Le Panneau Syndical SUD éducation #079 • Début décembre 2019

Pour nos retraites, toutes et tous ensemble en grève dès le 5 décembre !
À PARTIR DU 05 décembre : tout-e-s en Grève !

Motion d’actualité de la fédération SUD éducation

La contre-réforme des retraites voulue par le gouvernement est l’incarnation du projet de casse des droits sociaux et de régression sociale voulu par les capitalistes. La date du 5 décembre apparaît d’ores et déjà comme un jalon majeur de la construction d’un rapport de force à même de faire plier le gouvernement. SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, refusera de participer à une quelconque négociation avant que le gouvernement ne retire son projet, et portera ce choix dans les intersyndicales.
Cette journée du 5 décembre ne doit pas rester isolée. Elle doit être pour nous le point de départ d’un mouvement de grève reconductible interprofessionnel paralysant réellement l’activité économique et seul à même de nous permettre de gagner. À compter du 6 décembre, chaque jour de reconduction de la grève, SUD éducation fera tout pour que des actions aient lieu.
Dans notre secteur professionnel, le succès de la reconduction reposera sur l’auto-organisation fondée sur des AG de grévistes et leur coordination avec l’action interprofessionnelle.

Pour cela, la suite de la mobilisation sera déterminante. Il nous faut organiser partout, le 5 décembre, des Assemblées générales se donnant pour objectif la reconduction de la grève.
Le travail unitaire engagé depuis début novembre doit se poursuivre, dans l’objectif de gagner. Le piège que constituent les diverses annonces gouvernementales (« clause du grand-père », éléments de calendrier et de négociation…) ne doit pas nous duper et freiner la mobilisation, et doit être pris comme un signe de l’inquiétude du gouvernement face à la contestation massive en construction. C’est le moment de lui faire vraiment peur et de le faire plier !

Retraites : SUD éducation met un simulateur en ligne

Ce qui est comparé, ce sont deux carrières non-heurtées d’un personnel progressant à l’ancienneté, se déroulant intégralement dans le système actuel ou dans le cadre du projet Delevoye.

Sans surprise, les personnels de l’Éducation nationale y perdraient ; et beaucoup. C’est ce qui ressort clairement du simulateur que SUD éducation a mis à disposition des personnels.

AED & AESH : droit de grève comment ça se passe ?

Le droit de grève est constitutionnel : tou-te-s les salarié-e-s ont le droit de faire grève, quel que soit leur statut.
Dans l’Éducation nationale, la grève est d’au minimum 1 jour, on ne peut pas faire grève seulement une heure. Il n’y a aucune obligation à se déclarer gréviste à l’avance, ni à l’écrit, ni à l’oral pour les AESH et les AED, dans le 1er ou le 2nd degré. À l’internat, la grève débute la veille à l’heure de début du service, jusqu’au lendemain même heure.

Le Panneau Syndical SUD éducation #078 • Début novembre 2019

Réforme des retraites : en grève dès le 05 décembre

Après plusieurs décennies de démantèlement de notre système de retraites, le gouvernement Macron compte aujourd’hui lui porter le coup de grâce. Au menu : recul de l’âge de départ à la retraite, baisse des pensions, accroissement des inégalités. Le tout pour favoriser encore davantage les retraites complémentaires et les fonds de pension ! L’objectif est simple : réduire le coût du système des retraites, nous faire travailler toujours plus longtemps. Pour combattre ce projet au service des capitalistes et porter nos revendications pour une retraite plus juste, l’heure est à la mobilisation !.

Chacun-e sait qu’une journée de grève ne suffira pas à faire plier le gouvernement. Il s’agit dès à présent de construire un mouvement de grève reconductible et interprofessionnel d’ampleur.
Pour cela, dès le mois de novembre, déposons des heures d’informations syndicales et des RIS, multiplions les tournées pour construire la mobilisation et nous préparer à reconduire, de manière unitaire avec les différentes organisations syndicales ;
Dès le 5 décembre, dans les écoles et établissements, dans les villes et les départements, organisons des Assemblées générales massives qui votent la reconduction de la grève pour le 6 décembre et les jours suivants ;
Dans le premier degré, nous appelons les personnels à déposer des déclarations d’intention de grève sur plusieurs jours ;
SUD éducation a déposé un préavis de grève reconductible couvrant les personnels grévistes pour toute la période qui suit le 5 décembre ;Face au gouvernement au service du capital, seule une action collective forte nous permettra de reprendre en main notre avenir !

Promesses non tenues, précarité maintenue : Mobilisation massive des AESH le 20 novembre 2019

Contrairement aux promesses gouvernementales pour une rentrée 2019 placée “sous le signe de la maturité et de la réussite”, les accompagnant·es d’élèves en situation de handicap (AESH) vivent une dégradation de leurs conditions de travail : temps incomplets subis, non-renouvellements massifs, salaires non versés avec des acomptes souvent indécents, affectations aberrantes, attente insupportable des documents administratifs, services de gestion saturés.

Retraites : SUD éducation met un simulateur en ligne

Ce qui est comparé, ce sont deux carrières non-heurtées d’un personnel progressant à l’ancienneté, se déroulant intégralement dans le système actuel ou dans le cadre du projet Delevoye.
Sans surprise, les personnels de l’Éducation nationale y perdraient ; et beaucoup. C’est ce qui ressort clairement du simulateur que SUD éducation a mis à disposition des personnels.

Le temps de travail des AESH : Analyse de la fédération SUD éducation

La nouvelle circulaire relative aux missions des personnels accompagnant les élèves en situation de handicap publiée le 5 juin 2019 introduit des modifications sur le temps de travail des AESH.
Dans les départements, les DSDEN interprètent la circulaire souvent au détriment des AESH.
SUD éducation appelle les personnels à faire respecter leurs droits et accompagne les AESH dont l’employeur ne respecte pas la réglementation.

Que dit la circulaire ?

Le temps de travail des AESH est calculé sur la base d’une durée annuelle à temps plein de 1607h pour un temps complet sur 41 semaines.
Pour calculer le temps de travail d’un-e AESH, il faut diviser la durée annuelle du travail par le nombre de semaines travaillées qui est de 41.

Ce temps de travail inclut les missions d’accompagnement des élèves, de préparation et de formation telles que définies dans la circulaire au point 3.4 :
« Ce temps de service inclut l’ensemble des activités réalisées par l’AESH au titre du plein exercice de ses missions :
—  l’accompagnement du ou des élèves ;
—  les activités préparatoires connexes pendant ou hors la période scolaire ;
—  les réunions et formations suivies pendant et hors temps scolaire. »

Dans nombre de département, les DSDEN tentent de faire calculer le temps de travail hebdomadaire des AESH sur 39 semaines et non sur 41 semaines au prétexte que les élèves ne sont en classe que 36 semaines. Ce calcul augmente considérablement le temps de travail hebdomadaire : pourtant ce calcul est illégal ! La circulaire est explicite à ce sujet :
« Les semaines en sus des 36 semaines de temps scolaire permettent de tenir compte des missions que l’AESH effectue en lien avec l’exercice de ses fonctions en dehors du temps scolaire. Dès lors, le temps de service hebdomadaire d’accompagnement du ou des élèves sert de référence pour la détermination du temps de service. »

Si votre employeur décide de calculer votre temps de service hebdomadaire à partir des 39 semaines, contactez le syndicat SUD éducation de votre département qui interviendra auprès de l’administration pour réclamer le respect de la réglementation. Si cela ne suffit pas, SUD éducation vous accompagnera dans les recours juridiques vous permettant de faire respecter vos droits !

La circulaire considère que l’écart entre le temps de service effectué avec élèves de 36 semaines et la durée annuelle du travail de 41 semaines correspond au travail de préparation, de coordination et de formation : cela ne peut servir à justifier un dépassement de votre temps de service hebdomadaire.

La formation des AESH

La circulaire du 6 juin prévoit 60h de formation initiale auxquelles peuvent s’ajouter des « formations suivies pendant et hors temps scolaire ». SUD éducation revendique des formations sur leur temps de service (c’est-à-dire sur le temps d’accompagnement devant élèves prévu dans leur emploi du temps hebdomadaire). Les personnels AESH ne sont pas à disposition de l’employeur et ne peuvent se rendre disponibles selon le bon-vouloir de celui-ci.
Si nous ne pouvons pas refuser légalement ces formations hors temps scolaire, le mercredi après-midi ou pendant les vacances, SUD éducation appelle les AESH à boycotter collectivement ces formations afin d’éviter qu’elles ne se généralisent.
Le salaire
SUD éducation continue de dénoncer les insuffisances de cette circulaire qui ne garantit toujours pas un vrai statut aux personnels AESH.

Les personnels AESH sont encore largement employés sur des temps incomplets avec par conséquent des salaires incomplets et une retraire incomplète.
SUD éducation revendique des emplois à temps complets de fonctionnaires pour les AESH avec une prise en charge de tout le travail invisible.
—  un temps plein de 24h devant élèves,
—  un salaire de base à 1700 euros,
—  de véritables augmentations salariales à l’ancienneté.

Les missions des AESH :

Souvent, dans les écoles, les collèges ou les lycées, la hiérarchie demande aux AESH de remplir des missions qui ne sont pas les leurs en aidant soit la vie scolaire soit le secrétariat. Les AESH ne sont pas tenu-e-s d’effectuer des missions qui ne sont pas présentes dans leurs contrats. On ne peut vous demander de faire du travail administratif ou de surveiller la récréation. Si vous êtes confronté-e-s à ces difficultés dans votre travail, contactez le syndicat SUD éducation de votre département !

L’éducation nationale encourage la précarité en recrutant sous des contrats précaires.
Pour la titularisation de tous les personnels AESH sans condition de concours ni de nationalité.
AESH, c’est un métier, il doit être reconnu et intégré dans le statut de la Fonction Publique !

NON projet de retraite universelle par points

Les conséquences du projet sont claires

  • travailler plus longtemps
  • baisse drastique de nos pensions
  • renforcement des inégalités femmes – hommes

Se mobiliser, c’est maintenant !

Contre le projet Macron-Delevoye, régression majeure, en assemblées générales, en heure d’information syndicale, toutes et tous

PRÉPARONS ET RÉUSSISSONS ENSEMBLE

LA GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE DU 5 DÉCEMBRE

ET DÉCIDONS COLLECTIVEMENT DES SUITES À DONNER

LE PROJET DE RETRAITE UNIVERSELLE PAR POINTS : INACCEPTABLE

Rien ne permet de garantir la valeur du point et le montant de la pension de retraite dans un système à points. Même sans prendre en compte les primes, 75 % de la rémunération indiciaire des 6 derniers mois est une garantie plus solide. Avec un nombre de retraités en augmentation, le blocage à 14 % de la part de PIB consacrée aux retraites est prévu pour faire baisser les pensions et faire reculer l’âge de départ en retraite. Tous les salariés et agents publics seront renvoyés à de l’épargne-retraite individuelle ou collective pour compléter une trop faible retraite.

Il faudrait travailler plus longtemps

L’âge légal de départ resterait à 62 ans. Mais, le montant de la pension serait si faible qu’il dissuaderait de partir à cet âge. Le projet du ministre Delevoye de juillet impose 64 ans (âge pivot) pour une retraite à taux plein calculée selon de nouvelles modalités. Cet âge pivot sans décote passerait à 65 ans pour la génération 1975 et à 66 ans pour la génération 1987. Il serait possible de partir plus tôt mais avec une décote. Le gouvernement met en avant la possibilité d’augmenter sa pension en continuant à travailler après 64 ans, mais il s’agit d’un leurre : ces années supplémentaires ne suffiront pas à rattraper le montant des pensions actuelles, même déjà dégradées par les réformes antérieures. Par ailleurs, l’espérance de vie en bonne santé en France est actuellement de 63 ans pour les hommes, 64 ans pour les femmes (source : Eurostat). Le Président de la République, lors du débat sur les retraites à Rodez le 3 octobre, a indiqué qu’il fallait, pour les métiers de l’éducation, travailler davantage, amputer la durée des vacances et pouvoir finir sa carrière sur des postes dans les rectorats ! Il est illusoire d’imaginer que les corps de personnels administratifs deviennent des débouchés de fin de carrières pour tous.

Nos pensions baisseraient

Pour les fonctionnaires, la pension ne serait plus calculée sur les six derniers mois d’activité et les 75 % du dernier traitement mais sur l’ensemble de la carrière, primes comprises. Ce système tire mécaniquement les pensions vers le bas, puisqu’il prend en compte et les débuts de carrière peu rémunérés et les primes, qui dans le second degré représentent en moyenne moins de 10 % du salaire. Il faut ajouter à ces faibles rémunérations l’allongement de la durée des études qui conduit à une entrée tardive dans la carrière. La grande majorité des collègues perdrait avec la réforme entre 300 et 800 € bruts par mois par rapport au système actuel.

Les inégalités femmes – hommes seraient renforcées

La réforme dégraderait le montant de la pension de toutes les femmes tant dans le régime général que pour les fonctionnaires. La pension issue de la réforme refléterait tous les salaires en temps partiel et l’absence de rémunération de toutes les interruptions de carrière. Dans le second degré aussi, les femmes prennent davantage de congés ponctuels, de temps partiels. Or le projet de réforme met fin à la compensation des temps partiels ou des interruptions de carrière qui suivent une naissance. Les femmes ont moins de primes, font moins d’heures supplémentaires, touchent moins d’IMP : leur pension de retraite en baisserait d’autant. Les bonifications pour enfants nés avant 2004 seraient remplacées par une majoration unique de 5 % par enfant partageable entre les parents. Les droits supplémentaires accordés aux parents de trois enfants et plus seraient supprimés.

Panneau syndical #77 – début octobre 2019

Le 05/12 : Construisons la grève interprofessionnelle !

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe. Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleurs années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes.
• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.!

Ne laissons pas le travail nous tuer

Nombre de nos collègues dans l’Éducation nationale mettent fin à leurs jours ou tentent de le faire. Pour SUD éducation, chaque suicide est un drame humain, duquel, malheureusement, le travail ne peut bien souvent pas être évacué. SUD éducation revendique la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail, qu’ils soient porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales et la fin du management pathogène, cause directe de la souffrance au travail et du suicide des personnels.
Ne perdons pas notre vie à la gagner !

Enseignant-e-s contractuel-le-s et AESH : SUD éducation dénonce un plan de licenciement silencieux

Cette rentrée 2019 marque un tournant dans la gestion des ressources humaines par l’éducation nationale : entre les non-renouvellements de contrat, les retards d’envoi des attestations Pôle Emploi, le non-respect du cadre réglementaire qui encadre le temps de travail, les personnels précaires sont particulièrement maltraité-e-s.

Ne laissons pas le travail nous tuer !

L’actualité nous rappelle tristement que nombre de nos collègues dans l’Éducation nationale mettent fin à leurs jours ou tentent de le faire.

Pour SUD éducation, chaque suicide est un drame humain, duquel, malheureusement, le travail ne peut bien souvent pas être évacué. Il est à cet égard insupportable de voir l’administration de l’Éducation nationale nier ses responsabilités.

 

Les conditions de travail tuent, la hiérarchie est complice !

SUD éducation tient à rappeler que l’employeur a l’obligation de protéger son personnel.

D’après l’article L.4121-1 du Code du travail, l’employeur est tenu par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salarié-e-s.
Il ne doit pas se contenter de diminuer le risque mais bien de l’empêcher. Il est de notre devoir de le leur rappeler régulièrement.

> Lire le tract de la fédération SUD éducation [13.10.2019]

 

Mettre en échec les réformes des lycées et du bac : le tract de la fédé

L’ampleur de la grève des examens en juin et juillet, ainsi que la première université d’été des enseignant-e-s et de l’éducation fin août, confirment que les réformes Blanquer sont rejetées par la grande majorité des actrices et des acteurs de l’éducation.
Nous n’acceptons pas les conséquences de la réforme des lycées généraux et technologiques du Bac et de l’orientation.

Les réformes Blanquer, c’est :

→ la dégradation des conditions de travail des professeur-e-s et des lycéen-nes :

- effectifs de classe pléthoriques à 35 entérinés par la réforme en tronc commun ;
- la disparition d’une définition nationale des dédoublements pour les TP et les TD ;
- des classes sans cohérence pédagogique avec des spécialités très diverses (jusqu’à 30 profs pour une classe de première) ;
- des programmes de spécialité qui amalgament plusieurs disciplines sans co-enseignement ;

→ l’instauration d’un bac local que ce soit par la moyenne des notes des bulletins de première et de terminale ou par les épreuves de contrôle continu organisées dans les lycées dès cette année en 1re.

→ une pré sélection accrue des élèves :

- une forte inégalité d’un lycée à l’autre en terme d’offre de formation, avec un tronc commun indigent et une carte des spécialités très inégalitaire
- la disparition maths, SVT et physique-chimie du tronc commun et un enseignement scientifique réduit à 2h ;
- l’impossibilité, de fait, de changer d’établissement pour les élèves qui souhaitent suivre un enseignement de spécialité en dehors de leur établissement ;
- des évaluations de seconde qui n’ont aucun intérêt pédagogique et servent à classer les établissements et les équipes.

→ une baisse de notre rémunération horaire, en raison de la stagnation des salaires et de l’augmentation de notre charge de travail : 2 années de programmes à refaire, l’augmentation des tâches des professeur-e-s principaux-ales maintenant chargé-es du travail des ancien-ne-s conseiller-ère-s d’orientation du au démantèlement des CIO.

Les réformes Blanquer provoquent une dégradation inacceptable du service public d’éducation, des conditions d’enseignement, de travail et de vie des enseignant-e-s et des élèves.

Elles accentuent l’évolution de l’école vers un modèle libéral, car elles aggravent dès la seconde la sélection pour l’accès au supérieur et rendent les élèves et les familles responsables de leur « choix d’orientation ».

Les réponses apportées par Blanquer à nos mobilisations sont inacceptables et méprisantes.

L’augmentation de 300 € bruts par an est dérisoire. Le comble : cette mesure était déjà prévue par le gouvernement précédent, dans le cadre du protocole PPCR, et Blanquer en avait bloqué l’application en 2018 !

Par ailleurs, comment accepter la création d’un comité de suivi de la réforme du lycée avec le ministère alors que nous revendiquons son abrogation et que même les acteurs les plus arrangeants avec le ministre demandaient son ajournement ? Il s’agit ni plus ni moins que de l’instrumentalisation des organisations syndicales, dans le but de légitimer une réforme déjà actée au mépris des personnels.

SUD éducation revendique :

→ l’abrogation de toutes les contre-réformes Blanquer : loi Blanquer, réformes des lycées, du Baccalauréat et de Parcoursup.
→ la limitation des effectifs à 25 élèves par classe en LGT
→ un baccalauréat avec un enseignement polytechnique donnant accès à l’enseignement supérieur dans la filière de son choix,

→ un plan d’investissement massif permettant la création de places en nombre suffisant dans l’enseignement supérieur pour que chaque étudiant-e puisse poursuivre ses études dans la filière de son choix.

SUD éducation appelle :

→ à amplifier les actions contre la réforme déjà mise en oeuvre dans des lycées : refus collectif ou démission de la charge de professeur-e principal-e, boycott des réunions de mise en œuvre de la réforme, grève des examens de contrôle continu, séquences pédagogiques d’évaluation à 20/20, information et action avec les parents…
→ à faire grève et à manifester le 24 septembre dans le cadre de la grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites.
→ mettre en débat dans les Assemblées générales la grève et sa reconduction, pour construire un rapport de force avec le gouvernement à même d’obtenir satisfaction de nos revendications.

Contre les réformes Blanquer, pour nos droits, adhérez à SUD éducation !

SUD éducation a été en première ligne des mobilisations contre les réformes Blanquer. Certaines ont été victorieuses. Certaines sont encore à construire. Mais les mauvais coups continuent de pleuvoir.

Pour vous défendre, pour combattre la politique éducative du gouvernement, pour obtenir de nouveaux droits, choisissez un syndicat au service des luttes et des droits de tous les personnels.

Adhérez à SUD éducation

SUD éducation a été en première ligne des mobilisations contre les réformes Blanquer. Certaines ont été victorieuses. Certaines sont encore à construire. Mais les mauvais coups continuent de pleuvoir.

Pour vous défendre, pour combattre la politique éducative du gouvernement, pour obtenir de nouveaux droits, choisissez un syndicat au service des luttes et des droits de tous les personnels.

Pourquoi se syndiquer ?

Un syndicat, cela sert tout d’abord à défendre ses droits. Aujourd’hui, le management est partout, les conditions de travail se dégradent, les pressions hiérarchiques sont de plus en plus fortes. Les attaques sur les statuts, les droits, le temps de travail, la précarisation sont omniprésentes. Dans ce contexte, il ne faut pas rester seul-e face à ses difficultés ! Être syndiqué-e, c’est se donner les moyens d’être défendu-e. Un syndicat, cela sert à sortir de l’isolement, à créer du collectif, et à mener toutes et tous ensemble des luttes pour remporter des victoires  : par exemple gagner des moyens dans son collège ou dans son lycée, empêcher une fermeture de classe dans son école, ou encore combattre les politiques délétères du gouvernement.
Un syndicat, cela sert à ne pas se laisser faire ! Toutes et tous ensemble, nous sommes plus forte-s, et nous pouvons inverser la vapeur.

Pourquoi à SUD ?

SUD éducation est un syndicat de lutte et de transformation sociale. Un syndicat de lutte, cela signifie que les représentant-e-s SUD ne se laissent pas berner par d’illusoires négociations avec l’administration. À SUD, on considère que c’est par l’action collective que l’on réussit à gagner de nouveaux droits, ou à défendre nos conquêtes sociales. Pour nous, c’est l’action collective qui marche et qui est efficace ! Un syndicat de transformation sociale, cela signifie tout d’abord que l’école et la société telles qu’elles existent ne nous satisfont pas. S’il faut défendre l’école publique contre les attaques libérales et réactionnaires du gouvernement, il faut également revendiquer une autre école, publique, gratuite, laïque, émancipatrice et inclusive pour toutes et tous les élèves ! Pour cela, SUD éducation porte un ensemble de revendications cohérent, que vous découvrirez en quatrième page.
Mais l’école n’est pas hors de la société. Nous subissons les mêmes attaques que nos collègues, titulaires ou précaires, de l’ensemble de la fonction publique. Au-delà, le rouleau compresseur libéral et réactionnaire touche tou-te-s les salarié-e-s, du public comme du privé. C’est pour cela que SUD éducation fait partie d’une union syndicale interprofessionnelle, Solidaires, qui regroupe des syndicats du public comme du privé. Vouloir transformer la société, cela signifie combattre les inégalités sociales où elles se trouvent, le racisme, le sexisme, les LGBTIphobies, et lutter pour la justice climatique. Le modèle égalitaire et démocratique que l’on souhaite pour l’école et la société, SUD le pratique aussi dans son organisation : pas de permanent syndical à temps plein, limitation dans le temps et rotation des responsabilités, pour éviter d’avoir des représentant-e-s déconnecté-e-s de la base.

Qu’est-ce que fait SUD contre les réformes Blanquer ?

Le projet d’école de Blanquer est cohérent, et il faut le combattre dans son ensemble. C’est pour cela que SUD éducation a voté en Conseil supérieur de l’éducation contre la réforme du lycée professionnel, contre la réforme du lycée général et technologique, contre Parcoursup, contre la loi Blanquer. À chaque fois, notre mot d’ordre était « ni amendable, ni négociable, retrait du projet dans son ensemble ! ». SUD éducation a été en première ligne de toutes les mobilisations cette année, et ce dès l’automne contre les réformes des lycées et du bac. Dès le début de la mobilisation contre la loi Blanquer, SUD éducation a systématiquement porté les revendications des Assemblées générales des personnels et poussé dans l’intersyndicale pour de nouvelles journées de grève. En ce qui concerne la grève des examens, SUD éducation a appelé les personnels à la mettre en débat dès avril, a signé les appels intersyndicaux, et a appelé les personnels à la grève sur les jours d’épreuve, de correction sur site et de jury. La mobilisation contre la loi Blanquer a payé : abandon des EPSF, du projet de donner un statut de supérieur-e hiérarchique au directeur ou à la directrice d’école, du projet d’interdire les sorties scolaires aux mères voilées ou de celui de retirer des allocations aux familles d’élèves décrocheurs-ses. Mais le reste de la loi, ainsi que les réformes des lycées, du Bac ou encore Parcoursup restent intactes. Il s’agit de reprendre en cette rentrée la mobilisation contre le projet d’école libéral et réactionnaire du ministère dans son ensemble. Et pour cela, il nous faut un outil indispensable, un syndicat au service des luttes et des personnels : dès la rentrée, adhérez à SUD éducation.

Que revendique SUD ?

1 – L’abrogation de la loi ORE (Orientation et réussite des étudiant-e-s) et de Parcoursup, de la réforme du lycée et du baccalauréat, de la réforme du lycée professionnel

2 – La défense du statut de la fonction publique et la lutte contre la précarité :

  • Le retrait du projet de loi sur la transformation de l’État
  • La titularisation sans condition de toutes et tous les précaires

3 – l’abrogation de la loi Blanquer

4 – Une baisse du temps de travail :

  • Un temps de service global pour l’ensemble des enseignant-e-s du 2nd degré de 14 h cours/élèves + 3 h de concertation/travail en équipes & 18 heures devant élèves + 6 heures de travail en équipe dans le premier degré
  • 1/9e de minoration de services pour tous les personnels de l’éducation prioritaire

5– Une baisse des effectifs par classe :

  • 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA.

6 –L’augmentation des salaires :

  • Une augmentation des salaires pour tendre vers l’égalité salariale
  • Un salaire minimum à 1700 euros nets pour toutes et tous
  • L’alignement du régime indemnitaire et de prime des précaires sur celui des titulaires (par exemple prime REP et REP+ pour les AED et AESH)

7 –Pour nos retraites :

  • retrait du projet de réforme des retraites
  • annulation de toutes les décotes
  • Un départ à la retraite à 60 ans sur la base de 75% du meilleur revenu, pour aller vers un départ à 55 ans sans conditions

N’hésitez plus, adhérez à SUD éducation !

Le Panneau Syndical SUD éducation #76 • Début juin 2019

Le 13/06, le 17, et au-delà : grève des examens ! • Circulaire de rentrée : infantilisation et autoritarisme • Répression du mouvement social dans l’éducation

Le Panneau Syndical SUD éducation #76 • Début juin 2019

Le 13/06, le 17, et au-delà : grève des examens !

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de colère, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Resté sourd jusqu’ici, le ministre ne nous laisse d’autre perspective que de continuer à construire le rapport de force. Face à cette surdité et à l’ampleur du désastre et des conséquences des réformes pour les générations à venir et le devenir des diplômes, la grève des examens s’impose. Dès le 17 juin : grève des examens !

Contre la loi Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, contre les réformes Blanquer, SUD éducation appelle tous les personnels de l’Éducation à :
→ se mettre en grève dès le 13 juin, date de l’examen de la loi Blanquer en commission mixte,
→ se mettre en grève massivement le 17 juin, premier jour du baccalauréat,
→ prendre appui sur ces dates pour construire dans les AG un mouvement de grève reconductible sur toute la période des examens.

SUD éducation a déposé un préavis de grève spécifique pour toute la période des examens.

Circulaire de rentrée : infantilisation et autoritarisme

La circulaire de rentrée est parue. C’est l’occasion pour le ministre d’imposer aux personnels ses conceptions autoritaires et rétrogrades en matière de pédagogie. SUD éducation rappelle que la liberté pédagogique est inscrite dans la loi, et que la circulaire du ministre, pour normalisante qu’elle soit, ne consiste qu’en des « recommandations » qui par définition ne constituent pas des instructions.

Répression du mouvement social dans l’éducation

Le ministère instrumentalise le débat sur l’article 1 de son projet de loi. Il multiplie ainsi les convocations, pressions, mesures d’intimidation contre les personnels qui s’expriment contre sa politique. La répression antisyndicale s’intensifie, les militant-e-s sont désormais directement visé-e-s. Enfin, le gouvernement utilise sa police pour s’attaquer physiquement aux enseignant-e-s en lutte. SUD éducation publie sur son site une cartographie de la répression qui s’abat sur les personnels de l’éducation, qui sera mise à jour régulièrement.

La destruction du service public d’éducation en 4 étapes

Un 4 pages d’analyses de la fédération SUD éducation

1. Partout, le statut attaqué

Les attaques contre le statut se multiplient dans notre secteur. Avec le projet de loi pour la transformation de l’État, le gouvernement entend vider les commissions paritaires de leur substance. Pour l’heure garantes du contrôle de la gestion collective des carrières sous l’œil des organisations syndicales, les commissions administratives paritaires (CAP) vont pour ainsi dire disparaître. Il n’y aura plus une commission par corps mais par catégorie d’emploi (A, B, C). Leurs attributions seront limitées en matière de promotion, de mutation, de discipline.

D’une gestion collective des carrières, on passe à une gestion managériale, individuelle et arbitraire. Le gouvernement rêve d’en finir avec la fonction publique. Pour cela, il détricote les statuts peu à peu (pensons à la seconde HSA que Blanquer peut imposer en collège et en lycée) et développe la contractualisation. La suppression de 2600 postes dans l’Éducation nationale est un bel exemple de la casse du service public dont au moins 400 postes dans les services administratifs et plus de 1200 postes d’enseignant-e-s dans le second degré.

Des pans entiers des missions de l’Éducation nationale sont confiés à des personnels contractuels : vie scolaire dans le 2d degré, suivi en classe des élèves porteur-euse-s de handicap par les AESH… Faute de recrutement par concours suffisant, les enseignant-e-s sont de plus en plus fréquemment des contractuel-le-s, y compris dans le 1er degré. Sur environ un million de personnels salariés de l’Éducation nationale, déjà plus de 200 000 ne sont pas fonctionnaires. Aux yeux de Blanquer, ces personnels peu formés, pressurés, jetables, qui subissent les temps partiels et des rémunérations plus faibles, sont l’avenir de la fonction publique : il vise 40% de contractuel-le-s dans les années à venir.

Focus sur… Menace sur le temps de travail dans la Fonction publique

Un rapport de l’inspection générale des finances concerne directement les CPE et les personnels non-enseignants :
- le rapport préconise que les 4 heures sur 35 hebdomadaires que les CPE organisent par eux et elles-mêmes soient intégrées au reste de l’emploi du temps ;
- les agent-e-s techniques, administratifs et de maintenance (BIATSS, ADJAENES notamment) ne sont pas libres de leurs dates de congés. Pour cette raison, ils et elles bénéficient de deux journées de congés supplémentaires dits « de fractionnement ». Le rapport préconise de les supprimer !

2. Premier degré : une « priorité » pour Blanquer ?

La baisse du nombre de postes aux concours est un révélateur de la politique du ministère : dégrader le service public d’éducation, faire des économies budgétaires, et favoriser le privé. On passe de 13 001 postes ouverts aux concours en 2017, à 11 840 en 2018 et à 10 785 en 2019. 
La loi Blanquer a pour objectif d’accentuer la libéralisation de l’école. La scolarisation rendue obligatoire en maternelle (quand 98% de la classe d’âge est scolarisée) a pour objectif de subventionner le privé, majoritairement confessionnel. Les cités éducatives mises en œuvre en 2019 et les établissements publics des savoirs fondamentaux introduits dans le projet de loi ne visent qu’à la réalisation d’économies d’échelles. Il en résultera des établissements à taille inhumaine, où conditions de travail et d’études seront fortement dégradées.

3. Second degré : tri social et austérité pour tou-te-s

Les postes ouverts aux concours de recrutement du 2nd degré public (CAPES, CAPEPS, CAPLP, agrégation) baissent globalement de 6%. Dans le même temps, les postes ouverts au concours du 2nd degré privé augmentent de 15%. L’obligation faite aux personnels enseignants de travailler une seconde heure supplémentaire constitue simplement pour la plupart des enseignant-e-s une baisse du salaire horaire moyen. Le ministère prévoit en outre la conversion de plus de 2000 postes en HSA. Cela signifie moins d’adultes dans les établissements et des conditions de travail dégradées.

Les réformes des lycées

Le conseil de Blanquer aux lycéens : « Faites ce qu’il vous plaît, faites les matières que vous avez envie d’approfondir. Ne faites pas un choix conformiste, ne faites pas pas un choix artificiel ». Pourtant les réformes Blanquer transforment les lycées en autant d’instruments du tri social. Dans les lycées généraux et technologiques, la réforme du bac et la suppression des filières a pour effet de renforcer la sélection scolaire selon des critères géographiques et spatiaux. La suppression des groupes classes fixes et le jeu des options auront des conséquences lourdes pour les conditions de travail des enseignant-e-s : emplois du temps extrêmement difficiles à produire et donc d’une amplitude horaire bien plus élevée, des effectifs en hausse par le jeu de la mutualisation des options.

Dans les lycées professionnels, les élèves choisiront dès la rentrée prochaine une « famille de métiers » au lieu d’une spécialité. La scolarité en spécialité des élèves est encore réduite d’un an : le bac pro originellement conçu comme une formation en quatre ans ne compte désormais plus qu’un peu plus de deux années de spécialité. Les horaires disciplinaires dans les matières générales en CAP comme en bac pro sont en forte baisse. Ces mesures, lorsqu’elles seront pleinement mises en œuvre, se traduiront mécaniquement par la suppression de jusqu’à 6000 postes dans les lycées professionnels.

L’orientation

Le gouvernement met en œuvre le démantèlement du service public d’orientation : destruction de l’Onisep, division par deux des recrutements dans les CIO, dont les personnels pourront désormais être transférés aux régions, tandis que les DRONISEP sont transférées aux régions. L’orientation sera désormais assujettie aux politiques de formations élaborées en collaboration avec le patronat local dans les bassins d’emplois, et ouvre la voie à toutes sortes d’officines privées qui se saisissent d’ores et déjà du marché de l’orientation scolaire avec Parcoursup.

4. Le supérieur : une machine à broyer les étudiant-e-s

Dans le supérieur, les réformes du système éducatif menées par Vidal et Blanquer produisent le tri social. Parcoursup en est un exemple emblématique : pour le faire fonctionner, les enseignant-e-s sont sommé-e-s de participer à des jurys de sélection sur la base de critères opaques. Dans le même temps, la mesure raciste et xénophobe de l’augmentation énorme (16 fois plus) des frais d’inscription pour les étudiant-es étranger-ère-s extracommunautaires rend impossible l’inscription d’étudiant-e-s qui ne disposeraient pas de revenus très élevés et préfigure une augmentation généralisée.

Dans les établissements et universités autonomes gérés de plus en plus comme des entreprises, la pression au travail s’accentue. Les président-e-s d’université ne seront désormais plus nécessairement des universitaires et le projet de loi de transformation de la fonction publique donnera la possibilité pour les personnels d’encadrement d’être recrutés hors fonction publique : la logique gestionnaire conduit à dégrader les conditions de travail des personnels.

Dans les universités autonomes de plus en plus gérées comme des entreprises, la pression au travail s’accentue. 
L’ordonnance du 12 décembre 2018 permet désormais, dans le cadre de rapprochement, de créer des établissements expérimentaux qui pourront déroger à de nombreuses règles fondamentales pour garantir la liberté et l’indépendance des universitaires et contribueront à inféoder encore plus l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) aux appétits gourmands du monde la finance. Les chef·fe·s de ces nouveaux établissements ne seront, d’ailleurs, plus nécessairement des universitaires.
Les projets d’universités-cibles qui fleurissent partout sur le territoire dessinent l’avenir d’un enseignement supérieur à deux vitesses qui accentuera encore plus les inégalités.

Nos revendications

  • le retrait du projet de loi Blanquer
  • le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique
  • l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup
  • l’abandon du projet de réforme des retraites
  • une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale
  • la titularisation de toutes et tous sans conditions de diplôme ou de nationalité
  • une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
  • la création de postes en nombres suffisants pour que chaque élève dispose de la même possibilité de suivre les enseignements de son choix.
  • la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
  • une école égalitaire et émancipatrice

L’abrogation de la loi Blanquer est au cœur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas.

Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués.

En grève, en AG, en manifestation, en lutte pour gagner !