme du lycée professionnel et Parcoursup ont pour objectif d’assigner aux élèves une place au marché du travail dès le plus jeune âge.

Avec le projet de loi dit pour l’école de la confiance, adopté par l’Assemblée Nationale en première lecture, il lance de nouvelles offensives dont la restriction de la liberté d’expression des enseignants, la création des Etablissement Publics des Savoirs Fondamentaux, la déréglementation via les expérimentations à tout va, obligation pour les collectivités locales de financer les écoles maternelles privées

Les évaluations nationales CP-CE1, l’absence de dialogue social dans l’académie et l’imposition par la rectrice d’une nouvelle gouvernance, reposant sur des réseaux d’écoles du socle et un pilotage par l’évaluation et les résultats, nuisent aux conditions de travail des personnels et aux conditions d’accueil des élèves. De nouvelles règles du mouvement dans le premier degré qui dégraderont les conditions d’affectation des personnels.

L’heure est à la mobilisation de toutes et tous !
• Retrait du projet de loi Blanquer dit de « pour l’école de la confiance » : non aux Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux qui fusionnent écoles et collèges et qui suppriment les directeurs-trices ! Maintien des statuts particuliers, rétablissement des postes supprimés, créations des postes nécessaires ! .
• Abandon de la « nouvelle gouvernance académique », des réseaux d’écoles du socle et du pilotage par les évaluations et les résultats, maintien des prérogatives des DSDEN, des circonscriptions du premier degré.
• Abandon des nouvelles règles du mouvement dans le 1er degré , des évaluations nationales CP-CE1
• Abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du lycée général et technologique de la réforme du baccalauréat, de la réforme de la voie professionnelle.
• Retrait du projet de loi de transformation de la Fonction publique
• Arrêt des suppressions de postes
• Rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans, par l’augmentation immédiate du point d’indice
L’intersyndicale, conformément aux décisions de l’AG des personnels réunie le 19 mars à Rennes, appelle avec le soutien des Stylos rouges et du CRBP35 :
• à organiser AG, RIS de secteur (école, collège et lycée) qui s’inscrivent dans un processus de construction du rapport de forces pour faire aboutir nos revendications. Elle les personnels à y participer massivement,
• à la reconduction de la grève à compter du 28 mars 2019
• à participer le 30 mars à la manifestation Esplanade Charles de Gaulle à Rennes à 10H30,
• à un rassemblement devant le Rectorat mercredi 3 avril à Rennes à 13h30,
• à participer aux futures AG des personnels et aux futures mobilisations

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Appel 30 mars

SUD éducation 35 appelle de plus à se joindre à la manifestation des Gilets Jaunes à 14h à Ch de Gaulle

Source: New feed

Communiqué inter-fédéral pour la grève du 19 mars

Les organisations CGT Educ’action, FNEC‐FP FO, FSU, Sud Education et CNT‐STE d’Ille Et Vilaine s’inscrivent dans les appels unitaires du 19 mars prochain, interprofessionnel et Fonction publique.
Les attaques contre l’Education Nationale et ses personnels ne sont que la transposition des politiques de régressions sociales menées dans le privé et dans la Fonction publique, notamment à travers le projet de loi “transformation de la fonction publique”, qui prévoit un recours accru au contrat, la casse du paritarisme, la rémunération au mérite, la fusion des comités hygiène, santé et sécurité au travail (CHSCT) avec les comités techniques.

Tout cela se fait à la hussarde, dans un calendrier extrêmement resserré au mépris des revendications des personnels portées par les organisations syndicales.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Education Nationale, Jean‐Michel Blanquer multiplie les réformes élitistes: réforme du lycée général et technologique, réforme du baccalauréat, réforme du lycée professionnel et Parcoursup ont pour objectif d’assigner aux élèves une place au marché du travail dès le plus jeune âge.

Avec le projet de loi dit « pour l’école de la confiance » , adopté par l’Assemblée Nationale en première lecture, il lance de nouvelles offensives dont la restriction de la liberté d’expression des enseignants, la création des Etablissement Publics des Savoirs Fondamentaux, la déréglementation via les expérimentations à tout va…

L’absence de dialogue social dans l’académie et l’imposition par la rectrice d’une nouvelle gouvernance, reposant sur des réseaux d’écoles du socle et un pilotage par l’évaluation et les résultats, nuisent aux conditions de travail des personnels et aux conditions d’accueil des élèves.

L’heure est à la mobilisation de toutes et tous !

  • ‐  Retrait du projet de loi Blanquer dit « pour l’école de la confiance ».
  • ‐  Abandon de la « nouvelle gouvernance académique », des réseaux d’écoles du socle et du pilotage par les évaluations et les résultats, maintien des prérogatives des DSDEN, des circonscriptions du premier degré. Abandon du pilotage par les évaluations et les contrats d’objectifs.
  • ‐  Abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du lycée général et technologique de la réforme du baccalauréat, de la réforme de la voie professionnelle.
  • ‐  Abandon des nouvelles règles du mouvement dans le 1er degré, des évaluations nationales CP‐CE1
  • ‐  Retrait du projet de loi de transformation de la Fonction publique
  • ‐  Arrêt des suppressions de postes
  • ‐  Rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans, par l’augmentation immédiate du point d’indiceLes organisations CGT‐educ’Action, FNEC‐FP FO, FSU, Sud‐Education et CNT‐STE d’Ille Et Vilaine appellent à faire du 19 mars une journée de grève, et de manifestations qui s’inscrit dans un processus de construction du rapport de forces pour faire aboutir nos revendications.

Manifestation à Rennes 10h, Esplanade Ch. de Gaulle Manifestation à Saint-Malo 10h, Esplanade Saint-Vincent
AG Education Nationale à 14h30, Maison des associations, Rennes

Télécharger le communiqué ici : Communiqué interfédéral grève 19 mars

Réformes Blanquer : mieux les connaître pour mieux les combattre !

Ces derniers mois ont ainsi été marqués par les attaques contre l’école publique, qui s’inscrivent à la fois dans la logique libérale de démantèlement du service public d’éducation, et dans une visée réactionnaire de retour à l’école d’antan.
Ce vade-mecum, publié avec les informations disponibles à l’automne 2018, est une tentative de rendre intelligible l’hyperactivité du ministère de l’Éducation nationale, en précisant le contenu des différentes réformes et en leur opposant les valeurs et les mesures défendues par SUD. Réformes Blanquer : mieux les connaître pour mieux les combattre !

Dans un texte d’orientation adopté lors de son VIIIe congrès, en mars 2018, la fédération SUD éducation analysait ainsi les premiers mois du ministère Blanquer : « nous avons aujourd’hui un Ministère de l’Éducation nationale qui est à la fois libéral sans fard et réactionnaire sans complexe ». Plus loin, nous poursuivions ainsi : « Le président Macron et son gouvernement mènent clairement une politique de régressions sociales au profit de la classe dominante. La fédération SUD éducation doit être en première ligne des mobilisations ».

Près de huit mois plus tard, force est de constater que nous avions raison. Ces derniers mois ont ainsi été marqués par les attaques contre l’école publique, qui s’inscrivent à la fois dans la logique libérale de démantèlement du service public d’éducation, et dans une visée réactionnaire de retour à l’école d’antan. Voici les quatre aspects principaux :
Tri social. Toutes les réformes du système éducatif convergent vers un seul objectif : faire de l’école un rouage majeur du tri social.
Offensive réactionnaire. La période est marquée par une série de contre-feux réactionnaires allumés pour satisfaire une partie de l’opinion.
Attaque sur les statuts. Le troisième axe d’attaques du gouvernement est une offensive d’ampleur contre les statuts et les droits des fonctionnaires.
L’école-entreprise. Le vieux slogan de SUD éducation, “l’école n’est pas une entreprise” est malheureusement toujours plus d’actualité : management, contractualisation, privatisation (pensons aux officines de coaching scolaire).

Ce vade-mecum, publié avec les informations disponibles à l’automne 2018, est une tentative de rendre intelligible l’hyperactivité du ministère de l’EN, en précisant le contenu des différentes réformes et en leur opposant les valeurs et les mesures défendues par SUD.

Télécharger le document : vademecum-blanquer_2018