Dossier Mal-être au travail

Les derniers communiqués et tracts de Sud éducation :

Communiqué : Conditions de travail et suicides dans l’Éducation nationale : SUD éducation dénonce l’inaction du ministère

Le guide « Et voilà le travail ! » de Sud éducation, au sommaire :

  • C’est quoi ce travail (avant-propos)
  • Le CHSCT : un contre-pouvoir syndical ?
  • La Commission hygiène et sécurité (CHS) d’EPLE
  • Visites médicales et registres obligatoires : comment les utiliser ?
  • Obtenir la reconnaissance en accident de service
  • Que faire en cas de suicide ou tentative de suicide ?
  • Chez les agent⋅e⋅s relevant des collectivités territoriales
  • Les revendications de SUD éducation
  • Une engagement de Solidaires

Evenements liés au suicide de Christine Renon :

Pour plus de documents, voir sur le site Fédéral de Sud Education

Conditions de travail et suicides dans l’Éducation nationale : SUD éducation dénonce l’inaction du ministère

Le mercredi 6 novembre un comité d’hygiène, sécurité et conditions de travail extraordinaire s’est tenu à la demande des organisations syndicales. Devant ce CHSCT, qui va disparaître avec la loi dite de « transformation de la fonction publique », le ministre Blanquer a tout fait pour éviter de rendre des comptes.

Alors que les signaux sont alarmants depuis des années, que les démissions de fonctionnaires stagiaires sont en hausse dans le premier comme dans le second degré, que de nombreux-ses enseignant-e-s sont en arrêt maladie pour cause de souffrance au travail, le ministère feint de découvrir l’ampleur des dégâts.
Le ministère refuse d’admettre que la cause profonde de la souffrance des personnels réside dans le management abrutissant, la multiplication des tâches et des injonctions, le travail empêché par le manque de moyens et la perte de sens dans les missions de service public alors que le nombre de postes diminue continuellement. La dégradation des conditions de travail des personnels est le corollaire direct de la dégradation du service public d’éducation.
Dans ce contexte, alors que l’Éducation nationale compte un-e médecin de prévention pour 20 000 agent-e-s en moyenne, le ministre prétend se contenter de lancer une campagne de recrutement de ces dernier-e-s dans plusieurs mois.

Alors que nous apprenons du ministère que plus d’un-e collègue a mis fin à ses jours chaque semaine l’année dernière ainsi que depuis la rentrée de septembre, SUD éducation s’interroge sur les raisons qui ont poussé le ministère, depuis des années, à refuser de divulguer ces informations dans le bilan social annuel.

SUD éducation exige également que la transparence soit faite sur les chiffres et la comptabilisation des suicides, dans un contexte où les rectorats refusent très largement d’admettre la responsabilité du service dans le cas des suicides et tentatives de suicides.

Ne laissons pas le travail nous tuer et appel au 6 novembre

L’actualité nous rappelle tristement que nombre de nos collègues dans l’Éducation nationale mettent fin à leurs jours ou tentent de le faire.

Pour SUD éducation, chaque suicide est un drame humain, duquel, malheureusement, le travail ne peut bien souvent pas être évacué. Il est à cet égard insupportable de voir l’administration de l’Éducation nationale réduire systématiquement et strictement les suicides de ses salarié-e-s à des « problèmes personnels ».

Comme tout employeur, l’Éducation nationale a des responsabilités, comme le prévoit le Code du travail, qui oblige ce dernier à « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

SUD éducation demande la réunion urgente des CHSCT départementaux, académiques et ministériel afin qu’une enquête ait lieu chaque fois qu’un personnel se suicide ou tente de le faire.

Le 4 pages d’analyse « Ne laissons pas le travail nous tuer » de la Fédération Sud éducation

Les actions en intersyndicale :

Les derniers communiqués et tracts de Sud éducation :


Le guide « Et voilà le travail ! » de Sud éducation, au sommaire :

  • C’est quoi ce travail (avant-propos)
  • Le CHSCT : un contre-pouvoir syndical ?
  • La Commission hygiène et sécurité (CHS) d’EPLE
  • Visites médicales et registres obligatoires : comment les utiliser ?
  • Obtenir la reconnaissance en accident de service
  • Que faire en cas de suicide ou tentative de suicide ?
  • Chez les agent⋅e⋅s relevant des collectivités territoriales
  • Les revendications de SUD éducation
  • Une engagement de Solidaires

Rassemblement intersyndical en hommage à Christine Renon jeudi devant la DSDEN 35

Nous avons appris le suicide d’une directrice d’école à Pantin, Christine Renon. Nous souhaitons à notre tour présenter nos condoléances à la famille et aux proches. Il est essentiel de rappeler ici le devoir de l’Éducation nationale qui a des responsabilités et se doit de « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Aucun représentant de l’institution n’est pas capable de reconnaître la réalité pour ce qu’elle est : le suicide d’une agente sur son lieu de travail en raison de ses conditions de travail. Pourtant, Christine Renon établit elle-même clairement les responsabilités de l’administration dans le dernier courrier. Elle pointe l’autoritarisme, l’infantilisation, l’humiliation, l’intimidation, les pressions hiérarchiques qui affectent le travail des personnels.

La souffrance au travail existe bel et bien, souterraine et culpabilisante. Elle touche l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, tous·tes exposé·es à des conditions de travail pathogènes. Ces enseignant·es qui subissent l’extrême dégradation de leurs conditions de travail mettent fin à leur calvaire professionnel en s’ôtant la vie.

SUD éducation revendique :
– le droit des collègues de s’absenter pour assister aux obsèques,
– la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail que chaque suicide soit porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales,
– la fin du management pathogène, cause directe de la souffrance au travail et du suicide des personnels.

Lire le communiqué de la fédération SUD éducation

Rassemblement intersyndical en hommage à Christine Renon
Jeudi 3 octobre à 17h30,
devant la DSDEN 35 à Rennes

Morts d’enseigner

Sud Educ 35 est très marqué par la disparition de Christine Renon, directrice à Pantin.

Des discussions sont en cours pour savoir quelles réponses locales apporter à cette situation qui nous touche tous.

Vous avez des suggestions ou besoin de soutient ? Merci de nous contacter :
09 53 77 57 22
07 83 49 31 45

Par mail : syndicat@sudeducation35.fr

En attendant, nous partageons l’excellent article de Lucien Marboeuf, professeur des écoles, sur les Morts d’enseigner.

SUD éducation dénonce le scandaleux silence de l’éducation nationale face au travail qui tue

Nous avons appris le suicide d’une directrice d’école à Pantin, Christine Renon. Nous souhaitons à notre tour présenter nos condoléances à la famille et aux proches. Il est essentiel de rappeler ici le devoir de protection des agent-e-s qui incombe à l’administration. Comme le prévoit le Code du travail, l’Éducation nationale a des responsabilités et se doit en tant qu’employeur de « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

L’école n’a été fermée que le jour où le corps de notre collègue a été découvert. Lors de l’hommage qui lui a été rendu, aucun-e représentant-e de l’institution n’a daigné se présenter : ni DASEN, ni IEN, ni ministre. Jean-Michel Blanquer n’est même pas capable dans son message écrit tardivement sous la pression médiatique sur Twitter de reconnaître la réalité pour ce qu’elle est : le suicide d’une agente sur son lieu de travail en raison de ses conditions de travail.

Pourtant, Christine Renon établit elle-même clairement les responsabilités de l’administration dans le dernier courrier. Elle pointe l’autoritarisme, l’infantilisation, l’humiliation, l’intimidation, les pressions hiérarchiques qui affectent le travail des personnels. La souffrance au travail existe bel et bien, souterraine et culpabilisante. Elle touche l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, tou-te-s exposé-e-s à des conditions de travail pathogènes. Ces enseignant-e-s qui subissent l’extrême dégradation de leurs conditions de travail mettent fin à leur calvaire professionnel en s’ôtant la vie.
Ces derniers mois, plusieurs départements comme le Val d’Oise, l’Hérault ou les Alpes de Haute-Provence ont été endeuillés par des suicides en lien avec le travail.
Lundi 23 septembre, le suicide de cette directrice est encore un suicide de plus et de trop.
Face à ces suicides, le ministre n’apporte aucune solution. Bien au contraire, ses réformes délétères dégradent les conditions de travail des collègues.

SUD éducation a interpellé les autres organisations syndicales afin d’approfondir un travail unitaire sur les suicides liés au travail.

SUD éducation exige que le ministre communique les chiffres qui permettraient de prendre conscience de l’ampleur des suicides dans l’éducation nationale.

SUD éducation revendique :
- le droit des collègues de s’absenter pour assister aux obsèques
- la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail
- que chaque suicide soit porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales
- la fin du management pathogène, cause directe de la souffrance au travail et du suicide des personnels.